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lundi 20 juin 2011

Conférence publique de à l’Enam

Héribert –Label Adjovi expose sur : « la diplomatie béninoise à l’ère du changement »


Le journaliste et chroniqueur international Héribert-label Adjovi a exposé aux étudiants de la Diplomatie et relation internationale de l’Ecole nationale d’administration et de la magistrature (Enam) le mercredi 25 mai 2011. C’était sur le thème « la diplomatie béninoise à l’ère du changement », l’intitulé de son essai


En 120 minutes, le chroniqueur international a travers deux grands questionnements notamment : Pourquoi avoir choisi le thème « la diplomatie béninoise à l’ère du changement » et « De quoi parle-t-il » à trituré les changements et dynamisme qui sont opérés dans ce département sensible et considérable de l’Etat béninois. Développant le premier questionnement, le journaliste explique qu’il lui a semblé comme un appel, de laisser à la postérité un témoignage de ce qu’il a entendu et vu durant ces cinq dernières années qui constituent d’activités intenses sur le plan diplomatique. Ce thème expliquait-il est composé de deux parties à savoir : de nouvelles avancées d’une diplomatie béninoise en mouvement et les défis de la diplomatie béninoise. Pour ce qui est des avancées de la diplomatie béninoise, il a confié qu’il y a des réformes structurelles de grande importance notamment la création de l’Institut des relations internationales et des études stratégiques (Iries) qui constitue à la fois un centre de formation, d’analyse et de recherche stratégique en République du Bénin ; l’Observatoire de l’intégration régionale (Oir), qui répond à un souci d’efficacité dans l’engagement du Bénin pour la concrétisation de l’Intégration africaine ; de la Cellule d’analyse stratégique et de placement des cadres (Caspc), qui est un creuset de renforcement de la mission de l’ancienne Cellule pour mieux aider nos cadres devant se positionner dans les instances internationales ; de la Direction des opérations de maintien et de promotion de la paix (Dompp), qui vient accompagner nos troupes engagées dans les opérations de maintien de la paix et de la Cellule de veille et de suivi (Cvs), qui est chargée de suivi, en liaison avec les Directions concernées du Ministère des affaires étrangères. Toujours en ce qui concerne les réformes structurelles, il a dit que trois décrets d’une importance capitale pour son efficacité notamment le décret portant document de politique étrangère du Bénin à adopter en conseil des ministres ; le second portant Statuts particuliers des diplomates en République du Bénin et le troisième portant Avantages financiers accordés aux diplomates en poste à l’Etranger. Les autres grandes avancées diplomatiques du Bénin ces cinq dernières années, sont entre autres rappelait-il, l’Extension de la carte diplomatique du Bénin, notamment à Doha au Qatar ; à New-Dehli ; deux à Rome ; l’ouverture dune Ambassade Japonaise au Bénin. En termes de défis, il a trouvé que le Bénin, pays en développement et en dépit des moyens limités dont il dispose doit être présent partout où cela est nécessaire. Comme priorités, il a proposé que le Bénin ouvre une ambassade au Niger et au Burkina-Faso, les deux pays limitrophes où il n’en dispose pas, en Haïti et en Australie. Il faut selon lui, la définition d’une politique de placement des cadres ; de leur recrutement, formation et spécialisation au Ministères des affaires étrangères, conformément aux nouveaux défis des relations internationales. La question de la langue constitue un élément essentiel en la matière. Il faut également disposer d’un manuel de protocole du Bénin et une meilleure coordination de l’action diplomatique béninoise a-t-il ajouté. Pour finir, il a estimé que la mise en œuvre à brève échéance, de des différentes réformes, va renforcer l’action diplomatique du Bénin.


Biographie du chroniqueur
Né le 15 mars à Ouidah, marié et père de deux enfants, il est journaliste, spécialistes des questions internationales sur la télévision Canal 3 Bénin. Héribert-Label Adjovi à l’intime conviction que tout est possible à celui qui croit. Diplômé de Droit-Option sciences politiques et relations internationales de l’Université d’Abomey-Calavi au Bénin, diplômé de l’Ecole supérieure de journalisme de Lille (Esj-Lille/France) et Centre de formation et de perfectionnement des journalistes de Paris, il a déjà produit plus de cinq cent chroniques internationales sur divers sujets de l’actualité internationale et reçu, dans son émission de politique internationale « Questions internationales », la quasi-totalité des diplomates accrédités au Bénin, ainsi qu’ à plusieurs reprises le Ministre des affaires étrangères du Bénin et les Ministres plénipotentiaires des affaires étrangères.

2ème édition de cinéma dans la cité


Le film « l’espoir d’une vie » lance les projections


Dans le cadre de la deuxième édition du festival « cinéma dans la cité » qui va durer une dizaine de semaines, le film « l’espoir d’une vie » a ouvert les projections samedi dernier à l’Institut français de Cotonou. C’était au cours d’une cérémonie qui a réuni d’importantes personnalités du monde artistique et de la santé béninoise.


D’une durée de 27 minutes, le film « l’Espoir d’une vie » est une sensibilisation sur le dernier miracle de la science concernant la transmission du Vih/Sida. Tournée dans des conditions techniques et professionnelles avec des acteurs appropriés dont entre autres Arnauld Béhanzin, Jean-Pierre Zinko, Lydie Choky « l’espoir d’une vie » est l’histoire d’un couple porteur du virus du sida mais qui attend un bébé. La magie était de montrer comment la femme malade du sida peut accoucher d’un enfant sain. Le film sensibilise sur les démarches à suivre pour que cela soit une réalité. Initié par Gangan Prod, le 21 mai 2011, à la suite d’un certain nombre de constats notamment la couverture non intégrale du territoire national par nos télévisions, l’absence criarde de diffusion des productions béninoises, le phénomène des vidéos clubs, le manque cruel d’infrastructure de diffusion (salles de cinéma), l’avènement des Vcd et des lecteurs vidéos, le projet « cinéma dans la cité » vient rapprocher le cinéma béninois de sa population surtout les plus pauvres et surtout pour améliorer la qualité de la diffusion des productions. Dans son discours, à l’occasion de la cérémonie, l’initiateur du projet, Claude Balogoun, directeur de Gangan Prod a confié que ce festival contribue à l’éducation de la population sur leurs droits et devoirs et constitue un excellent canal de sensibilisation des populations sur les nombreux maux qui minent notre société. Nous sommes convaincus poursuivait-il dans le discours, que ce projet, plus qu’une simple projection de films est une véritable occasion de sensibilisation et d’éducation des populations sur le fléau que constitue le Sida. Pour finir, il a rappelé que c’est une occasion d’échange qui permettra à l’équipe de Gangan Productions de décentraliser les nouvelles informations et découvertes sur le Sida et nos populations des localités qui seront sillonnées de mieux s’informer sur cette maladie et des avancées significatives que les recherches scientifiques ont permis de connaître. Pour sa part, la directrice du Fonds d’aide à la culture, Solange Soumanou représentant le ministre de la culture, a estimé que c’est un projet éducateur du fait qu’il repose sur le septième art, chose à laquelle il y a un engouement spontané des populations. Il s’agit selon elle des projections qui abordent des thématiques aussi sensibles que celui de la maladie du siècle, le Vih/Sida et auxquelles son département ne peut rester insensible. Pour finir, elle a remercié les autres partenaires du projet notamment la Commission nationale de lutte contre le sida (Cnls), le Programme national de lutte contre le sida (Pnls), la Banque mondiale etc.
Zoom sur Gangan Prod
Créé en 2002, elle intervient dans la production audiovisuelle, la promotion culturelle et la communication. Il dispose d’une équipe technique prête à intervenir partout au Bénin. La structure a reçu plusieurs prix et distinctions honorifiques nationales et internationales dont « Meilleur téléfilm/Home vidéo » au Festival Quintessence 2010, le prix de la meilleure production cinématographique au Bénin Golden Awards 2009, premier prix Pnud de la meilleure production de télévision de l’année 2004, pour ne citer que ceux-là.

Projet Waba 2012

Une soixantaine d’artistes attendus


Dans le cadre de l’atelier de résidence dénommé « Waba 2012 », plus d’une soixantaine d’artistes plasticiens toute catégorie confondue du Bénin et de la France sont attendues en janvier 2012 à Cotonou. Le président de l’Association Elowa Bénin, coordonnateur du projet Waba aux côtés de Nicolas Dupeyron, président de l’association des artistes plasticiens de Belleville, Paris et des ateliers d’artistes de belleville, créé depuis 1988, étaient face à la presse il y a quelques semaines dans les locaux du Centre culturel artisttik afrika.


Les ateliers portes ouvertes Waba/Belleville 2012, permettent aux artistes plasticiens de se donner la main. Pour Rafy Oketola, le projet Waba, c’est des échanges entre artistes plasticiens béninois et français. Ce projet assure disait-il, la visibilité et la promotion des artistes participants. Le projet permet également aux artistes confiait-il, de se rapprocher de leurs populations qui sont souvent ignorantes de l’existence d’un ou d’une telle artiste dans leurs locaux. Ces portes ouvertes se dérouleront en deux temps : en janvier au Bénin et en mai en France. Dix artistes des deux pays prendront réciproquement part aux ateliers portes ouvertes.

Théâtre à l’école



« Les précieuses ridicules » de Molière en spectacle


Dans le cadre des spectacles comptant pour le projet Théâtre à l’école 2011, les élèves de l’Ecole secondaires des métiers d’art (Esma) d’Abomey-Calavi ont joué la pièce « Les précieuses ridicules » de Molière. C’était le samedi 21 mai 2011 au Centre culturel français de Cotonou.

Mise en scène par Fidèle Anato, la pièce « les précieuses ridicules » nous plonge dans une famille où les enfants rien que des filles refusent, hésitent et dans un embarras de choix de se marier. L’homme idéal, le prince ou le vaillant soldat rechercheraient-elles ? Pendant 60 minutes environs, et dans un français soutenu quand bien même les enfants ne sont souvent pas à la hauteur de la prononciation et de l’expression, « Les précieuses ridicules » accroche et séduit le spectateur par le message des paroles qui font souvent rire. Arrogantes, enfants chéris à Papa, les précieuses se retrouveraient face aux prétendants de moralité douteuse mais apologistes et séducteurs de leurs Etats. Ambitieuses, les précieuses vont mettre en épreuve les prétendants qui sont des gens éveillés et bien avertis. Un théâtre dans le théâtre, la pièce envoi le spectateur dans les méandres de l’apologie classique qui se répète aujourd’hui par la jeunesse. Habillées en des costumes modernes africains, les élèves valorisent la couture africaine, mais le costumier a manqué de faire habiller authentiquement les précieuses plus que nous sommes dans une époque classique où force doit rester à ces tenus cousues majestueusement et extravagamment. Je pense qu’il serait plus intéressant si les précieuses modernes portaient des perruques aux chevelures classiques. La régie est assurée par Martin Adadja et la scénographie par Farouk Abdoulaye.