Le ministre Galiou Soglo déshérite les cinéastes
Depuis quelques semaines, il y a une brouille entre les artistes cinéastes et le ministre de la culture, de l’alphabétisation et de la promotion des langues nationales (Mcapln), Galiou Soglo. Ce qui est à la base de cette fâcherie est le bradage de la salle du cinéma « le Bénin » par le Ministre de la culture, Galiou à la Fondation Zinsou qui s’occupe d’arts plastique.
Au moment où les cinéastes béninois s’unissent pour réfléchir positivement sur leur situation professionnelle afin de ressusciter les salles de cinéma, outil de perpétuation de l’industrie cinématographique, c’est alors qu’une communication conjointe N° 739/ 10 du 27 Mai 2010 stipule : « le Ministre d’Etat chargé de la Prospective, du Développement, de l’évaluation des Politiques publiques et de la Coordination de l’Action Gouvernementale, le Ministre de la Culture, de l’Alphabétisation et de la Promotion des Langues Nationales, le Ministre de l’Economie et des Finances, ont décidé de remettre à la dispositions de la Fondation ZINSOU la salle de cinéma « LE BENIN » pour en faire un musée d’exposition d’arts contemporains africains, en bail emphytéotique de 20 ans, renouvelable au franc symbolique ». Ceci n’a pas plu aux cinéastes. Dans une réflexion, le cinéaste/ collecteur de mémoires, ancien Responsable de la Programmation et de la prospection des marchés de films à l’Office béninois du cinéma (OBECI), Sourou Okioh, a fait constater aux auteurs de cette communication, qu’ils ont dangereusement oublié qu’un décret ne tue pas un symbole, une légende , une passion, une vie. Accusant le ministre de la culture, autorité de tutelle d’être le décideur de la noyade de raison et de justice dans la ruse autoritaire, il a rappelé que la grande famille des artistes du Bénin méritent mieux ! Est-ce que les signataires, les interroge-t-il, de cette maudite communication qui n’ont certainement jamais connu la joie d’une soirée cinématographique au Ciné les COCOTIERS, au Ciné REX à Porto-Novo et au Ciné LE BENIN, savent-ils qu’il y a aujourd’hui à travers le Bénin, plus de 1200 points de projection de film ? Non, cela s’appelle besoin d’images, et mérite réflexions dans un pays dit ’’ quartier latin ‘’ qui n’a ni théâtres, ni salles de spectacles, ni bibliothèques, ni conservatoires, ni académies, et qui n’a malheureusement solutions salutaires celles de détruire l’existant au lieu de regarder ses défis en face et de s’engager dans une démarche prospective, s’exclamait-il. Aux cosignataires de cette communication, il leur jette également du tord de n’avoir pas orienté le ministre de la culture qui doit savoir que la justice est ce qui garde à chacun sa part, sa place, sa fonction préservant ainsi l’harmonie hiérarchique de l’ensemble. Retournant au ministre, il lui laisse les interrogations suivantes : Pourquoi le Ministre en charge de la Culture qui a démarché les autres Ministres, a-t-il choisi la force et la ruse pour briser la marche et l’espérance mesurée de l’industrie cinématographique nationale ? Pourquoi le Ministre de la Culture veut- il opposer les plasticiens aux cinéastes, oubliant que le Cinéma (le 7e art) est la somme des arts ? Pourquoi n’a-t-on pas dit au Ministre de la Culture que le maillon principal qui permet à l’industrie cinématographique de se perpétuer est l’exploitation en salle ?
Pour finir, il a invité tous les patriotes du pays, surtout à la grande famille des artistes (éternels gardiens du temple) à réfléchir ensemble pour comprendre la nature du courage des trois Ministres qui savent selon lui, pourquoi, ils ont donné gratuitement la salle de cinéma le BENIN à la Fondation ZINSOU qui aurait créé en quatre (4) ans au Bénin 12 emplois. L’histoire démontrera, si c’est dans l’intérêt du peuple béninois.
Démarche non consensuelle du ministre Galiou Soglo
Considérant cette réflexion, il y a de quoi interpeller le ministre de la culture. Avant de prendre une telle décision, le ministre Galiou Soglo devrait naturellement et légalement se référer aux exploitants, artisans et la commission interministérielle chargée de suivre ce dossier. En son temps, l’Association des Cinéastes du Bénin aurait sollicité une audience pour discuter et ouvrir des perspectives consensuelles. Mais le ministre n’a pas tenté cette rencontre pour connaître les véritables dessous de ce dossier. Apparemment, il serait intéressé par la lettre d’intention de la Fondation ZINSOU, datée du 20 Décembre 2009, de faire de cette salle de cinéma un musée d’arts contemporains. Nous pensons qu’avant un tel bradage, le ministre devrait engager une démarche procédurale. Si les salles sont fermées aujourd’hui, certainement il devait y avoir plusieurs raisons. C’est un questionnement auquel, le ministre devrait personnellement chercher les réponses. Aucun enfant n’accepterait qu’on lui enlève sa mère, puisque ici, les salles sont pour les cinéastes une mère. C’est là où, ils projettent leur connaissance, et cette dernière assure un rôle de mère. D’après ce qu’ils disent, d’autres demandes motivées pour faire don des autres salles sont également encours. A notre humble avis, une des raisons majeures de la fermeture de ces salles est le manque de soutien et de volonté du gouvernement d’accompagner et soutenir et véritablement ce secteur agonisant. Mais, les réalisateurs ont fini pas comprendre qu’il faille prendre le taureau par les cornes. Ils sont décidés à ne plus attendre le gouvernement et travaillent d’arrache-pied à cela jusqu’à ce que l’autorité enterre vivante une de leurs mères . Nous invitons l’autorité à donner à César ce qui est à César et à également bien faire la part des choses dans le domaine de la culture.
Si tous les béninois pouvaient véritablement s'unir pour développer et promouvoir leur culture, ils feront eux-seuls peur et bouger le monde
mardi 29 juin 2010
lundi 28 juin 2010
Festival du cinéma africain de Khouribga
Oncle Bazar représente le Bénin au Maroc
(Son film « la Main noire » en compétition officielle)
Dans le cadre de la 13ème édition du Festival international du cinéma africain de Khouribga qui se tiendra du 10 au 17 au Maroc, le film « La Main noire » du réalisateur et comédien béninois Jean-Paul Amoussou alias « Oncle Bazar » a été retenu pour compétir officiellement.
« La main noire», (2010), de Jean-Paul Amoussou, du Bénin; «Destins croisés», (2009), de Driss Chouika et «Pégase», (2009), de Mohammed Mouftakir; outre « Shirley Adams », (2009), d’Oliver Hermanus, d’Afrique du Sud; «Autopsie d'un candidat », (2009), de Magagi Issoufou Sani, du Niger; «Soul boy »,(2010), d’Hawa Essuman, du Kenya; «Iles de tempête », (2010) de Sidiki Bakara, de Côte d’Ivoire; « Point de suture », (2009), de Steven Af, du Togo; « Une femme pas comme les autres », (2009), d’Abdoulaye Dao, du Burkina Faso; « Cinecita »,(2009), d’Ibrahim Letaief, de la Tunisie et les deux films égyptiens, «Un zéro», (2009), de Kamela Abou Dikra et «El Farah», (2009), de Sameh Abdelaziz. Tels sont les Douze longs métrages qui ont été sélectionnés et représentés par dix pays africains pour participer à la compétition officielle de la 13ème édition du Festival du cinéma africain de Khouribga (FCAK) qui se déroulera du 10 au 17 juillet prochain. Ces films seront en compétition dans les catégories Grand prix ; Prix Spécial du Jury ; Prix meilleurs Réalisation ; prix du scénario ; prix du 1er rôle féminin ; prix du 1er rôle masculin ; prix du 2ème rôle féminin; prix du 2éme rôle masculin. Cette manifestation a pour objectif de participer au rayonnement des cultures nationales africaines par le biais de l’évolution du Cinéma Africain en raison de ce qu’il est un moyen d’expression et un instrument de culture et d’éducation ; la création d’occasion de communication et de dialogue entre les cinéastes, les artistes et les hommes de cultures africaines dans le but de généraliser les contacts des connaissances et d’élargir le champ de civilisation de pensée et d’échange d’expérience ; le renforcement et promotion de la structure cinématographique saine dans les pays africains ; la contribution à l’unité africaine sur la base de la paix et le renforcement des liens d’amitié entre les peuples africains.
Présidé par l’actrice et ex-ministre de la Culture, Touria Jebrane, le jury de cette édition sera composé, notamment, des Marocaines, la productrice Khadija Alami et l’actrice Asmaa Khamlichi , Amadou Tidiane Niagane, directeur du cinéma au ministère de la Culture au Sénégal, Michel Ouedraogo, directeur général du Festival international du film de Ouagadougou Burkina Faso, Kussai Saleh Aldarwich, écrivain et critique de cinéma en Syrie, et Jean-Michel Oussuil secrétaire général permanent du Festival de Biarritz en France.
On rendra également hommage, à la présidente du jury Touria Jebrane et au réalisateur tunisien, Ferid Boughedir. Un autre point fort de cette 13ème édition, sera l’organisation d’un colloque sous le thème «Le cinéma africain, la coopération Sud-Sud» qui sera animé par le directeur du CCM, le Marocain, Nour-Eddine Sail, le Sénégalais, Amadou Tidiane Niagane, le Burkinabé, Michel Ouedraogo et le Malien Abdoulaye Ascofare. La direction du Festival a travaillé sur l’élaboration des programmes de la 13ème édition, selon les procédures de la compétition. Douze longs métrages sont programmés en tenant compte de leur date de production à partir de janvier 2009 et 2010. Outre la compétition officielle, le programme de cette manifestation culturelle prévoit des projections cinématographiques en salles et en plein air, des ateliers de formation, la présentation d’ouvrages sur le 7ème art, un convoi cinématographique et un bulletin quotidien du Festival. Il est à noter que la Fondation du Festival du cinéma africain de Khouribga, a tenu un point de presse à l’Hôtel Golden Tulip Farah, pour faire la lumière sur tout ce qui touche à la 13ème édition, ainsi que le programme général lié aux activités de ce Festival, l'un des plus anciens festivals sur le plan national et continental, et dont la première édition a eu lieu en 1977, il y a 33 ans, à l'Université nationale des clubs cinématographiques.
(Son film « la Main noire » en compétition officielle)
Dans le cadre de la 13ème édition du Festival international du cinéma africain de Khouribga qui se tiendra du 10 au 17 au Maroc, le film « La Main noire » du réalisateur et comédien béninois Jean-Paul Amoussou alias « Oncle Bazar » a été retenu pour compétir officiellement.
« La main noire», (2010), de Jean-Paul Amoussou, du Bénin; «Destins croisés», (2009), de Driss Chouika et «Pégase», (2009), de Mohammed Mouftakir; outre « Shirley Adams », (2009), d’Oliver Hermanus, d’Afrique du Sud; «Autopsie d'un candidat », (2009), de Magagi Issoufou Sani, du Niger; «Soul boy »,(2010), d’Hawa Essuman, du Kenya; «Iles de tempête », (2010) de Sidiki Bakara, de Côte d’Ivoire; « Point de suture », (2009), de Steven Af, du Togo; « Une femme pas comme les autres », (2009), d’Abdoulaye Dao, du Burkina Faso; « Cinecita »,(2009), d’Ibrahim Letaief, de la Tunisie et les deux films égyptiens, «Un zéro», (2009), de Kamela Abou Dikra et «El Farah», (2009), de Sameh Abdelaziz. Tels sont les Douze longs métrages qui ont été sélectionnés et représentés par dix pays africains pour participer à la compétition officielle de la 13ème édition du Festival du cinéma africain de Khouribga (FCAK) qui se déroulera du 10 au 17 juillet prochain. Ces films seront en compétition dans les catégories Grand prix ; Prix Spécial du Jury ; Prix meilleurs Réalisation ; prix du scénario ; prix du 1er rôle féminin ; prix du 1er rôle masculin ; prix du 2ème rôle féminin; prix du 2éme rôle masculin. Cette manifestation a pour objectif de participer au rayonnement des cultures nationales africaines par le biais de l’évolution du Cinéma Africain en raison de ce qu’il est un moyen d’expression et un instrument de culture et d’éducation ; la création d’occasion de communication et de dialogue entre les cinéastes, les artistes et les hommes de cultures africaines dans le but de généraliser les contacts des connaissances et d’élargir le champ de civilisation de pensée et d’échange d’expérience ; le renforcement et promotion de la structure cinématographique saine dans les pays africains ; la contribution à l’unité africaine sur la base de la paix et le renforcement des liens d’amitié entre les peuples africains.
Présidé par l’actrice et ex-ministre de la Culture, Touria Jebrane, le jury de cette édition sera composé, notamment, des Marocaines, la productrice Khadija Alami et l’actrice Asmaa Khamlichi , Amadou Tidiane Niagane, directeur du cinéma au ministère de la Culture au Sénégal, Michel Ouedraogo, directeur général du Festival international du film de Ouagadougou Burkina Faso, Kussai Saleh Aldarwich, écrivain et critique de cinéma en Syrie, et Jean-Michel Oussuil secrétaire général permanent du Festival de Biarritz en France.
On rendra également hommage, à la présidente du jury Touria Jebrane et au réalisateur tunisien, Ferid Boughedir. Un autre point fort de cette 13ème édition, sera l’organisation d’un colloque sous le thème «Le cinéma africain, la coopération Sud-Sud» qui sera animé par le directeur du CCM, le Marocain, Nour-Eddine Sail, le Sénégalais, Amadou Tidiane Niagane, le Burkinabé, Michel Ouedraogo et le Malien Abdoulaye Ascofare. La direction du Festival a travaillé sur l’élaboration des programmes de la 13ème édition, selon les procédures de la compétition. Douze longs métrages sont programmés en tenant compte de leur date de production à partir de janvier 2009 et 2010. Outre la compétition officielle, le programme de cette manifestation culturelle prévoit des projections cinématographiques en salles et en plein air, des ateliers de formation, la présentation d’ouvrages sur le 7ème art, un convoi cinématographique et un bulletin quotidien du Festival. Il est à noter que la Fondation du Festival du cinéma africain de Khouribga, a tenu un point de presse à l’Hôtel Golden Tulip Farah, pour faire la lumière sur tout ce qui touche à la 13ème édition, ainsi que le programme général lié aux activités de ce Festival, l'un des plus anciens festivals sur le plan national et continental, et dont la première édition a eu lieu en 1977, il y a 33 ans, à l'Université nationale des clubs cinématographiques.
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jeudi 24 juin 2010
Pour une autre critique de cinéma
On entend trop souvent que le cinéma africain va mal. La critique francophone ne s’en porte pas mieux. Mimétique de la critique française, oublieuse de ses buts et maladroite dans l’analyse de son objet, elle n’est au plus qu’un discours superflu. Il lui faut se réinventer pour accompagner les cinémas naissants du continent.
Une critique mimétique
Dans Africiné, le magazine en ligne de la critique africaine, la critique du film « Un homme qui crie » du Tchadien Mahat Haroun Saleh, prix spécial du jury de Cannes 2010, est illustrative des errements ou du complexe de l’assimilé de la critique africaine. Hassouna Mansouri, même s’il avoue l’inconfort de cette posture, ne résiste à la tentation de défendre l’universalité du film et sa valeur esthétique en convoquant Sophocle, Homère, la tragédie grecque et la Bible. Cette lecture intertextuelle aurait quelque intérêt si elle ne se limitait à trouver dans ce film la structure de la tragédie grecque et dans les personnages, des clones des héros de la Bible ou de la mythologie grecque. Cette approche européocentriste est récurrente dans la critique africaine qui pense les films à travers la grille des canons helléniques et occidentaux. Pourtant, pas besoin de plonger si loin dans le temps et dans l’espace pour voir les figures du tragique dans un film tchadien. Aristote peut aller se rhabiller. Son Art poétique n’est d’aucune utilité ici. Ce pays de sable et de tribus éparses, coincé comme une viande sanguinolente dans la gueule d’un molosse dont le Soudan et la Libye sont les puissantes mâchoires, porte en lui-même les germes du tragique. Les tribus tchadiennes qui s’étripent indéfiniment et le perpétuel défilé de chefs de guerre à la tête de l’Etat, semant le deuil et la mort, n’ont rien à envier à la famille des Atrides en termes de cruauté ou de fatalité ! Ce film est ancré dans la réalité tchadienne, et toute critique qui ferait l’impasse sur cette réalité tchadienne n’est qu’un discours spécieux ! Pourtant tout le discours critique africain procède de la ventriloquie. Débiter un discours d’emprunt qui passe à côté du sens, aussi à côté de son objet qu’une oraison funèbre pour célébrer une naissance. Critique africaine ou critiques africains ? Cette question n’est pas superflue. Car pour qu’il y ait véritablement une critique africaine il faudrait bien un cinéma africain. Osons la question ? Y a-t-il un cinéma africain ? Évidemment, mon cher Watson !dirait Hercule Poirot. Pourtant, en allant au-delà de l’évidence, on verra que cette appellation est un pis-aller. On ne parle jamais de cinéma asiatique, ni européen, ni du continent américain, reconnaissait Paulin Soumanou Vieyra dans son essai « Le cinéma africain des origines à 1973 » paru en 1975. Les cinématographies sont toujours nationales. Parler d’un cinéma africain, c’est reconnaître l’inexistence de cinématographies nationales sur le continent, et par conséquent de l’inexistence d’un cinéma sur le continent tout simplement. Il existe des films faits ailleurs par des réalisateurs africains avec des équipes européennes, et des films faits en Afrique avec des équipes européennes que l’on regroupe abusivement sous l’étiquette « cinéma africain ». Dans cette logique, on mettrait Out of Africa de Sydney Pollack et Stars War de George Lucas dans le répertoire africain sans frôler le ridicule.
Comment sortir de cette impasse ?
Il faut jeter par-dessus bord tous les films dont les éléments essentiellement filmiques ne sont pas le fait des Africains, c’est-à-dire la photogénie et le montage. Ainsi, un film dont les images et le montage sont faits par des non-Africains ne devront plus être considérés comme appartenant au répertoire africain. Cela passe par l’abandon de la mystification des Cahiers du cinéma qui ont inventé la notion d’auteur dans une entreprise collective comme le film. Même en Occident, le réalisateur comme auteur n’est pas vrai en ce sens que pour un film, le studio peut avoir recours à plusieurs réalisateurs. Le cas de Partie de campagne de Jean Renoir monté en l’absence du réalisateur, avec des rushes d’un tournage interrompu démontre l’imposture d’attribuer un film à un auteur. Cela est plus vrai en Afrique où la plupart des films passent sur la table de montage en France tandis que le réalisateur se tourne les pouces en Afrique ! Redéfinir le film africain en évacuant l’auteur, n’est-ce pas participer à une sorte de table rase de notre cinéma ? Ne court-on pas le risque de se retrouver les mains vides, sans aucun de ses films que nous brandissons fièrement comme des chefs- d’œuvre d’Afrique ? La Noire de… Touki Bouki, Wend kuuni, Tilaï, tous perdus pour l’Afrique ? Entre nous, cela n’est pas une grande perte, juste une chirurgie réparatrice comme l’ablation d’un sixième doigt ou d’un appendice. D’ailleurs, ces fameux chefs-d’œuvre conçus dans une logique festivalière, mis à l’affiche d’une salle aujourd’hui, ne déplaceraient pas une centaine de spectateurs… Retrouver les vrais objets du discours critique Nous pensons que la perte n’est pas immense et, cela nous permettra de nous débarrasser par la même occase de films prétendument africains mais bourrés de clichés racistes, insultant notre image comme Ballon d’or de Cheick Doukouré ! D’ailleurs, de nos jours, il y a des pays qui ont des cinématographies bien établies tels l’Egypte, l’Afrique du Sud, le Nigeria, le Ghana, et le Burkina Faso dans une moindre mesure. Là, il existe des films entièrement conçus par des nationaux. C’est à ces films que doit aller la critique. Toutefois elle devra descendre de son piédestal et s’intéresser à des films qu’elle a toujours méprisés quoique ces films fassent le bonheur des publics africains. Au Nigeria, il y a les films de Nollywood et au Burkina, il faudra regarder avec moins de condescendance les films véritablement burkinabè, ceux qui sont faits de bout en bout par des techniciens burkinabè. Bien sûr, ces films sont gauches, ils sont horribles avec leur propension à charcuter des séries télé pour en faire des longs métrages, avec leur direction d’acteurs si théâtrale, les raccords approximatifs, et le son, exécrable. Mais cela est propre à tout cinéma naissant, semblable à l’agneau qui vient de choir du ventre de la brebis, avec ses pattes flageolantes et sa vue hésitante qui tente de se mettre péniblement debout. La critique telle la brebis doit lécher ce cinéma-là, l’aider à se mettre debout et l’allaiter à la culture du cinéma mondial. Telle devrait être sa mission. Et pour cela, il lui faut renoncer à sa morgue et considérer que ces films sont dignes d’être des objets d’analyse. Il lui faut remiser au placard les outils surannés et s’en créer d’autres plus opératoires. Considérer par exemple la Réception du film dans l’analyse. Si toute critique naît avec l’objet ou la création qu’elle critique comme le suggère Paulin S. Vieyra, le père de la critique, africaine, alors la critique africaine est à réinventer à la mesure des cinématographies nationales naissantes sur le continent.
Alcény S. Barry
Une critique mimétique
Dans Africiné, le magazine en ligne de la critique africaine, la critique du film « Un homme qui crie » du Tchadien Mahat Haroun Saleh, prix spécial du jury de Cannes 2010, est illustrative des errements ou du complexe de l’assimilé de la critique africaine. Hassouna Mansouri, même s’il avoue l’inconfort de cette posture, ne résiste à la tentation de défendre l’universalité du film et sa valeur esthétique en convoquant Sophocle, Homère, la tragédie grecque et la Bible. Cette lecture intertextuelle aurait quelque intérêt si elle ne se limitait à trouver dans ce film la structure de la tragédie grecque et dans les personnages, des clones des héros de la Bible ou de la mythologie grecque. Cette approche européocentriste est récurrente dans la critique africaine qui pense les films à travers la grille des canons helléniques et occidentaux. Pourtant, pas besoin de plonger si loin dans le temps et dans l’espace pour voir les figures du tragique dans un film tchadien. Aristote peut aller se rhabiller. Son Art poétique n’est d’aucune utilité ici. Ce pays de sable et de tribus éparses, coincé comme une viande sanguinolente dans la gueule d’un molosse dont le Soudan et la Libye sont les puissantes mâchoires, porte en lui-même les germes du tragique. Les tribus tchadiennes qui s’étripent indéfiniment et le perpétuel défilé de chefs de guerre à la tête de l’Etat, semant le deuil et la mort, n’ont rien à envier à la famille des Atrides en termes de cruauté ou de fatalité ! Ce film est ancré dans la réalité tchadienne, et toute critique qui ferait l’impasse sur cette réalité tchadienne n’est qu’un discours spécieux ! Pourtant tout le discours critique africain procède de la ventriloquie. Débiter un discours d’emprunt qui passe à côté du sens, aussi à côté de son objet qu’une oraison funèbre pour célébrer une naissance. Critique africaine ou critiques africains ? Cette question n’est pas superflue. Car pour qu’il y ait véritablement une critique africaine il faudrait bien un cinéma africain. Osons la question ? Y a-t-il un cinéma africain ? Évidemment, mon cher Watson !dirait Hercule Poirot. Pourtant, en allant au-delà de l’évidence, on verra que cette appellation est un pis-aller. On ne parle jamais de cinéma asiatique, ni européen, ni du continent américain, reconnaissait Paulin Soumanou Vieyra dans son essai « Le cinéma africain des origines à 1973 » paru en 1975. Les cinématographies sont toujours nationales. Parler d’un cinéma africain, c’est reconnaître l’inexistence de cinématographies nationales sur le continent, et par conséquent de l’inexistence d’un cinéma sur le continent tout simplement. Il existe des films faits ailleurs par des réalisateurs africains avec des équipes européennes, et des films faits en Afrique avec des équipes européennes que l’on regroupe abusivement sous l’étiquette « cinéma africain ». Dans cette logique, on mettrait Out of Africa de Sydney Pollack et Stars War de George Lucas dans le répertoire africain sans frôler le ridicule.
Comment sortir de cette impasse ?
Il faut jeter par-dessus bord tous les films dont les éléments essentiellement filmiques ne sont pas le fait des Africains, c’est-à-dire la photogénie et le montage. Ainsi, un film dont les images et le montage sont faits par des non-Africains ne devront plus être considérés comme appartenant au répertoire africain. Cela passe par l’abandon de la mystification des Cahiers du cinéma qui ont inventé la notion d’auteur dans une entreprise collective comme le film. Même en Occident, le réalisateur comme auteur n’est pas vrai en ce sens que pour un film, le studio peut avoir recours à plusieurs réalisateurs. Le cas de Partie de campagne de Jean Renoir monté en l’absence du réalisateur, avec des rushes d’un tournage interrompu démontre l’imposture d’attribuer un film à un auteur. Cela est plus vrai en Afrique où la plupart des films passent sur la table de montage en France tandis que le réalisateur se tourne les pouces en Afrique ! Redéfinir le film africain en évacuant l’auteur, n’est-ce pas participer à une sorte de table rase de notre cinéma ? Ne court-on pas le risque de se retrouver les mains vides, sans aucun de ses films que nous brandissons fièrement comme des chefs- d’œuvre d’Afrique ? La Noire de… Touki Bouki, Wend kuuni, Tilaï, tous perdus pour l’Afrique ? Entre nous, cela n’est pas une grande perte, juste une chirurgie réparatrice comme l’ablation d’un sixième doigt ou d’un appendice. D’ailleurs, ces fameux chefs-d’œuvre conçus dans une logique festivalière, mis à l’affiche d’une salle aujourd’hui, ne déplaceraient pas une centaine de spectateurs… Retrouver les vrais objets du discours critique Nous pensons que la perte n’est pas immense et, cela nous permettra de nous débarrasser par la même occase de films prétendument africains mais bourrés de clichés racistes, insultant notre image comme Ballon d’or de Cheick Doukouré ! D’ailleurs, de nos jours, il y a des pays qui ont des cinématographies bien établies tels l’Egypte, l’Afrique du Sud, le Nigeria, le Ghana, et le Burkina Faso dans une moindre mesure. Là, il existe des films entièrement conçus par des nationaux. C’est à ces films que doit aller la critique. Toutefois elle devra descendre de son piédestal et s’intéresser à des films qu’elle a toujours méprisés quoique ces films fassent le bonheur des publics africains. Au Nigeria, il y a les films de Nollywood et au Burkina, il faudra regarder avec moins de condescendance les films véritablement burkinabè, ceux qui sont faits de bout en bout par des techniciens burkinabè. Bien sûr, ces films sont gauches, ils sont horribles avec leur propension à charcuter des séries télé pour en faire des longs métrages, avec leur direction d’acteurs si théâtrale, les raccords approximatifs, et le son, exécrable. Mais cela est propre à tout cinéma naissant, semblable à l’agneau qui vient de choir du ventre de la brebis, avec ses pattes flageolantes et sa vue hésitante qui tente de se mettre péniblement debout. La critique telle la brebis doit lécher ce cinéma-là, l’aider à se mettre debout et l’allaiter à la culture du cinéma mondial. Telle devrait être sa mission. Et pour cela, il lui faut renoncer à sa morgue et considérer que ces films sont dignes d’être des objets d’analyse. Il lui faut remiser au placard les outils surannés et s’en créer d’autres plus opératoires. Considérer par exemple la Réception du film dans l’analyse. Si toute critique naît avec l’objet ou la création qu’elle critique comme le suggère Paulin S. Vieyra, le père de la critique, africaine, alors la critique africaine est à réinventer à la mesure des cinématographies nationales naissantes sur le continent.
Alcény S. Barry
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mercredi 16 juin 2010
1ère édition de « Regard Bénin »
Exposition monographique de Zinkpè crève les yeux
Dans le cadre de la première édition des expositions « Regard Bénin », celle monographique de Dominique Zinkpe crève les yeux aux spectateurs. Assiégeant les nouveaux locaux de la Société générale des banques du Bénin (Sgbb), les nouvelles œuvrent de l’artiste plasticien sont expressivement particulières.
Des sculptures de jumeaux, de couples, de lignée familiale, d’une communauté, le tout assemblé dans une palette décorative. C’est une grande imagination qui correspond au talent de l’artiste. Le vernissage s’est déroulé la semaine dernière en présence de plusieurs autorités telles que Le ministre d’état, chargé de la défense nationale,Issifou Kogui N’Douro, le ministre de culture, de l’alphabétisation et de la promotion des langues nationales, Galiou Soglo etc. Pour la directrice de Laboratorio-Cotonou, Silvana Moi Virchaux, cette exposition représente la monographie de l’artiste Zinkpè. Monographie qu’elle estime importante aujourd’hui car l’artiste a atteint une maturité pour qu’on puisse voir l’ensemble de ses œuvres dans une exposition. Zinkpè travaille avec différents supports tels que la peinture, le dessin, la sculpture, les installations, la vidéo. « Nous montrons toutes les formes d’expressions de l’artiste. Il est aujourd’hui l’un des plus grands du monde et je suis fière de le présenter », a-t-elle confié. Les œuvres de Zinkpè ont pour source d’inspiration son pays le Bénin. Il faut préciser que les portes de cet espace culturel sont ouvertes au public jusqu’au 3 août prochain.
Les explications de l’artiste
« Je suis né dans l’univers des jumeaux. J’ai découvert qu’au Nigéria, au Ghana, au Togo et au Bénin, les populations vivent ce phénomène naturel. Cela m’a alors interpellé et ces dernières années, je m’y suis intéressé. Mes recherches ont révélés une partie douloureuse de cette expérience parce qu’il y a des mères de jumeaux, qui perdent malheureusement leurs enfants. Elles sont donc contraintes de garder les poupées ou pouponnées toute leur vie. En posant des questions au gens, ils m’ont expliqué qu’en fait, c’est pour soulager ces dames que cette pratique a été instituée. Pour moi, c’est un acte d’amour. J’ai voulu travailler sur ça et leur donner une nouvelle direction à travers mes créations artistiques. Parce que si nous devons témoigner dans 100 ans, il faudrait qu’il y ait une nouvelle lecture des jumeaux pour ne pas se camper sur ce que nos grands-parents ont su bien faire ».
Dans le cadre de la première édition des expositions « Regard Bénin », celle monographique de Dominique Zinkpe crève les yeux aux spectateurs. Assiégeant les nouveaux locaux de la Société générale des banques du Bénin (Sgbb), les nouvelles œuvrent de l’artiste plasticien sont expressivement particulières.
Des sculptures de jumeaux, de couples, de lignée familiale, d’une communauté, le tout assemblé dans une palette décorative. C’est une grande imagination qui correspond au talent de l’artiste. Le vernissage s’est déroulé la semaine dernière en présence de plusieurs autorités telles que Le ministre d’état, chargé de la défense nationale,Issifou Kogui N’Douro, le ministre de culture, de l’alphabétisation et de la promotion des langues nationales, Galiou Soglo etc. Pour la directrice de Laboratorio-Cotonou, Silvana Moi Virchaux, cette exposition représente la monographie de l’artiste Zinkpè. Monographie qu’elle estime importante aujourd’hui car l’artiste a atteint une maturité pour qu’on puisse voir l’ensemble de ses œuvres dans une exposition. Zinkpè travaille avec différents supports tels que la peinture, le dessin, la sculpture, les installations, la vidéo. « Nous montrons toutes les formes d’expressions de l’artiste. Il est aujourd’hui l’un des plus grands du monde et je suis fière de le présenter », a-t-elle confié. Les œuvres de Zinkpè ont pour source d’inspiration son pays le Bénin. Il faut préciser que les portes de cet espace culturel sont ouvertes au public jusqu’au 3 août prochain.
Les explications de l’artiste
« Je suis né dans l’univers des jumeaux. J’ai découvert qu’au Nigéria, au Ghana, au Togo et au Bénin, les populations vivent ce phénomène naturel. Cela m’a alors interpellé et ces dernières années, je m’y suis intéressé. Mes recherches ont révélés une partie douloureuse de cette expérience parce qu’il y a des mères de jumeaux, qui perdent malheureusement leurs enfants. Elles sont donc contraintes de garder les poupées ou pouponnées toute leur vie. En posant des questions au gens, ils m’ont expliqué qu’en fait, c’est pour soulager ces dames que cette pratique a été instituée. Pour moi, c’est un acte d’amour. J’ai voulu travailler sur ça et leur donner une nouvelle direction à travers mes créations artistiques. Parce que si nous devons témoigner dans 100 ans, il faudrait qu’il y ait une nouvelle lecture des jumeaux pour ne pas se camper sur ce que nos grands-parents ont su bien faire ».
| Réactions : |
50 ans d’indépendance du Bénin
Les artisans du cinéma font l’Etat des lieux
Sur l’initiative de l’Association des cinéastes et professionnels de l’audiovisuel du Bénin (Acb), une journée a été organisée lundi 14 juin 2010 au Centre culturel français (Ccf) de Cotonou. L’objectif était de faire l’Etat des lieux du cinéma béninois après 50 ans d’indépendance.
Nostalgique, mémorable, intéressant bref, c’est des moments prodigieux et émouvant qui ont garni la journée des artisans du cinéma Béninois. Tous les anciens artisans, ministres et cadres du monde cinématographique étaient conviés pour la cause. Dans son discours d’ouverture, le président de l’Acb, Appolinaire Aïvodji a situé le contexte de la rencontre : « Notre pays le Bénin à l’instar de plusieurs pays d’Afrique, s’apprête à commémorer les 50 ans d’indépendance. Un carrefour dans la vie des béninois qui doivent se demander « Qu’avons-nous fait des 50 ans de notre indépendance nationale ? Nous nous sommes réunis, artisans du cinéma d’hier et d’aujourd’hui avec l’appui incontournable des anciens ministres et cadres du monde cinématographique et audiovisuel pour faire l’Etat des lieux. Si Pascal Abikanlou avec le film « Sous le signe du vodoun », un long métrage tourné en 1973, Richard de Medeiros avec « Le Nouveau venu (1976) après « le roi est mort en exil tourné en 1970, François Sourou Okioh qui a réalisé « Ironu » en 1985, pour ne citer que ceux-là, ont marqué l’histoire du cinéma béninois, nous devons nous poser des questions, Que s’est-il passé pour que ces films voient le jour ? Artisans hier, ils y ont cru. Ils ont œuvré, ils ont créé. Certains, toujours artisans aujourd’hui y croient encore. Mais que se passe-t-il donc aujourd’hui »? Selon lui, le constat est claire aujourd’hui que l’un des handicaps majeurs du cinéma béninois se résume en quelques thèmes ; Faute de moyens financiers, de politique gouvernementale suivie et cohérente pour la création d’infrastructure aidant à la production et à la diffusion de films. « Malgré cette situation, d’autres artisans plus jeunes y croient aussi. Ils se lancent dans le domaine truffés de difficultés et commencent par créer chez eux, une ténacité et une ingéniosité qui semblent les aider à triompher de la plupart des obstacles matériels », a-t-il fait remarquer. Il a poursuivi en se posant la question suivante, celle qui lui vient premièrement en tête a-t-il dit et qui a des réponses: « Que devons nous faire les 50 prochaines années ? Une réponse claire et nette est trouvée. Avancer, produire des œuvres de qualités. Et pour cela nous devons nous organiser, nous former, produire et enfin distribuer. Déjà, des passionnés du domaine ont commencé à mettre leurs énergies au service de ce secteur, le Colonel Zannou avec l’Institut supérieur des métiers de l’audiovisuel (Isma) qui commencent par donner des fruits que dis-je des prix à notre pays. Pour la même cause, des associations se créent, c’est le cas des producteurs. Des distributeurs se sont affichés déjà. La dernière en date, c’est l’Association des critiques du cinéma. D’autres méritent d’être réorganiser, redynamiser, c’est le cas de l’Association des cinéastes et professionnels de l’audiovisuel du Bénin (Acb). Les lauréats au dernier Fespaco et au Claps Ivoires en témoignent. Pour finir, il a rappelé que le code de la cinématographie souffre dans les tiroirs de l’administration et à inviter ces confrères artisans à s’unir plus que jamais pour œuvrer ensemble peut-être à travers une fédération forte afin de se faire entendre et à travers leurs œuvres, positionner le Bénin sur l’échiquier cinématographique international.
Des interventions constructives
Dans son intervention le doyen Noël Alagbada, a soulevé le problème politique. Il se justifie en disant si les sociétés privées et publiques financent les productions étrangères (les novelats), il y a de quoi que le cinéma meurt. Pour lui, la vidéo ne peut pas tuer le cinéma. Il y a un problème d’hommes, car ce sont eux qui vont impulser le secteur et le cinéma n’est pas innocent, a-t-il précisé. Il a également expliqué que c’est la colonne vertébrale d’une société organisée. De son côté, le premier secrétaire général de la Fédération panafricaine des cinéastes (Fepaci), Jacques Béhanzin a fait la genèse de son aventure internationale débouchant sur la création de la Fepaci et d’autres projets tels que Africable que le Mali a récupéré plus tard. Il a insisté sur le code de l’industrie cinématographique du Bénin. Pour le réalisateur Sanvi Panou le cinéma se construit en trois étages notamment l’intellectualisme, l’économie et la politique. Plusieurs d’autres sont intervenus sur le volet professionnel du cinéma, notamment l’écriture de tout film. Les exemples de Sembène Ousmane en sont la preuve avec Hala, le mandat pour ne citer que ceux-là. Les décorateurs, costumiers et maquilleurs pour leur part, ont décrié le manque de ceux-ci et de formation appropriée.
Sur l’initiative de l’Association des cinéastes et professionnels de l’audiovisuel du Bénin (Acb), une journée a été organisée lundi 14 juin 2010 au Centre culturel français (Ccf) de Cotonou. L’objectif était de faire l’Etat des lieux du cinéma béninois après 50 ans d’indépendance.
Nostalgique, mémorable, intéressant bref, c’est des moments prodigieux et émouvant qui ont garni la journée des artisans du cinéma Béninois. Tous les anciens artisans, ministres et cadres du monde cinématographique étaient conviés pour la cause. Dans son discours d’ouverture, le président de l’Acb, Appolinaire Aïvodji a situé le contexte de la rencontre : « Notre pays le Bénin à l’instar de plusieurs pays d’Afrique, s’apprête à commémorer les 50 ans d’indépendance. Un carrefour dans la vie des béninois qui doivent se demander « Qu’avons-nous fait des 50 ans de notre indépendance nationale ? Nous nous sommes réunis, artisans du cinéma d’hier et d’aujourd’hui avec l’appui incontournable des anciens ministres et cadres du monde cinématographique et audiovisuel pour faire l’Etat des lieux. Si Pascal Abikanlou avec le film « Sous le signe du vodoun », un long métrage tourné en 1973, Richard de Medeiros avec « Le Nouveau venu (1976) après « le roi est mort en exil tourné en 1970, François Sourou Okioh qui a réalisé « Ironu » en 1985, pour ne citer que ceux-là, ont marqué l’histoire du cinéma béninois, nous devons nous poser des questions, Que s’est-il passé pour que ces films voient le jour ? Artisans hier, ils y ont cru. Ils ont œuvré, ils ont créé. Certains, toujours artisans aujourd’hui y croient encore. Mais que se passe-t-il donc aujourd’hui »? Selon lui, le constat est claire aujourd’hui que l’un des handicaps majeurs du cinéma béninois se résume en quelques thèmes ; Faute de moyens financiers, de politique gouvernementale suivie et cohérente pour la création d’infrastructure aidant à la production et à la diffusion de films. « Malgré cette situation, d’autres artisans plus jeunes y croient aussi. Ils se lancent dans le domaine truffés de difficultés et commencent par créer chez eux, une ténacité et une ingéniosité qui semblent les aider à triompher de la plupart des obstacles matériels », a-t-il fait remarquer. Il a poursuivi en se posant la question suivante, celle qui lui vient premièrement en tête a-t-il dit et qui a des réponses: « Que devons nous faire les 50 prochaines années ? Une réponse claire et nette est trouvée. Avancer, produire des œuvres de qualités. Et pour cela nous devons nous organiser, nous former, produire et enfin distribuer. Déjà, des passionnés du domaine ont commencé à mettre leurs énergies au service de ce secteur, le Colonel Zannou avec l’Institut supérieur des métiers de l’audiovisuel (Isma) qui commencent par donner des fruits que dis-je des prix à notre pays. Pour la même cause, des associations se créent, c’est le cas des producteurs. Des distributeurs se sont affichés déjà. La dernière en date, c’est l’Association des critiques du cinéma. D’autres méritent d’être réorganiser, redynamiser, c’est le cas de l’Association des cinéastes et professionnels de l’audiovisuel du Bénin (Acb). Les lauréats au dernier Fespaco et au Claps Ivoires en témoignent. Pour finir, il a rappelé que le code de la cinématographie souffre dans les tiroirs de l’administration et à inviter ces confrères artisans à s’unir plus que jamais pour œuvrer ensemble peut-être à travers une fédération forte afin de se faire entendre et à travers leurs œuvres, positionner le Bénin sur l’échiquier cinématographique international.
Des interventions constructives
Dans son intervention le doyen Noël Alagbada, a soulevé le problème politique. Il se justifie en disant si les sociétés privées et publiques financent les productions étrangères (les novelats), il y a de quoi que le cinéma meurt. Pour lui, la vidéo ne peut pas tuer le cinéma. Il y a un problème d’hommes, car ce sont eux qui vont impulser le secteur et le cinéma n’est pas innocent, a-t-il précisé. Il a également expliqué que c’est la colonne vertébrale d’une société organisée. De son côté, le premier secrétaire général de la Fédération panafricaine des cinéastes (Fepaci), Jacques Béhanzin a fait la genèse de son aventure internationale débouchant sur la création de la Fepaci et d’autres projets tels que Africable que le Mali a récupéré plus tard. Il a insisté sur le code de l’industrie cinématographique du Bénin. Pour le réalisateur Sanvi Panou le cinéma se construit en trois étages notamment l’intellectualisme, l’économie et la politique. Plusieurs d’autres sont intervenus sur le volet professionnel du cinéma, notamment l’écriture de tout film. Les exemples de Sembène Ousmane en sont la preuve avec Hala, le mandat pour ne citer que ceux-là. Les décorateurs, costumiers et maquilleurs pour leur part, ont décrié le manque de ceux-ci et de formation appropriée.
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lundi 7 juin 2010
Deuil dans la musique africaine
Le zoukeur Oliver Ngoma s’en est allé !
Le monument de la musique gabonaise, Oliver Ngoma, est décédé ce 7 juin à 6H à l’Hôpital d’instruction des armées Omar Bongo Ondimba de Libreville. Le chanteur de zouk Love de renommée internationale serait décédé d’une insuffisance rénale, deux jours après la sortie d'un film documentaire et d'un livre sur lui.
La Nation gabonaise est à nouveau en deuil. Le digne fils de Mayumba, Oliver Ngoma, qui avait brillé sous les projecteurs du monde entier, est décédé tôt ce 7 juin à l’Hôpital militaire de Libreville. Il aurait succombé à une insuffisance rénale. Oliver N’Goma, de son vrai nom Olivier N’Goma, ou bien encore Noli pour les intimes, est né à Mayumba, dans le sud-ouest du Gabon, le 23 mars 1959. Son père, enseignant, passe pour être le meilleur joueur d’harmonium de la région; il initie dès l’âge de huit ans le jeune Oliver. En 1971, la famille quitte Mayumba pour la capitale, Libreville. Oliver y fait des études de comptabilité au lycée technique. Très vite il se lie à l’orchestre du lycée, Capo Sound, dans lequel il devient guitariste. De bals, en soirées dansantes, Oliver se familiarise à la scène en reprenant avec le groupe des standards de la musique africaine ou internationale. Mais les études pour devenir comptable ne l’emballent guère, Oliver préfère se consacrer à ses deux passions: le cinéma et la musique. Il commence à collectionner des instruments de musique, se bricole un petit home studio, et nourrit le secret espoir de devenir musicien professionnel, mais c’est du coté de sa deuxième passion, la caméra, que le destin se précise: il est engagé comme caméraman à la deuxième chaîne de la TV gabonaise, et part en stage à Paris, en 1988. Pendant un long hiver passé à Paris, il peaufine les maquettes réalisées à la maison.
Dans la capitale parisienne, il rencontre Manu Lima, l’un des meilleurs réalisateurs/producteurs de la scène africaine parisienne, ex leader de Cabo Verde Show, et qui a relancé la carrière de nombreux grands artistes africains, de Monique Séka à Pépé Kallé. Manu est intéressé par les mélodies que lui apporte Oliver, il se charge de la direction artistique du premier disque d’Oliver. L’album incluant la chanson BANE sort enfin en provoquant d’abord un petit succès d’estime. Mais grâce notamment à la radio Africa N°1, à Gilles Obringer sur R.F.I, puis aux discothèques en France, comme en Afrique, BANE devient un tube colossal en 1990 dans toute l’Afrique, en France, jusqu’aux Antilles, où même encore aujourd’hui il n’existe pas une «soirée» digne de ce nom, sans que l’on ne passe sur les platines BANE. La chanson BANE fait partie des plus grands hits de la musique africaine moderne à l’égal du MARIO de Franco, du BRIGADIER SABARI d’Alpha Blondy, d’ANCIEN COMBATTANT de Zao, ou encore du KWASSA KWASSA de Kanda Bongo Man. Manu Lima a su trouver pour ce titre l’équilibre entre la richesse mélodique africaine, et une rythmique «zoukante» très efficace pour la danse. Un deuxième titre extrait de l’album, ICOLE, connaîtra aussi un énorme succès. BANE, l’album, devient l’une des plus grosses ventes de l’histoire de la musique africaine, Oliver découvre les grandes capitales africaines où il est reçu comme un chef d’état pour interpréter son titre. Depuis 1990 aucun autre titre n’a réussi à faire d’ombre à BANE, dans les hit-parades comme dans le cœur du public. Fort de cet immense succès, Oliver ne se laisse pas griser, et décide de faire face à son nouveau statut. Il se remet calmement au travail, sachant qu’il est attendu au tournant pour la sortie de son deuxième album. Oliver reconduit sa collaboration avec Manu Lima, et tous deux commencent l’enregistrement à la fin de l’été 1995. L’album ADIA voit le jour mi-décembre 1995. Mariant sophistication et foisonnement rythmique, ADIA prouve qu'Oliver n'était pas l'homme d'un seul tube. Après SÉVA, en 2001, réalisé sans Manu Lima, Oliver publie SAGA en mai 2006. A cette occasion, il renoue avec le producteur franco-capverdien qui avait tant imprimé son savoir faire sur les 2 premiers albums d'Oliver. Cette marque de fabrique imprègne avec bonheur SAGA qui est avant tout un disque de danse pour zouker à l'Africaine. Hormis SAGA, le morceau titre de l'album, le disque contient quelques excellentes chansons comme NOLI, une sorte de rumba zouk avec ses animations et ses guitares congolaises, ainsi qu'une collaboration avec le MC parisien Kevin Sauron sur le titre LUBUGE. SAGA sera certainement l'un des albums de l'été 2006. Un peu en retrait depuis 2006, Oliver Ngoma s’était attelé à revisiter son œuvre et à réaliser de nouvelles vidéos pour en faire une compilation imagée et réétudiée. Ironie du sort, c’est le samedi 5 juin qu’est officiellement sorti, à la télévision gabonaise, le film documentaire «Oliver Ngoma le crooner» du cinéaste René Paul Sousatte, et le livre «Oliver Ngoma, artiste sentimental et moraliste» du docteur Sylvain Nzamba. Ses proches confient également que depuis quelques temps, Oliver Ngoma s’était consacré davantage à la religion et jouait du piano dans une église de Libreville. C’est une perte des plus douloureuses pour la Nation gabonaise qui perd là un monument de la culture musicale nationale. Un décès qui arrive brutalement deux semaines après celui d’un autre pilier de la musique gabonaise, Pierre Claver Zeng.
Source : greatsong.net
Le monument de la musique gabonaise, Oliver Ngoma, est décédé ce 7 juin à 6H à l’Hôpital d’instruction des armées Omar Bongo Ondimba de Libreville. Le chanteur de zouk Love de renommée internationale serait décédé d’une insuffisance rénale, deux jours après la sortie d'un film documentaire et d'un livre sur lui.
La Nation gabonaise est à nouveau en deuil. Le digne fils de Mayumba, Oliver Ngoma, qui avait brillé sous les projecteurs du monde entier, est décédé tôt ce 7 juin à l’Hôpital militaire de Libreville. Il aurait succombé à une insuffisance rénale. Oliver N’Goma, de son vrai nom Olivier N’Goma, ou bien encore Noli pour les intimes, est né à Mayumba, dans le sud-ouest du Gabon, le 23 mars 1959. Son père, enseignant, passe pour être le meilleur joueur d’harmonium de la région; il initie dès l’âge de huit ans le jeune Oliver. En 1971, la famille quitte Mayumba pour la capitale, Libreville. Oliver y fait des études de comptabilité au lycée technique. Très vite il se lie à l’orchestre du lycée, Capo Sound, dans lequel il devient guitariste. De bals, en soirées dansantes, Oliver se familiarise à la scène en reprenant avec le groupe des standards de la musique africaine ou internationale. Mais les études pour devenir comptable ne l’emballent guère, Oliver préfère se consacrer à ses deux passions: le cinéma et la musique. Il commence à collectionner des instruments de musique, se bricole un petit home studio, et nourrit le secret espoir de devenir musicien professionnel, mais c’est du coté de sa deuxième passion, la caméra, que le destin se précise: il est engagé comme caméraman à la deuxième chaîne de la TV gabonaise, et part en stage à Paris, en 1988. Pendant un long hiver passé à Paris, il peaufine les maquettes réalisées à la maison.
Dans la capitale parisienne, il rencontre Manu Lima, l’un des meilleurs réalisateurs/producteurs de la scène africaine parisienne, ex leader de Cabo Verde Show, et qui a relancé la carrière de nombreux grands artistes africains, de Monique Séka à Pépé Kallé. Manu est intéressé par les mélodies que lui apporte Oliver, il se charge de la direction artistique du premier disque d’Oliver. L’album incluant la chanson BANE sort enfin en provoquant d’abord un petit succès d’estime. Mais grâce notamment à la radio Africa N°1, à Gilles Obringer sur R.F.I, puis aux discothèques en France, comme en Afrique, BANE devient un tube colossal en 1990 dans toute l’Afrique, en France, jusqu’aux Antilles, où même encore aujourd’hui il n’existe pas une «soirée» digne de ce nom, sans que l’on ne passe sur les platines BANE. La chanson BANE fait partie des plus grands hits de la musique africaine moderne à l’égal du MARIO de Franco, du BRIGADIER SABARI d’Alpha Blondy, d’ANCIEN COMBATTANT de Zao, ou encore du KWASSA KWASSA de Kanda Bongo Man. Manu Lima a su trouver pour ce titre l’équilibre entre la richesse mélodique africaine, et une rythmique «zoukante» très efficace pour la danse. Un deuxième titre extrait de l’album, ICOLE, connaîtra aussi un énorme succès. BANE, l’album, devient l’une des plus grosses ventes de l’histoire de la musique africaine, Oliver découvre les grandes capitales africaines où il est reçu comme un chef d’état pour interpréter son titre. Depuis 1990 aucun autre titre n’a réussi à faire d’ombre à BANE, dans les hit-parades comme dans le cœur du public. Fort de cet immense succès, Oliver ne se laisse pas griser, et décide de faire face à son nouveau statut. Il se remet calmement au travail, sachant qu’il est attendu au tournant pour la sortie de son deuxième album. Oliver reconduit sa collaboration avec Manu Lima, et tous deux commencent l’enregistrement à la fin de l’été 1995. L’album ADIA voit le jour mi-décembre 1995. Mariant sophistication et foisonnement rythmique, ADIA prouve qu'Oliver n'était pas l'homme d'un seul tube. Après SÉVA, en 2001, réalisé sans Manu Lima, Oliver publie SAGA en mai 2006. A cette occasion, il renoue avec le producteur franco-capverdien qui avait tant imprimé son savoir faire sur les 2 premiers albums d'Oliver. Cette marque de fabrique imprègne avec bonheur SAGA qui est avant tout un disque de danse pour zouker à l'Africaine. Hormis SAGA, le morceau titre de l'album, le disque contient quelques excellentes chansons comme NOLI, une sorte de rumba zouk avec ses animations et ses guitares congolaises, ainsi qu'une collaboration avec le MC parisien Kevin Sauron sur le titre LUBUGE. SAGA sera certainement l'un des albums de l'été 2006. Un peu en retrait depuis 2006, Oliver Ngoma s’était attelé à revisiter son œuvre et à réaliser de nouvelles vidéos pour en faire une compilation imagée et réétudiée. Ironie du sort, c’est le samedi 5 juin qu’est officiellement sorti, à la télévision gabonaise, le film documentaire «Oliver Ngoma le crooner» du cinéaste René Paul Sousatte, et le livre «Oliver Ngoma, artiste sentimental et moraliste» du docteur Sylvain Nzamba. Ses proches confient également que depuis quelques temps, Oliver Ngoma s’était consacré davantage à la religion et jouait du piano dans une église de Libreville. C’est une perte des plus douloureuses pour la Nation gabonaise qui perd là un monument de la culture musicale nationale. Un décès qui arrive brutalement deux semaines après celui d’un autre pilier de la musique gabonaise, Pierre Claver Zeng.
Source : greatsong.net
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Festival international de théâtre du Bénin 2010
L’événement retrouve ses lettres de détresse !
(L’irresponsabilité et l’incompétence de la nouvelle administration ont chuté Fitheb)
Il y a quelques années, le monde théâtral béninois criait au secours ! Gaffe, détournement, mauvaise organisation, endettement pour ne citer que ceux-là, étaient les maux qui ont complètement mis à terre, le plus grand Festival international du Bénin dénommé « Fitheb ». Mais la lutte a payé par l’arrivée de Orden Alladatin. Deux éditions seulement et l’événement a retrouvé ses lettres de noblesse. On croyait à la continuité d’un tel exploit à l’arrivée de Pascal Wanou, actuel Directeur du Festival international du Bénin (Fitheb). Mais, c’était du copinage, de l’improvisation, de l’indécision, bref du désastre organisationnel et de la pure nullité. En tout cas, c’est qu’on a constaté lors du dernier Fitheb tenu du 27 mars au 04 avril 2010.
Après la tenue du Fitheb 2010, certains acteurs participants de l’événement ont fustigé leur mécontentement, leur regret de voir mal organisé la 10ème édition marquant les 20ans de création du Festival et les 50ans d’indépendance de notre le pays, le Bénin. Ils regrettaient le départ du précédent directeur. Interrogé, ils ont déclaré : « Pascal Wanou a l’expérience d’organiser les festivals, mais il n’est pas à la hauteur du Fitheb. S’il est retenu, c’est parce qu’il est un nouveau visage. Maintenant qu’il a fait sa preuve meublée d’incorrections, il y a de quoi le sauter. A les en croire, tout le monde avait tiré le coup de chapeau à son prédécesseur. Personne n’avait imaginé qu’il pouvait réussir sa première édition à lui en 2006. Alors pourquoi son successeur aurait-il échoué » ? Si nous en tenons aussi aux dires de la Ligue professionnelle de théâtre du Bénin, à l’occasion de leur sortie bilan après Fitheb, il y a également des résidus au fond de l’eau. « La programmation a été le plus grand péché de ce festival. C'est même une honte parce que pour un événement de cette envergure, on ne peut pas se permettre de commander des spectacles à trois semaines de la tenue officielle de l'événement. Il y a des gens à qui ils ont demandé de créer de spectacles. Les spectacles ont été créés mais n'ont pas été programmés. La qualité des spectacles présentés laisse à désirer», a expliqué Osséni Soubérou. Les responsables de l’échec de la 10ème édition du Fitheb, selon la Ligue est le ministère de culture et la nouvelle administration.
Les cinq erreurs fatales de Pascal Wanou
Probable nouveau directeur du Festival international de théâtre du Bénin (Fitheb), il a mis tous les moyens pour pouvoir être élu après son échec en 2005 face à Orden Alladatin. Au finish, il a réussi son coup. Le voilà à la tête pour l’organisation imminente de Fitheb 2010. Espérant avoir tous les moyens parce que c’est une édition spéciale, Pascal Wanou a commis dix erreurs fatales notamment : une communication très limitée ; L’enrichissement immédiat ; des ambitions démesurées ; l’improvisation et le copinage.
Une communication très limitée
Contrairement à l’administration précédente, la nouvelle administration du Fitheb s’est véritablement limitée dans sa communication. Si nous prenons l’ancienne administration, toute la presse béninoise sans exception était associée pour la bonne tenue de l’événement. Conscient de l’envergure et des enjeux de l’événement, l’ancien directeur a cru à la presse nationale et mets tous les moyens. Par contre celui-ci, faisant économie des moyens mis à sa disposition, a préféré assurer sa poche et celles de ses collaborateurs, de quelques compagnies choisies afin de récolter les pourcentages, que de s’investir dans la communication. Maladroit encore, lui et sa cellule de communication ont choisi les mauvaises cibles. Oubliant la valeur d’une communication, il a sombré dans son ambition d’organiser un Festival estimé à des centaines millions, venant entièrement de l’Etat. Il a oublié que l’Etat a d’autres préoccupations plus majeures que son Fitheb 2010. Par expérience, il devait collaborer avec son prédécesseur pour pouvoir surmonter à l’entêtement procédural des décaissements de Fonds.
S’enrichir immédiatement
Une chose est de s’enrichir à la tête d’une institution de l’Etat. L’autre c’est de bien organiser et de sauver les prérogatives de cette dernière. Tristement, le constat qu’on fait de la nouvelle administration est la mise en application effective et sans faille de la citation : « Après la pluie, le beau temps », comme quoi, après avoir lutté pour prendre la destinée du Fitheb, les poches doivent se remplir. La preuve est qu’après une chaotique organisation, la direction ne s’est pas soucier de la mauvaise organisation et de faire un bilan depuis deux mois, mais c’est s’offrir la voiture de ses rêves. Comme disait un membre de la ligue de théâtre il ne faudrait pas venir à la tête du Fitheb pour s'enrichir mais pour valoir sa compétence. S’il pense pouvoir bien s’en sortir, il a intérêt à cacher durant son mandat les machins de rêve qu’il a acquis après trois mois, quand on sait que le salaire du directeur ne dépasse pas un demi-million de franc CFA.
Des ambitions démesurées
C’est toujours bon d’avoir des ambitions, mais c’est encore mieux de les mesurer. Avant de proposer le budget organisationnel du Fitheb 2010 estimé à environs 800 millions de franc à l’Etat, la nouvelle administration devrait penser à la situation socio-économique et politique du pays. Par expérience, nous savons tous ce que l’administration précédente a enduré s’agissant du financement. Les populations fustigent la non circulation de l’argent et la crise économique mondiale qui n’épargne pas notre pays fait que le gouvernement se montre plus technocrate dans la gestion de son budget. Quand bien même le président s’est montré intéressé à l’organisation réussie du Fitheb du cinquantenaire, ce n’est pas une raison d’avoir des ambitions inadaptées à notre réalité socio-économique. Car, le gouvernement a plus important à faire que d’investir autant de millions presque le budget culturel dans le théâtre. L’ambition d’intégrer directement un bon nombre de départements, d’avoir plusieurs villages, ce n’était pas raisonnable. Saurait été mieux si l’intégration était progressive dans la tenue des éditions.
L’improvisation et le copinage
« La programmation a été le plus grand et le mignon péché de ce festival. C'est même une honte parce que pour un événement de cette envergure, on ne peut pas se permettre de commander des spectacles à trois semaines de la tenue officielle de l'événement. Il y a des gens à qui ils ont demandé de créer de spectacles. Les spectacles ont été créés mais ils n'ont pas été programmés. La qualité des spectacles présentés laisse à désirer», a expliqué Osséni Soubérou. Si déjà les acteurs parmi eux, reconnaissent les bavures amatrices de la nouvelle administration du Fitheb, c’est un effort de penser à l’évolution de cette création devenue un label étatique. L’incrédibilité et l’incapacité du nouveau directeur ne sont plus à démontrer. Apparemment, c’est une administration qui n’a pas ni de projets, ni de feuille de route ni de repère.
Les artistes doivent s’unir pour destituer cette nouvelle administration
Si les artistes comédiens sont conscients de cette mauvaise organisation pire que quelques unes des éditions avant Orden, ils doivent prendre le taureau par les cornes et montrer à la nouvelle administration qu’elle n’avait pas droit à l’erreur. L’événement qui déjà a retrouvé ses lettres de noblesse ne doit plus chuter, mais évoluer. Le nouveau directeur peut s’enorgueillir de dire qu’il a organisé un Festival sans dette, mais est-ce là la quintessence du Fitheb. Plus illuminant que jamais, l’événement en quatre ans était devenu le deuxième plus grand festival de la sous-région après le Fespaco. C’est un dossier à suivre afin de ne plus permettre ces genres d’erreurs dans le concept de pays émergent puisque quand il y a de telle tolérance, nous ne serons jamais culturellement émergents. La politique ne peut pas être entrain de s’assombrir et la culture, seul espoir sur laquelle, les acteurs culturels espèrent une véritable émergence s’accommode a des salissures de quelques individus incompétents et assoiffés de réaliser leur rêve sans penser à l’intérêt public. Nous reviendrons dans notre prochaine parution pour combattre cette incompétence.
(L’irresponsabilité et l’incompétence de la nouvelle administration ont chuté Fitheb)
Il y a quelques années, le monde théâtral béninois criait au secours ! Gaffe, détournement, mauvaise organisation, endettement pour ne citer que ceux-là, étaient les maux qui ont complètement mis à terre, le plus grand Festival international du Bénin dénommé « Fitheb ». Mais la lutte a payé par l’arrivée de Orden Alladatin. Deux éditions seulement et l’événement a retrouvé ses lettres de noblesse. On croyait à la continuité d’un tel exploit à l’arrivée de Pascal Wanou, actuel Directeur du Festival international du Bénin (Fitheb). Mais, c’était du copinage, de l’improvisation, de l’indécision, bref du désastre organisationnel et de la pure nullité. En tout cas, c’est qu’on a constaté lors du dernier Fitheb tenu du 27 mars au 04 avril 2010.
Après la tenue du Fitheb 2010, certains acteurs participants de l’événement ont fustigé leur mécontentement, leur regret de voir mal organisé la 10ème édition marquant les 20ans de création du Festival et les 50ans d’indépendance de notre le pays, le Bénin. Ils regrettaient le départ du précédent directeur. Interrogé, ils ont déclaré : « Pascal Wanou a l’expérience d’organiser les festivals, mais il n’est pas à la hauteur du Fitheb. S’il est retenu, c’est parce qu’il est un nouveau visage. Maintenant qu’il a fait sa preuve meublée d’incorrections, il y a de quoi le sauter. A les en croire, tout le monde avait tiré le coup de chapeau à son prédécesseur. Personne n’avait imaginé qu’il pouvait réussir sa première édition à lui en 2006. Alors pourquoi son successeur aurait-il échoué » ? Si nous en tenons aussi aux dires de la Ligue professionnelle de théâtre du Bénin, à l’occasion de leur sortie bilan après Fitheb, il y a également des résidus au fond de l’eau. « La programmation a été le plus grand péché de ce festival. C'est même une honte parce que pour un événement de cette envergure, on ne peut pas se permettre de commander des spectacles à trois semaines de la tenue officielle de l'événement. Il y a des gens à qui ils ont demandé de créer de spectacles. Les spectacles ont été créés mais n'ont pas été programmés. La qualité des spectacles présentés laisse à désirer», a expliqué Osséni Soubérou. Les responsables de l’échec de la 10ème édition du Fitheb, selon la Ligue est le ministère de culture et la nouvelle administration.
Les cinq erreurs fatales de Pascal Wanou
Probable nouveau directeur du Festival international de théâtre du Bénin (Fitheb), il a mis tous les moyens pour pouvoir être élu après son échec en 2005 face à Orden Alladatin. Au finish, il a réussi son coup. Le voilà à la tête pour l’organisation imminente de Fitheb 2010. Espérant avoir tous les moyens parce que c’est une édition spéciale, Pascal Wanou a commis dix erreurs fatales notamment : une communication très limitée ; L’enrichissement immédiat ; des ambitions démesurées ; l’improvisation et le copinage.
Une communication très limitée
Contrairement à l’administration précédente, la nouvelle administration du Fitheb s’est véritablement limitée dans sa communication. Si nous prenons l’ancienne administration, toute la presse béninoise sans exception était associée pour la bonne tenue de l’événement. Conscient de l’envergure et des enjeux de l’événement, l’ancien directeur a cru à la presse nationale et mets tous les moyens. Par contre celui-ci, faisant économie des moyens mis à sa disposition, a préféré assurer sa poche et celles de ses collaborateurs, de quelques compagnies choisies afin de récolter les pourcentages, que de s’investir dans la communication. Maladroit encore, lui et sa cellule de communication ont choisi les mauvaises cibles. Oubliant la valeur d’une communication, il a sombré dans son ambition d’organiser un Festival estimé à des centaines millions, venant entièrement de l’Etat. Il a oublié que l’Etat a d’autres préoccupations plus majeures que son Fitheb 2010. Par expérience, il devait collaborer avec son prédécesseur pour pouvoir surmonter à l’entêtement procédural des décaissements de Fonds.
S’enrichir immédiatement
Une chose est de s’enrichir à la tête d’une institution de l’Etat. L’autre c’est de bien organiser et de sauver les prérogatives de cette dernière. Tristement, le constat qu’on fait de la nouvelle administration est la mise en application effective et sans faille de la citation : « Après la pluie, le beau temps », comme quoi, après avoir lutté pour prendre la destinée du Fitheb, les poches doivent se remplir. La preuve est qu’après une chaotique organisation, la direction ne s’est pas soucier de la mauvaise organisation et de faire un bilan depuis deux mois, mais c’est s’offrir la voiture de ses rêves. Comme disait un membre de la ligue de théâtre il ne faudrait pas venir à la tête du Fitheb pour s'enrichir mais pour valoir sa compétence. S’il pense pouvoir bien s’en sortir, il a intérêt à cacher durant son mandat les machins de rêve qu’il a acquis après trois mois, quand on sait que le salaire du directeur ne dépasse pas un demi-million de franc CFA.
Des ambitions démesurées
C’est toujours bon d’avoir des ambitions, mais c’est encore mieux de les mesurer. Avant de proposer le budget organisationnel du Fitheb 2010 estimé à environs 800 millions de franc à l’Etat, la nouvelle administration devrait penser à la situation socio-économique et politique du pays. Par expérience, nous savons tous ce que l’administration précédente a enduré s’agissant du financement. Les populations fustigent la non circulation de l’argent et la crise économique mondiale qui n’épargne pas notre pays fait que le gouvernement se montre plus technocrate dans la gestion de son budget. Quand bien même le président s’est montré intéressé à l’organisation réussie du Fitheb du cinquantenaire, ce n’est pas une raison d’avoir des ambitions inadaptées à notre réalité socio-économique. Car, le gouvernement a plus important à faire que d’investir autant de millions presque le budget culturel dans le théâtre. L’ambition d’intégrer directement un bon nombre de départements, d’avoir plusieurs villages, ce n’était pas raisonnable. Saurait été mieux si l’intégration était progressive dans la tenue des éditions.
L’improvisation et le copinage
« La programmation a été le plus grand et le mignon péché de ce festival. C'est même une honte parce que pour un événement de cette envergure, on ne peut pas se permettre de commander des spectacles à trois semaines de la tenue officielle de l'événement. Il y a des gens à qui ils ont demandé de créer de spectacles. Les spectacles ont été créés mais ils n'ont pas été programmés. La qualité des spectacles présentés laisse à désirer», a expliqué Osséni Soubérou. Si déjà les acteurs parmi eux, reconnaissent les bavures amatrices de la nouvelle administration du Fitheb, c’est un effort de penser à l’évolution de cette création devenue un label étatique. L’incrédibilité et l’incapacité du nouveau directeur ne sont plus à démontrer. Apparemment, c’est une administration qui n’a pas ni de projets, ni de feuille de route ni de repère.
Les artistes doivent s’unir pour destituer cette nouvelle administration
Si les artistes comédiens sont conscients de cette mauvaise organisation pire que quelques unes des éditions avant Orden, ils doivent prendre le taureau par les cornes et montrer à la nouvelle administration qu’elle n’avait pas droit à l’erreur. L’événement qui déjà a retrouvé ses lettres de noblesse ne doit plus chuter, mais évoluer. Le nouveau directeur peut s’enorgueillir de dire qu’il a organisé un Festival sans dette, mais est-ce là la quintessence du Fitheb. Plus illuminant que jamais, l’événement en quatre ans était devenu le deuxième plus grand festival de la sous-région après le Fespaco. C’est un dossier à suivre afin de ne plus permettre ces genres d’erreurs dans le concept de pays émergent puisque quand il y a de telle tolérance, nous ne serons jamais culturellement émergents. La politique ne peut pas être entrain de s’assombrir et la culture, seul espoir sur laquelle, les acteurs culturels espèrent une véritable émergence s’accommode a des salissures de quelques individus incompétents et assoiffés de réaliser leur rêve sans penser à l’intérêt public. Nous reviendrons dans notre prochaine parution pour combattre cette incompétence.
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dimanche 6 juin 2010
Deuil dans le monde artistique béninois
Le Comédien, réalisateur et penseur Aziza n’est plus !
Enfin, il a rejoint l’éternel. Luttant contre la mort depuis quelques mois à l’hôpital Hubert Koutoukou Maga de Cotonou, l’émérite artiste comédien, réalisateur et penseur Dr Romain Egbakotan Egbakoku Assogba, plus connu sous le pseudonyme Aziza s’en est allé dimanche dernier. En effet, le 24 mars 2010 au CNHU le collège d’une douzaine de célèbres Professeurs et Docteurs en médecine au nombre desquels les professeurs H. Agboton, d’Almeida Massoungbodji, R. Akindes Dossou-Yovo, cardiologue ; pour ne citer que ceux-là, a proposé son évacuation sanitaire d’urgence vers la polyclinique « Les Berges du Lac 10-53 Tunis (Tunisie), service du Docteur Ali Aïouaz… » pour une exploration approfondie en vue de la définition de l’approche thérapeutique à mettre en œuvre pour traiter l’artiste. Cela également en raison de la valeur culturelle qu’incarne ce patient au Bénin. Mais le silence du gouvernement a fait clouer l’artiste au Cnhu jusqu’à sa mort.
Enfin, il a rejoint l’éternel. Luttant contre la mort depuis quelques mois à l’hôpital Hubert Koutoukou Maga de Cotonou, l’émérite artiste comédien, réalisateur et penseur Dr Romain Egbakotan Egbakoku Assogba, plus connu sous le pseudonyme Aziza s’en est allé dimanche dernier. En effet, le 24 mars 2010 au CNHU le collège d’une douzaine de célèbres Professeurs et Docteurs en médecine au nombre desquels les professeurs H. Agboton, d’Almeida Massoungbodji, R. Akindes Dossou-Yovo, cardiologue ; pour ne citer que ceux-là, a proposé son évacuation sanitaire d’urgence vers la polyclinique « Les Berges du Lac 10-53 Tunis (Tunisie), service du Docteur Ali Aïouaz… » pour une exploration approfondie en vue de la définition de l’approche thérapeutique à mettre en œuvre pour traiter l’artiste. Cela également en raison de la valeur culturelle qu’incarne ce patient au Bénin. Mais le silence du gouvernement a fait clouer l’artiste au Cnhu jusqu’à sa mort.
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Concert live de Laurent Hounsavi
Les populations ont découvert le vrai successeur de Gnonnas Pédro
Tout le monde croyait qu’il n’y avait plus un digne successeur du Dadjè national Gnonnas Pédro. On se souvenait il y a quelques années, une tentative de fausse succession a été organisée par Richard Flash entre l’artiste Laurent Hounsavi et Jospinto. Dieu merci après quatre années d’absence du territoire national et après la conquête du monde, l’artiste est de retour pour quelques semaines. C’était une belle occasion pour le Ministère de la culture, de l’alphabétisation et de la promotion des langues nationales (Mcapln) pour organiser gratuitement un concert live. C’était sur l’esplanade du Stade de l’Amitié de Cotonou, le samedi 05 juin 2010 avec le déploiement d’un grand talent.
Le successeur est là. Il incarne professionnellement, spécialement et approximativement le feu salsero Gnonnas Pédro. Laurent Hounsavi avec son orchestre composé de français, Guyanais, Réunionnais, Martiniquais et autres ont valorisé particulièrement devant le public Cotonois, la musique Salsa. Devant des fans totalement voués à sa cause en particulier, le ministre de la culture Galiou Soglo, et comme à son habitude, il a fait preuve de professionnalisme, offrant un spectacle époustouflant. Avant lui, les artistes locaux tels que All-Baxx, Radama-Z, Kemi et autres ont mis pendant de bonnes heures le public en haleine. Le salsero qui est auteur compositeur et interprète a saisi l’occasion pour distiller une musique salsa faite de mélange de chacha, de Kpachanga, de afro dominé par des sections de percussion accompagnées de sonorités mélodieuse avec des guitares très hard. Passant de ses compositions et à l’interprétation des morceaux de son aîné Gnonnas Pédro , Notamment « Mandjayi o » , « Jiriri boum », « Vamos mi amor » , « Missé takplé », « Mindes se », « Mon cadeau », « Le lion est mort ce soir », « Avec toi je partirai », « Comme un obstacle » et « Djalé », il a séduit toutes les couches sociales. Le ministre de la culture, Galiou Soglo n’a pas manqué d’esquisser comme d’habitude quelques pas de danses.
Biographie et Parcours
Laurent Hounsavi, né à Cotonou, au Bénin (Afrique de l’Ouest), il arrive en France à l’âge de 17 ans pour y poursuivre ses études. Entre petits jobs et cours à l’Université Paris XII de Créteil, lui qui était déjà l’une des voix incontournables de la capitale béninoise, chante dans le RER et le métro parisien pour nourrir sa passion et gagner sa vie. Accompagné de sa guitare, il a su capter l’attention du public en interprétant des chansons de Bob Marley, Roberto Torres, Tito Puente, Georges Brassens ou encore Charles Aznavour. En 2000, il parvient, grâce aux fonds récoltés aux travers de ses diverses prestations, à sortir son premier maxi : « Toujours te garder ». Le succès est immédiat. Le disque s’arrache à plusieurs milliers d’exemplaires. Fort du soutien de fans de plus en plus nombreux et d’une indépendance totale, la nouvelle star de la salsa made in Bénin est parvenu à sortir son premier album : Paris-Cubano, et à avoir accès à un réseau de distribution digne de son talent, Laurent HOUNSAVI, propose une musique dans la pure tradition afro-cubaine. Il a commencé à chanter au collège, ensuite dans le métro, puis dans les bars et cabarets parisiens quand il était encore étudiant, il est aujourd’hui l’icône de la nouvelle génération Salsa - Afro ou Afro-cubaine. Il sort son premier CD en 2000 et son Album en 2004. Laurent HOUNSAVI qui a déjà joué dans de grands festivals et réalise des tournées mondiales (en Afrique et en Europe avec une apparition remarquée en Asie à Hong Kong en Fév. 2007 et 2008) ne cesse de voir son fan club s’agrandir au fil de ses concerts à succès où il régale son public à chacune de ses apparitions. La qualité de chacun de ses musiciens, et le subtil mélange de rythmes africains, afro - latins et des rythmes actuels, propage une ambiance électrique et absolument irrésistible lors de ses concerts.
Tout le monde croyait qu’il n’y avait plus un digne successeur du Dadjè national Gnonnas Pédro. On se souvenait il y a quelques années, une tentative de fausse succession a été organisée par Richard Flash entre l’artiste Laurent Hounsavi et Jospinto. Dieu merci après quatre années d’absence du territoire national et après la conquête du monde, l’artiste est de retour pour quelques semaines. C’était une belle occasion pour le Ministère de la culture, de l’alphabétisation et de la promotion des langues nationales (Mcapln) pour organiser gratuitement un concert live. C’était sur l’esplanade du Stade de l’Amitié de Cotonou, le samedi 05 juin 2010 avec le déploiement d’un grand talent.
Le successeur est là. Il incarne professionnellement, spécialement et approximativement le feu salsero Gnonnas Pédro. Laurent Hounsavi avec son orchestre composé de français, Guyanais, Réunionnais, Martiniquais et autres ont valorisé particulièrement devant le public Cotonois, la musique Salsa. Devant des fans totalement voués à sa cause en particulier, le ministre de la culture Galiou Soglo, et comme à son habitude, il a fait preuve de professionnalisme, offrant un spectacle époustouflant. Avant lui, les artistes locaux tels que All-Baxx, Radama-Z, Kemi et autres ont mis pendant de bonnes heures le public en haleine. Le salsero qui est auteur compositeur et interprète a saisi l’occasion pour distiller une musique salsa faite de mélange de chacha, de Kpachanga, de afro dominé par des sections de percussion accompagnées de sonorités mélodieuse avec des guitares très hard. Passant de ses compositions et à l’interprétation des morceaux de son aîné Gnonnas Pédro , Notamment « Mandjayi o » , « Jiriri boum », « Vamos mi amor » , « Missé takplé », « Mindes se », « Mon cadeau », « Le lion est mort ce soir », « Avec toi je partirai », « Comme un obstacle » et « Djalé », il a séduit toutes les couches sociales. Le ministre de la culture, Galiou Soglo n’a pas manqué d’esquisser comme d’habitude quelques pas de danses.
Biographie et Parcours
Laurent Hounsavi, né à Cotonou, au Bénin (Afrique de l’Ouest), il arrive en France à l’âge de 17 ans pour y poursuivre ses études. Entre petits jobs et cours à l’Université Paris XII de Créteil, lui qui était déjà l’une des voix incontournables de la capitale béninoise, chante dans le RER et le métro parisien pour nourrir sa passion et gagner sa vie. Accompagné de sa guitare, il a su capter l’attention du public en interprétant des chansons de Bob Marley, Roberto Torres, Tito Puente, Georges Brassens ou encore Charles Aznavour. En 2000, il parvient, grâce aux fonds récoltés aux travers de ses diverses prestations, à sortir son premier maxi : « Toujours te garder ». Le succès est immédiat. Le disque s’arrache à plusieurs milliers d’exemplaires. Fort du soutien de fans de plus en plus nombreux et d’une indépendance totale, la nouvelle star de la salsa made in Bénin est parvenu à sortir son premier album : Paris-Cubano, et à avoir accès à un réseau de distribution digne de son talent, Laurent HOUNSAVI, propose une musique dans la pure tradition afro-cubaine. Il a commencé à chanter au collège, ensuite dans le métro, puis dans les bars et cabarets parisiens quand il était encore étudiant, il est aujourd’hui l’icône de la nouvelle génération Salsa - Afro ou Afro-cubaine. Il sort son premier CD en 2000 et son Album en 2004. Laurent HOUNSAVI qui a déjà joué dans de grands festivals et réalise des tournées mondiales (en Afrique et en Europe avec une apparition remarquée en Asie à Hong Kong en Fév. 2007 et 2008) ne cesse de voir son fan club s’agrandir au fil de ses concerts à succès où il régale son public à chacune de ses apparitions. La qualité de chacun de ses musiciens, et le subtil mélange de rythmes africains, afro - latins et des rythmes actuels, propage une ambiance électrique et absolument irrésistible lors de ses concerts.
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