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jeudi 5 août 2010

Organisation du concert de cinquantenaire

Galiou Soglo oublie les artistes béninois de la Diaspora

(Ceux-ci fustigent son incompétence à ce poste)

De jour en jours, le ministre de la culture, de l’alphabétisation et de la promotion des langues nationales (Mcapln), Galiou Soglo multiplie des erreurs et dysfonctionnent son ministère. Après la situation névralgique de la vente de salle du cinéma le Bénin, c’est tour de l’organisation d’un méga concert dit du cinquantenaire, où l’institution est incapable de faire déplacer au moins deux grands artistes béninois évoluant en occident.

Si cela arrivait, il ne serait pas une surprise pour la plupart des acteurs culturels béninois. Combien coûterait au gouvernement béninois de faire venir au moins un artiste béninois évoluant en hexagone pour compléter ceux locaux retenus (dinosaures et émergents) pour participer aux concerts du week-end de l’indépendance, tenus à Cotonou et Porto-Novo. Nous avons vu avec faste et médiatisation visuelle l’annonce et l’organisation de ce concert. Si tel est qu’un budget a été mobilisé pour cela, pourquoi n’ont-ils pas pris en compte au moins quelques uns de ceux-là qui vendent et font la promotion de la culture béninoise à l’extérieur. Nous repondront-ils qu’il n’y a pas d’argent ? Quand ceux-ci pensaient aux artistes voisins, tels que Daouda le sentimental et autres sans oublier Didier Awadi qui était béninois parce qu’il représente aujourd’hui partout dans le monde le drapeau du Sénégal, ce pays qui lui a tout donné, les autorités culturelles ont manqué de patriotisme à l’encontre des artistes béninois de la Diaspora. L’exemple de plusieurs pays de la Sous-région tels que le Mali, le Sénégal, à l’occasion du concert de l’indépendance du cinquantenaire, pour ne citer que ceux-ci, n’est plus à démontrer.

Le Béninois aime-t-il vraiment son frère ?
C’est cette question que nous devons-nous poser. Longtemps, nous avons adopté et promu le proverbe l’homme est un loup pour l’homme. Quand partout ailleurs, les autorités promeuvent le patriotisme et le local, celles béninoises ne pensent qu’a fait le contraire. La situation est très criarde dans la culture. On dirait que le gouvernement est à court d’idées et d’initiatives de promotion quand bien même, les acteurs du domaine en proposent quantitativement et qualitativement. Si certains se sont exilés en occident depuis des décennies et n’ont plus cherché à revenir au bercail, ils ont certainement leurs raisons. Certains fuient la méchanceté de ce béninois qui a de la migraine à voir évoluer son compatriote. D’autres, le manque d’accompagnement et de soutien du gouvernement aux fils de la nation. Mais, c’est ce même gouvernement qui refuse d’accompagner les siens, qui soutien les productions étrangères, comme le cas de la série « Ma Famille » des ivoiriens, à une dizaine de millions environs. Pensent-ils que le gouvernement ivoirien peut se permettre ce luxe de soutenir une production béninoise sans qu’il ait déjà fait à la totalité siens ? Comme dit souvent l’ancien président, Mathieu Kérékou, nous avons des intellectuels tarés. Le vieux avait et continue d’avoir raison. Sinon comment comprendre qu’un pays dont le budget culturel annuel est 1 milliard, insuffisant pour répondre à tous les besoins des acteurs culturels, puisse soutenir un artiste étranger dont le budget culturel de son pays est estimé à des dizaines de milliards. Ce n’est qu’au Bénin que cela est possible.

Quelques artistes donnent leurs impressions sur le cinquantenaire
Ceux-ci résident la plupart du temps en occident.

Stan Tohon
« Je pense que pendant 50 ans d’indépendance, la culture béninoise est laissé pour compte. Plusieurs ministres se sont succédés, mais quelques uns ont retenu l’attention de tous les béninois et en particuliers les acteurs culturels. Nous avons vu à travers ceux-ci, qu’il y a in brin d’espoir pour l’émergence de la culture béninoise. Nous pouvons noter Sévérin Adjovi et Soumanou Toléba. Mais depuis le départ du dernier, la culture béninoise qui était en orbite s’est cryptée tout simplement par l’incompétence, l’arrogance et insolence du successeur. Analphabète de sa langue maternelle, le gouvernement nous l’impose pour nous apprendre cette langue et gérer ceux qu’il n’a jamais connu et vu presté. C’est vraiment regrettable pour ce pour le gouvernement qui ne sait pas placer l’homme qu’il faut à la place qu’il faut. Si la culture béninoise est toujours au bas de l’échelle jusqu’à ce jour, c’est le jeu du gouvernement. Honteux encore pour le défilé du cinquantenaire, le comité d’organisation n’a pas su positionner et valoriser la culture béninoise devant la quinzaine de délégations africaines et internationales. Et c’est la musique chinoise avec une sonorisation défaillante sur laquelle les nôtres dansent. Les étrangers connaissent déjà tout cela, mais sont très curieux d’être au contact visuel et direct avec cette richesse béninoise mal exploitée et institutionnalisée qu’est la culture. Quand les étrangers viennent dans un pays, c’est la culture du pays qui l’intéresse plus et non du déjà vu partout (danse chinoise et armée). Quelques part, ce ne serait pas la faute du gouvernement à ce niveau, mais celle du ministère de la culture qui doit savoir s’imposer à cette occasion unique".

Kim Azas
Le Ministère de la Culture de notre pays n'organise rien pour nous, artistes musiciens chanteurs de la Diapora, hors le public Béninois à soif de voir ses enfants de la Diaspora en Spectacle.....Tant mieux !
Tant nous vivrons, nous ferons connaître d'avantage dans le monde notre cher pays le Bénin. Que Dieu bénisse l'Afrique.

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