Actu culture

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lundi 23 novembre 2009

Etats-Unis d’Afrique


L’intégration culturelle en marche, le Bénin choisi comme capitale

(Les festivals Balafon et Sica dans la dynamique)

Pour voir réaliser le rêve ou le concept des Etats-Unis d’Afrique un jour, les artistes et promoteurs culturels africains ont pris le taureau par les cornes. Le Week-end écoulé, Cotonou a abrité les plus grandes manifestations musicales du continent qui se tienne dans la vision de réunir toute l’Afrique un jour afin de défendre nos intérêts devant les pays du nord. Les artistes ont compris que pour parvenir à cette fin, il faut commencer par fédérer les festivals de musique et de la culture. Pour eux, tous les secteurs du développement des pays africains doivent respectivement se fédérer que ça soit la santé, l’économie, la politique, le tourisme et surtout la culture. Selon ces derniers, les Etats-Unis d’Amérique a été une réalité après 150 ans de lutte politique et culturelle. Le Bénin n’a pas été choisi par hasard. Petit pays situé en Afrique de l’Ouest, limité au sud par l’Océan Atlantique, sud-est par le Nigéria, à l’Ouest par le Togo, au Nord par le Niger et au nord-ouest par le Burkina-Faso, le Bénin fut le quartier latin d’Afrique. Modèle et exemple de démocratie sur le continent, le Bénin a toujours étonné le monde par sa stabilité et sa politique. Plusieurs critères militent en faveur du Bénin pour être la capitale politique et/ou culturelle des Etats-Unis d’Afrique.

Les Festivals Balafon et Sica pour réunir les grandes stars du continent
Engagé dans ce combat depuis cinq éditions, le Festival des Stars de l’Intégration culturelle africaine (Sica) récompense les artistes musiciens modernes d’inspiration traditionnelle au cours d’une soirée de gala qui prône, valorise et fait découvrir les musiques et cultures africaines. C’est une fusion de cultures au cours de laquelle, les africains, eux-mêmes se rendent compte qu’ils ont d’immenses richesses à valoriser. Le Balafon qui n’est qu’à sa deuxième édition fait de Cotonou, le carrefour de la musique africaine, source d’une vraie intégration africaine. Les Sica a fait venir les Stars africaines telles que Ana du Maroc, Afia Mala du Togo, Sydney du Ghana et bien d’autres. Le Balafon quant à lui, a fait déplacer le doyen des musiciens africains, Manu Dibango du Cameroun, la doyenne des musiciennes africaines, Bébé Manga également du Cameroun, Ismaël Lo, la voix mandingue du Sénégal, Amy Koïté du Mali, le maestro Boncana Maïga, Monique Seka de la Côte-d’Ivoire et Nel Oliver du Bénin sur un même podium. Le directeur du Festival Sica s’appelle Ali Sissy Wassi et la Directrice artistique de Balafon est la chanteuse camerounaise Queen Etemé.

dimanche 22 novembre 2009

Spectacle déambulatoire avec les conducteurs de taxi-moto


Le plasticien Meschac Gaba contribue à la réduction de la pollution

(Il mûrit une réflexion sur le réchauffement climatique)


Dans son projet de développement autour du phénomène de la survie, l’artiste plasticien béninois Meschac Gaba a organisé un spectacle déambulatoire samedi dernier sur les artères de Cotonou. C’est un message pour lui, de sensibiliser et d’informer la population béninoise sur les dangers et risques que produit la pollution. une journée de nettoyage de visage spécial dans Cotonou, en collaboration avec les chauffeurs de taxi moto et leurs clients.



Casquette sur la tête, visage protégé d’un masque de protection portant l’inscription CO2, les conducteurs de taxi-moto communément appelés « Zémidjans » ont joué leur partition dans un défilé qui a démarré du quartier Akpakpa Dédokpo, passant par Saint-Michel pour s’échouer à la place de l’Etoile rouge. Pour l’artiste, c’est une manière de faire réfléchir les conducteurs de zémidjans et les habitants de Cotonou sur le phénomène de CO2 qui pollue notre environnement. En même temps cela fait penser au réchauffement climatique « Pour mon projet, j'ai pris l'inspiration du légendaire ' Sainte Face' (Vera Icon) lequel représente le visage souffrant de Jésus Christ sur une serviette, après que Saint Veronica ait essuyé son visage avec un tissu blanc. Pour mon expérience, après une promenade dans la ville sur un taxi moto, j’ai nettoyé mon visage avec un mouchoir, j'ai regardé il est plein de traces noires de fumée mélangé avec la sueur. Cela représente pour moi les tâches de survie, de souffrance aussi en pensant à la fumée polluée qu’on inhale à travers le nez », a-t-il expliqué. Pour finir, il a confié qu’ un nombre important de serviettes de lin qui représentent le même texte sera distribué à tous les participants de la Conférence Mondiale sur le climat des Nations Unies au Danemark en leur donnant l'occasion de les nettoyer pendant la conférence, après transpiration sur les nouvelles solutions pour un environnement global plus sûr et plus sain.


REFLEXION SUR LE RECHAUFFEMENT CLIMATIQUE

Le problème écologique touche tout le monde, les êtres humains, les animaux ainsi que les végétaux. Le documentaire fait par Al Gore, intitulé ‘’An inconveniant Ttruth’’ (Une Vérité qui dérange) et la Chanson de Michael Jackson ‘’ Earth Song’’ nous confrontent avec ce problème de destruction de la nature à laquelle l'espèce humaine a contribué. Aussi j'aime me reporter à l'écologiste du Kenyan, Wangari Muta Maathai qui a reçu le prix Nobel de la Paix pour son travail. Elle a planté plus de 30 millions d'arbres pour prévenir l'érosion. Cette récompense est très importante parce que l'écologie est la lutte majeure du 21ème siècle, obliger l'espèce humaine à être conscient au sujet de notre terre, notre nature et notre société. La pollution détruit tout pour de l'argent. Cela m'a fait penser au Bénin, le pays où je suis né et où j'ai grandi. Au Bénin, à cause du chômage et la réorganisation structurelle, le phénomène de pollution par le CO2 est né dans les années 80. Créé par les fonctionnaires du gouvernement qui ont perdu leurs emplois et sont devenus des chômeurs, Ils rentrent dans une nouvelle vie comme des chauffeurs de taxi moto. Cette situation a aussi touché les désoeuvrés, parce qu'il leur permet de gagner de l’argent et prendre en charge leurs familles. Le problème de chômage a donc été réglé mais a engendré le problème de la pollution. C'est un problème crucial que le gouvernement du Bénin n'a pas été capable de résoudre depuis toujours. Au contraire, un grand nombre de paysans a commencé à laisser leurs terres et viennent en ville pour devenir chauffeur de taxi moto qui a l'air d'être un travail facile mais en réalité un travail très fatiguant et dangereux, parce que beaucoup d'accidents de rue en découlent. Leur seul problème est d’apporter de l'argent à leurs familles et d’être capable d'acheter de la nourriture. Les taxis moto utilisés, communément appelés corbillard, pour cette affaire sont principalement d'occasion, importés du Japon ou d'Asie. Ils sont achetés par les riches, et les conducteurs pauvres louent ceux-ci pour approximativement 1000 à 1500 CFA par jour (1000 CFA égale à 5 EUR). Les chauffeurs de taxi moto gagnent entre 3000 ou 4000 f CFA par jour, et après avoir payé la location au propriétaire, le reste de l'argent est leur revenu. Certainement dans un pays où le salaire de base est de 30.000 a 40.000 CFA par mois et où il n'y a pas beaucoup de travail, conduire le taxi moto est une forme de travail attirant et nécessaire, simplement parce qu'il n'y a aucune autre alternative. Nous pensons que ce type de travail diminue le vol dans la société béninoise, mais pollue en même temps, parce que les taxis motos sont vieux, ils roulent avec du carburant frelaté qui vient de Nigeria, amené par des contrebandiers. Les revendeurs disposent le carburant dans des bidons en plastique et des bouteilles pour la vente. Ce commerce est tenu par la même classe sociale. Au-dessus de tout, la vente de cette essence est principalement fait par les femmes, parce qu'elles ne peuvent pas conduire les taxis moto car , elles peuvent être agressées par des clients qui ne veulent pas payer la course. C'est un travail plein de risques. C'est pourquoi les femmes préfèrent vendre l'essence. Même les gens handicapés s'impliquent dans le commerce illégal d'essence malpropre, en adaptant sur de vieux scooter Vespa des réservoirs à essence agrandis, comme un side-car où ils s'asseyent dessus et conduise comme sur une chaise roulante. Conduire ce genre d’engin causes au conducteur handicapé quelquefois des incendies. Par suite de l'essence malpropre qui est riche de CO2 la ville de Cotonou y compris ses habitants sont pollués lourdement. La plupart des gens tel que les femmes de maison, les écoliers, et les femmes qui portent des enfants sur leur dos, utilisent ce genre de transport, mais aussi les touristes européens font partie du jeu, parce que c'est une forme de transport dans la ville. La ville de Cotonou est continuellement couverte par un brouillard brumeux gris causé par les fumées polluantes de milliers de moteur de taxi moto et la fumée de voitures d'occasion utilisées pour la plupart par les gens plus riche. Nous appelons ces voitures 'Venues de France' ou ' Venues d'Europe', ce qui signifie la poubelle de l’un est la fortune de l’autre. Béninois, libanais et plusieurs européens sont impliqués dans cette affaire de la pollution. La plupart des voitures utilisent aussi l'essence malpropre du Nigeria. C'est un problème de survie et un problème crucial pour le gouvernement du Bénin. Si les habitants de la ville de Cotonou avaient les moyens de faire d'autres choses, ils ne s'impliqueraient pas dans cette affaire. Aussi si l'état avait les moyens d'arranger un transport public propre, les habitants de la ville n'utiliseraient pas ce genre de moyen polluant. Nous pouvons regarder aussi ceci comme un problème de pauvreté. Pour diminuer la pollution, le gouvernement a introduit l'impôt du carbone ou ' les taxes' de la fumée comme les gens l'appellent au Bénin. Mais cela n'a rien changé dû à la corruption qui est un autre problème difficile. Après l'arrivée des micros crédits, pour encourager le développement et décourager l'affaire de la pollution, les prêteurs ont essayé d'améliorer ceci en encourageant le Taxi moto Éco, en utilisant de nouvelles motos. L'argent est prêté aux conducteurs de taxi moto, en leur permettant de devenir les propriétaires, mais l’état n'a pas été capable d'arrêter le problème de l'essence illégale malpropre qui vient du Nigeria. Le gouvernement a fait appel aux prêteurs pour installer de petites stations d'essence propre pour les petits vendeurs d'essence malpropre. Mais malheureusement cela n'a pas aussi arrêté l'affaire de la contrebande d'essence polluée, parce que les petits vendeurs n'ont pas les moyens demandés par les prêteurs pour commencer une affaire d’essence propre. Donc l'affaire de la pollution avec le taxi moto s’est répandue à travers l’Afrique de l’Ouest à cause du manque de travail qui se développe de plus en plus dans le monde. Les taxis moto et leurs clients sont conscients du fait que la fumée émise par les motos peut les rendre malade, il peut leur donner le cancer ou la pneumonie, mais apparemment ils préfèrent souffrir que mourir de faim. Le phénomène de la pollution se retrouve sous d’autres formes dans les grands pays industrialisés où les gens sont conscients du danger, mais ne peuvent pas l’arrêter à cause de l'économie. Ils ont proposé le réduire avec beaucoup de solutions.


jeudi 19 novembre 2009

Intégration africaine



Festival Balafon et tam-tam d’Afrique Awards ont lieu ce week-end

(Concert Vip ce soir au Ccf)

Depuis le 16 novembre, la capitale économique du Bénin abrite la 2ème édition du festival réunissant les pays Afrique-Caraïbes-Pacifique (ACP), dénommé "Balafons". Pour le compte du week-end, il y a une soirée Vip au Ccf de Cotonou ce soir, une soirée plein air sur l’esplanade du Palais des congrès demain et une soirée de récompense aux meilleurs acteurs de développement en Afrique du label Tam-tam d’Afrique awards. Ensemble, les promoteurs de ces deux événement ont rencontré la presse mercredi 18 novembre dernier, au Restaurant O’grill.

Pour faire des Etats-Unis d’Afrique, une réalité, les acteurs culturels africains n’ont pas attendu les politiciens avant de commencer par s’unir. Ils ont compris que pour arriver à faire de ce rêve une réalité, il faut commencer par la fusion des cultures. Le Festival Balafon met l'accent sur quatre arts: la mode, la musique, le théâtre et le cinéma. Des spectacles baptisés "Concerts de l'intégration", sont prévus les 21 et 22 novembre, avec des musiciens de tous les pays d'Afrique dont quelques stars de notre continent et de la Diaspora tels que les Camerounais Manu Dibango, Bébé Manga et Queen Eteme, l'ivoirienne Monique Seka, la Malienne Ami Koita, le Sénégalais Ismaël Lô, les béninois Sagbohan Danialou, Nel Oliver, Zeynab, John Arcadius … Le Hip-hop est au rendez-vous avec la participation de Krotal du Cameroun et H20 du Benin. Une vingtaine d’acteurs et de structure qui contribuent au développement des peuples et continents africains vont recevoir des trophées de mérite le dimanche. Queen Etémé est la directrice artistique de Balafon, qui est à sa 2ème édition. Abdoulaye Aziz est le promoteur de Tam-Tam Afrique Awards qui est de son côté, à sa 7ème édition. Quelques artistes tels que Bébé Manga, Crotal du Cameroun et bien d’autres ont déjà foulé le sol béninois.

Ccf de Cotonou


Vernissage de l’exposition “Reflets” de Jean-Luc Dubin ce vendredi

Les locaux du Centre culturel français (Ccf) de Cotonou abritent l’exposition intitulée « Réflets » du plasticien Jean-Lu Dubin. Le vernissage a lieu ce soir, à l’Espace Kpobli. Celle-ci sera suivie de la Rencontre musicale “ Seul le manguier pouvait parler...”.

« La photographie est l’expression d’une mémoire cadrée, sélective. Le photographe choisit le lieu et le moment qu’il investit. Il organise une réalité plutôt qu’il ne la restitue. Le Piège à Reflets est une tentative de modification de la relation au sujet. Les miroirs sont là, apparemment passifs. Des morceaux de vie s’y insèrent, fugaces et légers. La possibilité est donnée à la réalité de s’y refléter. » C’est en ces mots que Jean-Luc DUBIN a expliqué sa conception de la photographie et le thème de son exposition. Les objets, les visages s’y composent une apparence, vite effacée, déjà remplacée. J’ai posé mon Piège à Reflets à Asstrossa, commune de Bonou, au Bénin, dans la très belle vallée de l’Ouémé. » Jean-Luc Dubin, photographe et plasticien, vit et travaille en France. Autodidacte, il manipule l’image depuis l’adolescence. Après de nombreux voyages d’où il ramène des images de reportage, il crée en 1980 le Studio Plume au sein duquel il réalise des photos publicitaires, des portraits d’artistes… parallèlement, son travail personnel devient plus plastique. Depuis la fin des années 80, il a participé à de nombreuses expositions (Musée des Beaux Arts de Chartres, Musée de l’Homme, Assemblée Nationale…) et résidences d’artiste. «Le vernissage sera suivi de la rencontre musicale “Seul le manguier pouvait parler...” avec Fidèle Anato, César Dossou, William Kodja, Eduardo Kohan et Jean-Luc Dubin. Accompagnés des musiciens et diseurs béninois, entre instruments, souffle, voix et regard de chacun, Jean-Luc Dubin et Eduardo Kohan essaieront de faire partager la surprise et la reconnaissance d’être ensemble. Eduardo Kohan, saxophoniste, improvisateur et compositeur argentin, appartient au nombre croissant de musiciens argentins qui, façonnés par les audaces du jazz, ont pris le tango à bras le corps, se sont battus à bras raccourcis contre leurs propres peurs et ont fini par trouver une voie d’approche et de traitement de la matière musicale permettant de jazzifier le tango et de « tanguifier » le jazz.

mercredi 18 novembre 2009

Sica 2009


Le Mica ouvert mardi dernier

Dans le cadre des Stars de l’intégration culturelle africaine (Sica) 2009, le Marché de l’intégration culturelle africaine est ouvert depuis mardi dernier sur l’esplanade de la Place des martyr et ce jusqu’au 22 novembre 2009. C’était en présence du Directeur de cabinet du Ministère de la culture, Latifou Hokpo.

Le Marché MICA est réalisé sous forme de mini marché de l’intégration Africaine. Pour le président du comité d’organisation, Ali wassi Sissy, c’est une occasion pour toutes les structures évoluant dans la musique moderne d’inspiration traditionnelle, la mode, l’artisanat, les maisons de production et autres de se retrouver, échanger et distribuer leurs productions, exactement comme dans un marché professionnel. Les structures, artistes et autres concernés par ce milieu exposent et présentent leurs produits. Le MICA est également une occasion pour les jeunes artistes de réaliser des shows cases et de présenter leurs nouvelles productions. Parallèlement à tout ceci, le MICA des Sica 2009, entre dans une dynamique sociale et thématique, notamment la lutte contre le Sida et sera l’occasion de projections de films sur le Sida, de façon à renforcer la lutte contre cette pandémie. Tous les soirs donc, entre deux shows cases, un film sur le sida sera projeté au public, quelques jours avant la célébration de la journée mondiale de lutte contre le Sida qui est le 1er décembre.

Discographie béninoise

L’album « Agôoo » de Dossi sera lancé ce samedi

La salle bleue du Palais des congrès de Cotonou abrite ce samedi 21 novembre 2009, la cérémonie de lancement du 2ème album de Dossi connue à l’état civil sous le nom de Edwige Gbeffa. C’est sous le parrainage du ministre de la culture, de l’alphabétisation et de la promotion des langues nationales (mcapnl), Galiou Soglo et le Pdg de l’Ecole Hecm, Ake Natonde. Cet album vient deux ans après le premier intitulé « Remerciement », composé de sept titres. Cet album l’a fait tourner dans tout le Bénin et à reçu un prix lors de la cérémonie de récompense Bénin Golden Awards 2007. Plus engagée et tendancielle à jamais, Dossi vient avec un nouvel opus de 9 titres enregistré au Studio Lym production.

lundi 16 novembre 2009

Programme de la société civile et culture

Les membres en concertation vendredi dernier
Justifier
Dans le cadre de la mise en œuvre de ses activités, les membres de la société civile et acteurs culturels de l’Atlantique-Littoral étaient en concertation le vendredi 13 novembre 2009 à Ouidah. Il s’est agi de mettre en lumière la nécessité de travailler sur la base d’une réflexion permanente concernant les priorités à retenir.

« Impliquer plus étroitement les bénéficiaires potentiels dans la définition des thèmes des appels à propositions et assurer de leur part, une plus grande imprégnation ainsi qu’une meilleure participation. Assurer un lien plus fort entre les thèmes des appels à propositions et les priorités de développement du pays bénéficiaire portées par les représentants du Gouvernement et les pouvoirs locaux, en collaboration avec les PTF. Il s’agit de rompre avec la logique de distribution opportuniste ou de captation de fonds disponibles décriée dans divers pays de la sous région qui aboutit au financement d’initiatives sans aucune cohérence entre elles ». C’est le double objectif que revêt cette concertation. C’est une nouvelle approche permet à long terme, d’atteindre l’objectif d’amélioration de la gouvernance au bénin à travers l’émergence de véritables partenariats entre les pouvoirs centraux et locaux, les OSC et les acteurs culturels. Pour ce faire ; le PSCC se propose d’organiser chaque année, préalablement au démarrage du processus l’appel à propositions, à l’échelle nationale, des concertations avec les OSC et les acteurs culturels. Les trois phases de concertation pourront se dérouler en 2009, 2010 et 2011 respectivement pour les plans annuels de subventions publiés en 2010, 2011 et 2012. Des représentants des pouvoirs centraux et locaux y seront systématiquement associés. La maison de la société civile sera un partenaire privilégié de l’UGP dans l’organisation et le suivi de ces concertations pour ce qui concerne le financement des initiatives des OSC. Dans le domaine du soutien aux initiatives culturelles, les concertations veilleront à associer les acteurs clé dans le processus de structuration du secteur culturel béninois.

Elaboration d’un plan annuel
Une fois les concertations effectuées, une réunion du comité de pilotage du programme se tiendra afin de valider le plan annuel indiquant les quatre domaines prioritaires (dont la culture) proposés pour année à venir et les lignes directrices des différents appels à propositions envisagés. Chaque plan annuel de financement comprendra une courte introduction présentant le cadre général, l’énonce des thématiques retenues, le montant des enveloppes financières mobilisées et la date indicative de publication de chacun. Une mention spécifique sera faite concernant le recours éventuels à un processus de mise en concurrence simple pour l’octroi de subventions de moins de dix mille euros à des organisations de faibles capacités. Des subventions plus importantes pouvant aller jusqu’à 100 000 euros pourraient être octroyées selon les procédures applicables à des subventions de cette taille (garanties bancaires par exemple). L’UGP prépare et publiera en janvier de chacun des trois années le plan annuel de financement à l’attention des OSC et des acteurs culturels. Il est primordial que cette publicité soit assurée sur l’ensemble du territoire national à travers le recours aux différents médias nécessaires : internet, radio, presse écrite et relais locaux où les bénéficiaires potentiels peuvent retirer l’informatique physiquement (CD Rom en raison des connections internet défaillantes, versions papiers). Les antennes décentralisées de la MDSC, les cadres locaux de concertation ou les départements du Ministère. La publication des lignes directrices pour les différents appels à propositions devra suivre les mêmes modalités que le plan annuel de financement.

Présentation du programme
Contexte
Le gouvernement de la république du Bénin et la Commission européenne ont décidé de regrouper l’ensemble des appuis spécifiques aux Osc et acteurs culturels à travers un seul et unique programme dans la carte du 10ème Fed, le Programme Société civile et culture (Pscc). Double objectif recherché est de capitaliser l’expérience acquise durant les programmes précédents (Psicd et Oscar) et d’assurer la continuité des instruments mis en place, notamment pour le financement des initiatives osc à travers le mécanisme des appels à propositions. Objectifs Pscc L’objectif général du programme société civile et culture est « l’amélioration de la gouvernance concertée à travers une meilleure prise en compte des acteurs non étatiques dans le processus décisionnel et la mise en œuvre des politiques et programmes de développement aux niveaux local et national, dans tous les secteurs de la vie politique, économique, sociale et culturelle du pays ».

Activités du programme
Activités pour parvenir au résultat 1 Mise en place et gestion d’un fonds destiné aux Osc béninoises et aux acteurs culturels et fonctionnant par appels par propositions. Le Fonds couvrira plusieurs thématiques en fonction des priorités stratégiques définies lors de la mission de formulation du programme et retenues par les Osc. Il s’agit notamment du : Soutien aux initiatives culturelles ; de structuration, de plaidoyer et de lobbying des Osc ; des Osc visant à la promotion de l’égalité des genres ; des Osc visant à la promotion et à la défense des droits de l’homme ; des Osc visant à la promotion du développement économique local et à la promotion de l’emploi des jeunes ; des Osc visant à la promotion de la santé des populations au niveau communautaire ; des Osc visant à la promotion de l’éducation maternelle et primaire au niveau des communautés ; d’autres domaines pourront être couverts à titre exceptionnel, sur justification et après avis du comité de pilotage. Quatre thématiques seront couvertes annuellement en 2010, 2011 et 2012. Le soutien aux initiatives culturelles sera pris en compte chaque année. Les trois autres thématiques seront choisies par les instances de décision du programme dans le souci d’une programmation répondant aux attentes des Osc et tenant compte des priorités du pays. Activités pour parvenir au résultat 2 Deux volets d’activités sont à réaliser pour parvenir au résultat 2 : -Un volet renforcement des capacités des Osc directement assuré par la Mdsc à travers un contrat de subvention directe avec le pouvoir adjudicateur. -Un volet accompagnement technique de la Maison de la société civile (Mdsc) dans son processus d’encrage institutionnel d’une part et au portail culturel d’autre part, assuré par l’Ugp.

dimanche 15 novembre 2009

Prix de la meilleure plume scolaire 2009


Les lauréats primés vendredi dernier

La cérémonie de remise de prix aux lauréats du concours « Meilleure plume scolaire » s’est déroulée vendredi 13 novembre 2009 au Centre d’étude et de documentation (Ced) d’Akpakpa. A la délibération du jury trois élèves ont été primés. La cérémonie coïncidait à la célébration de la 16ème journée internationale de l’écrivain.

Kilangossi Omran, Ange Bossah, Cedric kpamegon sont respectivement les lauréats de ce concours. Ils représentent respectivement les Collèges Saint Laurent et Ceg Sainte-Rita 2. Centaine à s’inscrire au départ, c’est une vingtaine qui a été dégagée. Ce concours est initié par l’Association correspondance culturelle. Pour la présidente Reine Oussou, ce concours a pour objectif d’honorer les talents d’établissement. L’association se fait le devoir de dénicher les têtes pensantes et les mécènes de demain, a-t-elle ajouté. Pour finir, elle a souhaité que les deux ministères ; enseignement et culture s'entendent pour trouver un créneau d'évasion culturelle au sein de nos lycées et collèges afin d'atténuer un peu chez les apprenants inclination vers l'inculture et la débauche. Pour le président du jury, Jérôme Carlos, la cérémonie revêt une importance capitale en ce sens qu’on ne naît pas écrivain, mais on le dévient. Plusieurs personnalités ont honoré la cérémonie notamment la grande chancelière nationale Osséni Koubourath, Adrien Ahanhanzo, collecte Houéto, Anna Baî Koty, Avognon.

mardi 10 novembre 2009

2ème édition du Festival international des arts et des spectacles



De méga concerts pour les 12, 13 et 14 novembre prochain


Dans le cadre de la 2ème édition du Festival international des arts et des spectacles (Fias) qui a démarré le 30 octobre dernier et ce jusqu’au 15 novembre 2009, le comité d’organisation présidé par Marius Fadji Missihoun du groupe H2O, a donné hier dans les locaux de l’Espace Tchif, une conférence de presse. L’objectif est d’annoncer les méga concerts prévus pour les 12, 13 et 14 novembre prochain avec une dizaine d’artistes nationaux et étrangers.

« L’espace Tchif abrite le premier concert du 12 novembre, avec les artistes Yoro Ndiaye du Sénégal, Foune Diarra Trio du Mali et Nyla du Bénin. Le Centre culturel français (Ccf) de Cotonou abrite le deuxième concert, celui du 13 novembre avec les artistes Yoro Ndiaye du Sénégal, N’diale de la création Bretagne du Mali et le groupe feminin « Teriba » du Bénin. Le dernier concert sera l’apothéose et une surprise. Il y aura sur le même podium, les artistes H2O Assouka, Zeynab Habib, Riss Cool, Ignace Don Métok, Frères de sang du Bénin, Sogha du Niger, Vbh du Cameroun et N’diale ». Ce sont là, les dates des concerts prévus dans le cadre de la 2ème édition du Fias, a annoncé le président du comité d’organisation Fadji au cours de la conférence de presse. Présentant l’événement, il a confié que la réorganisation de l’environnement artistique au Bénin devient impérieuse face aux nouveaux enjeux de développement. Le Festival International des Arts et des Spectacles, (FIAS) à travers sa pluridisciplinarité (la musique, le théâtre, la danse, les arts de la parole, les arts plastiques...) se veut un temps de partage avec les béninois et une invitation apprécier des concerts uniquement en « live », a-t-il précisé. Il a également mentionné que le Fias est aussi l’opportunité pour les artistes de rencontrer, d’échanger, de contracter et d’établir des partenariats avec des professionnels des arts du monde entier. Des expositions des œuvres d’arts des artistes Edwige Akplogan du Bénin et Cécile Borne de la France, du théâtre, des formations, de table-ronde et des arts de la rue sont les autres activités du Fias a détaillé fadji.

Biographie des artistes en concerts
YORO NDIAYE (Sénégal)
Chanteur sénégalais né a Mbacké. Il enchaîne les scènes depuis la sortie de son Premier album en 2003. Sa formation propose une version posée du folk sénégalais. Yoro Ndiaye chante la modestie, l’humilité et nous rappelle les vertus de l’amitié. Il sait démontrer qu’il fait parti de cette relève que le FIAS veut encourager et promouvoir.

FOUNE DIARRA trio (Mali)
La voix époustouflante d’une jeune diva malienne au sourire radieux, les improvisations hypnotiques de Kassim Sidibé, virtuose du kamele n’goni, soutenues par les roulements imperturbables et précis du djembé d’Alhassane Sissoko : voici le Founé Diarra Trio imprégné de la musique du Wassoulou, un style du Mali popularisé par Nahawa Doumbia et Oumou Sangaré. Founé Diarra est une artiste qui a commencé à se produire en tant que danseuse avec la troupe de Bamako «Komi Djosse» en 1988 quand elle avait sept ans. A quinze ans, elle devient danseuse et chanteuse professionnelle de la troupe Bademba, rejoint le Ballet Malien, collabore également avec des vedettes de Bamako : Habib Koité, Amadou et Mariam, Babani Koné... C’est pourtant sa voix exceptionnelle qui fut une révélation pour le public d’africolor en 2007 avec le groupe Fakoly Percussion d’Alhassane Sissoko. Depuis elle a monté son trio avec Alhassane, son complice du quartier populaire de Bankony à Bamako, et Kassim Sidibé un instrumentiste qui joue souvent auprès d’Oumou Sangaré.
NYLA (Bénin)
Nila est une chanteuse béninoise qui impressionne par l’originalité de sa musique. La sortie de son premier album en 2006 est un succès, récompensé par 2 prix au Festival Bénin Golden Award’s avec le prix du meilleur Clip et celui de la meilleur chanson tradi-moderne. Les chansons de Nila sont influencées par les rythmes comme : le TCHINK et le KAKA du sud Bénin, la Rombas.

TERIBA (Bénin)
Composé de chanteuses/danseuses, Tériba (« humilité en Yoruba), est un trio féminin de chants a capella et de danses fondé en 2002. Elles valorisent le patrimoine musical béninois (tchink, tchinkoumey, massé…), avec passion, humilité et originalité. La consécration viendra en 2009 avec le trophée Hokan récompensant le meilleur groupe féminin béninois.

N'DIALE (Création Bretagne, France / Mali)
Jacky Molard Quartet & Foune Diarra Trio avec : Jacky Molard (violon), Foune Diarra (chant), Yannick Jory (saxophones), Hélène Labarrière (contrebasse), Janick Martin (accordéon diatonique), Alhassane Sissoko (djembé), Kassim Sidibé (kamele n'goni) Fin 2005, le violoniste Jacky Molard, musicien incontournable dans l'histoire de la musique bretonne des 3 dernières décennies lance son premier projet sous son propre nom, Jacky Molard Acoustic Quartet. Un Quartet profondément animé par la fusion de musiques du monde (bretonne, irlandaise, balkanique) et l'improvisation modale, harmonique et collective. Jacky Molard y présente ses compositions en compagnie de musiciens à la sensibilité exacerbée, issus d'univers musicaux différents mais ayant tous la même écoute de l'autre. La musique de cet ensemble est enracinée en Bretagne et tournée vers le monde comme l'est la péninsule bretonne, une région où l'on a l'habitude et le besoin des rencontres musicales interculturelles. Jacky Molard tout au long de sa carrière en a fait l'une de ses spécialités accumulant expériences avec musiciens de Roumanie, Turquie, Bulgarie, Kurdistan, Maghreb, Irlande, etc.... La rencontre avec le Mali et le trio de Foune Diarra s'inscrit dans cette lignée et apparaît comme déterminante pour ce quartet, qui respire comme une seule entité. C'est le rythme intérieur qui va s'intégrer dans la polyrythmie, la mélodie terrienne qui va se confronter au chant africain, les timbres acoustiques vont se compléter : deux cultures de transmission orale se parlent. En avril 2009, chacun doit oublier la chaleur accablante de Bamako pour les premières répétitions. Quand l’accordéon voit ses touches fondre et que le violon devient difficile à accorder, il faut trouver l’accent du temps mandingue pour démarrer les morceaux à l’endroit. Très vite, les thèmes bretons s’entremêlent subtilement au chant bambara et petit à petit chacun sait comment faire valser le morceau en partant du bon pied.

H20 ASSOUKA (Bénin)
Parmi les figures de proue du rap ouest H2O Assouka a été l'un des premiers groupes rap ouest africain à s'exprimer dans sa langue natale, utiliser les rythmiques et les codes vestimentaires issus de leur culture et notamment du vaudoun. Fiers d'être des rappeurs " made in Africa ", leurs textes sont directement inspirés des réalités de leurs pays. Le groupe replonge toute la jeunesse Béninoise et Africaine dans ses racines profondes. Il devient la corde qui relie l’ancienne génération à la nouvelle, car aujourd’hui plus qu’un mouvement de jeunes, le Hip Hop est devenu un mouvement national au Bénin.

BOYASSI (Togo)
Né à l’issue d’une résidence artistique initiée par Integraale et Zone Franche lors d’Africarythmes 2009, BOYASSI est le fruit de la rencontre entre cinq artistes aussi bien vocalistes qu’instrumentistes, ayant travaillé sous la direction artistique de Camel Zekri. Basée sur les musiques traditionnelles des pays Kabyè et Tamberma (Nord du Togo), l’oeuvre de Boyassi est un mélange modernisé de Kamou, So et Tchimou, sur lequel les instruments traditionnels tels que le Tchimou, le Katchatassi, la flute et la calebasse sont prédominants. Boyassi, à travers les textes de ces chansons, jette un regard introspectif sur l’homme et son quotidien, tout en proposant des sonorités dansantes et festives.
SOLO DJA KABAKO (Burkina Faso)
Solo Dja Kabako, de son nom est né en Côte d'Ivoire, cependant, il a toujours vécu au Burkina d'où sa famille est originaire. Solo ne joue pas du reggae, "Dja" n'est pas une référence au Dieu Rasta mais à une vieille tradition mandingue voulant qu'un KONE soit un Djarra (un lion) et vice-versa. Solo Dja devient Kabako (l'étonnant, le phénoménal - en dioula) à la suite d'une prestation improvisée livrée lors du ramadan 1992 dans la ville de Nouna. Émerveillés par ce jeune prodige malvoyant, les habitants lui attribuèrent alors ce surnom. Depuis, il n'a cessé de gravir les échelons qui l'ont mené à la reconnaissance internationale qu'il connaît aujourd'hui. Sa musique mélange sonorités mandingues, rythmes salsa, reggae, folk, zouk, le tout assaisonné de textes évoquant les sujets les plus frivoles comme les plus sérieux mais toujours bourrés d'humour.

ZEYNAB ABIB (Bénin)
En 2001,Zeynab entamait le grand tournant de son histoire avec la sortie de « Intori » son premier album. La particularité de cette étoile de la musique béninoise est qu’elle arrive toujours à créer une passerelle entre le Rn’B et la culture béninoise. Avec l’aide de sa maison de production , Zeynab a pu s’imposer au Bénin et en Europe grâce à son travail.

IGNACE DON MÉTOK (Bénin)
Ignace Don Mètok est un excellent chanteur et technicien son. La magie de sa voix réveille chaque matin les millions d’auditeurs de la radio Golfe FM où il a exercé comme technicien. Outre ses deux albums qui l’ont fait connaître : un de reggae et une de variétés, il est aussi un passionné du foot et a composé «Allez les Ecureuils» qui s’est imposé comme l’hymne de l’équipe nationale de football du Bénin. Ignace Don Métok révèle un nouveau rythme musical inspiré du Zinli.
FRÈRES DE SANG (Bénin)
La passion de la musique unit ces jeunes béninois depuis 1996 au point d’en faire une famille, celle des « frères de sang ». Cinq membres composent le groupe qui pratique, sans aucune sonorité instrumentale l’art confirmé de l’a capella et la musique poly-rythmique d’inspiration traditionnelle vodoun. 4 albums sont à leur actif et de nombreuses participations nationales et internationales.

RISS COOL (Bénin)
Originaire de Bohicon, il mélange le Funk avec la musique traditionnelle « Tchinkounmin ». Sur scène Riss Cool transmet simultanément des émotions avec sa voix suave. Depuis la sortie de son deuxième album, il devient le Chouchou de la région du ZOU (Abomey, Bohicon). Avec cet artiste on ne s’ennuie pas, une musique très entraînante qui te fait bouger.

lundi 9 novembre 2009

Semaine culturelle allemande


Une vingtaine de photos exposées à l’Espace Tchif

Dans le cadre de la semaine culturelle allemande qui a démarré le mardi 03 novembre dernier, Une vingtaine de photos sont exposées à l’Espace Tchif. Le vernissage s’est déroulé vendredi dernier suivi d’une conférence débat. Une projection a été également faite le lendemain.


Des photos des événements de la chute du mur de Berlin en 1989. Retrouvailles de certaines familles, cassure du fameux et historique mur, connexion routière des deux Allemagnes sont entre autres les moments forts qu’illustrent ces photos. Dans son discours d’ouverture, l’ambassadeur de l’Allemagne près le Bénin Ludvic Linden a confié que ces photos ont la particularité de raconter des extraits de la vie et des événements drôles et douloureux de l’Allemagne, il y a 20 ans. Il a précisé qu’il n’y a aucun changement ou bouleversement politique qui n’ait d’impact sur le quotidien des populations. La conférence publique quant à elle, est organisée par la Fondation Konrad Adenauer, animée par les sieurs Lazare Sehouéto, Robert David etc. Au cours de celle-ci, il s’est agi pour les participants et animateurs de s’exprimer et de partager la convergence des événements de Berlin en 1989 et le changement d’époque au Bénin. Un accent particulier a été mis sur la portée politique liée à cette conférence de la semaine allemande.
Projection du film « le miracle de Leipzig » Le samedi 07 novembre, les locaux de l’Espace Tchif ont servi de cadre à la projection du film « le miracle de Leipzig ou là où tout a commencé ». C’est un film documentaire de Sébastien Dehnhardt et Mathias Schmidt sorti en 2008. La projection de ce documentaire est dans le but d’abord de détendre le public en même temps qu’ils apportent un plus à l’horizon culturel des participants sur l’autre (Allemand ou l’Allemagne). En résumé, Leipzig, automne 1989, des milliers de citoyens de l’Allemagne de l’Est descendent dans la rue et scandent « Nous sommes un peuple », sous les yeux de la Stasi, ils défilent pacifiquement pour plus de liberté, plus de droits et plus de démocratie… Une vague de protestation telle qu’à moins d’un carnage, il est impossible de les arrêter.

Bga 2009


Kinzah et Isidore Tokou représentent le Bénin aux SICA

A l’issue de la soirée de récompenses aux meilleurs acteurs culturels dénommée « Bénin Golden Awards » 2009, déroulée jeudi dernier à l’Espace Tchif, dix acteurs ont été lauréats, au nombre desquels la jeune artiste chanteuse Kinzah et l’animateur Isidore Tokou. Ces deux acteurs représentent le Bénin aux Stars de l’intégration culturelle africaine (Sica) 2009, respectivement dans les catégories meilleur artiste de la musique moderne d’inspiration traditionnelle et meilleur présentateur live. Justifier

Elle s’appelle Diane Fadonougbo alias « Kinzah ». Elle sera l’ambassadrice du Bénin aux Sica. Elle sera présentée par le confrère Isidore Tokou, tous deux en compétition. Ils sont d’offices nominés pour les Stars de l’intégration culturelle Africaine (SICA). Ces ambassadeurs culturels auront pour mission de défendre les couleurs nationales au cours de la soirée des SICA devant la trentaine de pays africains. Les catégories en compétition dans le Bénin Golden Awards sont notamment : la presse, la peinture, la réalisation de cinéma, la musique moderne, le meilleur clip, la musique traditionnelle, le meilleur dramaturge, le meilleur présentateur ; le meilleur musique hip hop et enfin le meilleur artiste de la musique moderne d’inspiration traditionnelle. Tous les lauréats sont repartis avec des trophées et des prix. Très émus, les lauréats se disent comblés par l’acte du président d’organisation des Bénin Golden Awards, Alli Wassy. La 5ème édition des Sica, est placée sous le signe de la lutte contre le Sida et de la protection du patrimoine de la danse traditionnelle au Bénin sera marquée par : Un Marché de l Intégration Culturelle Africaine Des Projections de films sur le Sida Un programme de conservation des danses traditionnelles Béninoises Rencontre Professionnelle sur le Statut de l artiste Un grand concert Prix SICA 2009 (

Liste des prix et lauréats

Prix média
Koukouvi Eklou
Prix de la peinture
Ghislain Fadonougbo
Prix de la réalisation cinéma
Claude Balogoun
Musique moderne
Edou
Meilleur clip
Groupe Alafia
Musique traditionnelle
Adizé
Meilleur dramaturge
Fidèle Anato
Meilleur présentateur
Isidore Tokou
Meilleure musique Hip hop
Djekila
Meilleur artiste de la musique moderne d’inspiration traditionnelle.
Kinzah

Concours de caricature


Hodall Beo remporte le 1er Prix


Dans le cadre de la commémoration au Bénin du 20ème anniversaire de la chute du Mur de Berlin, l'Ambassade d'Allemagne près le Bénins a organisé un concours de caricature auquel ont participé quinze caricaturistes béninois. A l’issue des résultats, Hervé Alladayè, alias Hodall Beo, arrive en tête du classement.

Au total, une somme de 160.000 F revient à Hodall Beo comme récompense pour la première place qu'il a conquise, à l'issue de la délibération du Jury, constitué par Delphine Bousquet, Présidente, Romuald Hazoumè et Francis Tchiakpè, alias Tchif, M
embres. Ce sont 24 planches qui ont été sélectionnées sur 117 présentées à la compétition; tous les candidats, appelés à en mettre cinq en jeu, se sont vus évaluer et retenir un certain nombre d'entre elles considérées comme les meilleures. Au niveau des compétiteurs, trois caricatures ont été pris en compte au maximum, et une, au minimum, pour une exposition, du 09 au 23 novembre 2009, à la Fondation Zinsou. Le vernissage de celle-ci est donc prévu pour le lundi 09 novembre 2009 au même lieu à 18h30, en présence de l'Ambassadeur de la République Fédérale d'Allemagne, Ludwig Linden. Quant aux Prix, les lauréats pourront les retirer à la Fondation Zinsou à partir du mardi 10 novembre. Ce résultat constitue une certaine consécration pour Hodall Beo dont l'évolution dans la caricature béninoise se matérialise, entre autres, par des interventions, plusieurs années auparavant, dans quelques journaux de la place, et à travers de courageuses initiatives d'édition à son propre compte de bandes dessinées: ''Les zémidjans protestent'' , ''Les Zémidjans persistent'' , ''Assoclé et Bonou - 12 Gags salés'' et ''Faoussah la petite vidomègon''. Ce dernier ouvrage est inclus dans un projet de production collective liée au groupe des bédéistes béninois. En route pour d'autres victoires ...
Les lauréats
01 Hervé ALLADAYE 02 Joseph AKLIGO 03 Claude ADJAKA 04 Raymond GEMI 05 Paul KPITIME 06 Constant ADADJA
07 Will. BOKO
08 J. HOUSSOUNOU
09 Michel AÏSSE
10 Alexandre KOSSOKO
11 Cédric QUENUM 12 A. TIDJANI SERPOS 13 C. ZINSOU 14 Hector SONON 15 Evariste. AMOUZOUVI

jeudi 5 novembre 2009

Concert de Polyrythmo au Ccf


Les vétérans de la musique Béninoise sur scène demain


Après leur séjour triomphal en Europe pendant quelques semaines, les routiers de la musique béninoise attroupés autour du mythique groupe « Tout puissant polyrythmo » sera en concert live ce samedi 07 novembre, au théâtre de verdure du Centre culturel français (Ccf) de Cotonou.

Mélange de funk, soul, ou afrobeat, avec les rythmiques vaudous, cet orchestre magique au son distordu avait jadis tapé dans l’oreille de Fela lui-même. Après avoir accompagné les plus grands (Manu Dibango, Bembeya Jazz, Tidiani Koné, Gnonnas Pedro), l’orchestre goûte aujourd’hui aux délices d’un buzz occidental, qui rend hommage à sa pléthorique discographie. Quarante et un an après leurs débuts, malgré la mort de deux membres (un chanteur et un guitariste), les anciens font revivre avec la même verve les plus belles mélodies du groupe qui animait jadis les cabarets dans toutes les langues nationales, français mina, fon ou yoruba. « Quand le funk devient hypnotique, le reste n’est qu’une musique inarrêtable » New York Times « C’est comme sentir que l’on transperce une poupée à votre effigie, et que c’est James Brown qui tient les aiguilles » Les Inrockuptibles « De l’historique, du mythique, du profilé oblique et de l’aventureux raisonné... » Libération « La locomotive d’or béninoise met volontiers de l’afrobeat dans son moteur ».

Théâtre au Ccf

“Gustave et Antoine” de Marie Vaïana sur les planches ce soir

Le théâtre de verdure du Centre culturel français (Ccf) de Cotonou abrite ce vendredi 06 novembre 2009, la pièce de théâtre “Gustave et Antoine” de Marie Vaïana. Ecrite et mise en scène par Marie Vaïana de la Compagnie Les plaisirs chiffonnés, les rôles sont distribués par Gaëlle Gourvennec et Paola Secret. Caroline Panzera et François Vaiana assurent respectivement l’éclairage et la musique. Hélène Ducrocq quand à elle tient le rôle de scénographe et costumière. “Gustave et Antoine” est l’histoire d’un jeune garçon, Antoine, décide de troquer son identité contre celle de Gustave, un chien abandonné. Tandis qu’Antoine goûte à la liberté de sa nouvelle vie de chien, Gustave réintègre le cocon familial. Le voyant arriver, les parents s’étonnent de la soudaine pilosité de leur fils, ils y voient une forme de puberté précoce. Se réjouissant de la réussite de leur échange, Antoine part à la quête de son identité propre et fait l’expérience de la sexualité et de la violence. Gustave, quant à lui, se retrouve confronté au désir incestueux de la Mère, et à un Père chirurgien esthétique. Celui-ci s’acharne à lui refaire le visage et le corps jusqu’à le détruire complètement. Sur un ton comique et cruel à la fois, Gustave et Antoine nous plonge dans un univers décalé qui nous invite à remettre en question nos propres identités… Ce conte surréaliste parle de la difficulté de grandir dans les sociétés occidentales où le souci de l’apparence fait la loi. Quels chemins trouver qui ne soient pas ceux qu’on nous propose d’emblée, ceux d’une société où tout ce qui se montre comme différent à la norme doit être « traité » ?

Tournage de « Un pas en avant, les dessous de la corruption »


Le réalisateur béninois Sylvestre Amoussou fait le point

A une semaine de la fin du tournage de film long métrage, « Un pas en avant, les dessous de la corruption », le réalisateur Sylvestre Amoussou a réuni ce jeudi 05 novembre 2009 sur un site de tournage les hommes des médias. L’objectif était de faire le point de ce qui est fait et reste à faire.

« Depuis un mois ½, nous avons commencé le tournage du film long métrage Un pas en avant, les dessous de la corruption. Nous terminons le tournage à la ville lacustre de Ganvié, communément appelé la Venise de l’Afrique. C’est un film 35 mm, un format jamais réalisé au Bénin depuis les indépendances jusqu’à nos jours. Le coût global du film est estimé à deux millions d’Euros. C’est la première fois que je suis resté au Bénin durant ce temps, depuis que j’ai quitté le pays il y a trente ans. Un pas en avant, les dessous de la corruption est film politique, patriotique dans lequel je mets en valeur certaines villes, lieux et fais la promotion de mon pays dans le monde, puisque le film va parcourir tous les continents à la conquête des prix. Grâce à l’accord du gouvernement béninois, j’ai pu accéder à certains lieux incroyables et formels qui sont très attrayants et touristiques. Il n’y pas que les villes Occidentales qui sont belles, celles de mon pays feront parler d’elles-mêmes au visu de ce film. Nous sommes à une époque de la guerre des images et que nos dirigeants doivent comprendre qu’on n’a pas besoin de pétrole avant de se développer. Je dénonce amèrement dans le film, les politiques africaines et ses politiciens. Je gère au quotidien, une quatre vingtaine d’acteurs et techniciens venus de l’Europe, de la Côte-d’Ivoire, du Sénégal ». Grossomodo, c’est en ces termes que le réalisateur béninois Sylvestre Amoussou a fait le point de son séjour au Bénin et du tournage. Interrogé sur les difficultés, il a souligné qu’il a rencontré des jeunes béninois très engagés dans le cinéma, mais manquent de digne formation, si ce n’est qu’ils ont eu à faire quelques expériences avec des réalisateurs africains d’origine occidentale. Ces derniers ont été formés spécialement sur ce film et ont ensuite apporté un plus à l’équipe technique, rappelle-t-il. J’ai également découvert des talents cachés tel que Sandra Adjaho qui m’a convaincue au cours d’un casting et a obtenu le premier rôle féminin de mon film a-t-il précisé. Elle venait de remplacer une actrice française empêchée au dernier moment et ne pouvant plus effectuer le déplacement, conclut-il.

mercredi 4 novembre 2009

Semaine Culturelle Allemande


Mettre en miroir deux événements historiques


Dans le cadre de la célébration du 20ème anniversaire de la chute du mur de Berlin (9 novembre) et du 20ème anniversaire du mouvement démocratique en Afrique de l’Ouest, Francis Tchiakpe a initié la semaine culturelle allemande soutenue par l’Ambassade de la République Fédérale d’Allemagne et la Fondation Konrad Adenauer. Une conférence de presse a été donnée mardi dernier à l’Espace Tchif pour informer des activités prévues à cet effet.

« La semaine consacrée à l’Allemagne s’intègre dans un vaste concept des activités de l’Espace Tchif. Ce concept est de s’intéresser aux diverses cultures et réalités des différents peuples du monde en particulier celles allemande pour cette fois-ci puisqu’il s’agit d’elle. Le thème est consacré à la chute du mur de Berlin ». Ce sont là, quelques mots de Francis Tchiakpe, promoteur de l’Espace Tchif pour expliquer l’objectif de cette initiative. Il est assisté des partenaires. Au programme, annonce-t-il, nous aurons du 06 au 14 novembre du théâtre, des projections cinématographiques, de la musique et l’exposition photo. Pour le représentant résident du Bureau régional de la Fondation Konrad Adenauer au Bénin, David Robert, il s’agit de mettre en miroir les 20 ans du mur de Berlin et les 20 ans d’avènement démocratique en Afrique de l’ouest, notamment au Bénin. La Fondation Konrad Adenauer veut attirer l’attention sur cet événement mondial, a-t-il précisé. En effet, rappelle-t-il, la chute du mur de Berlin, est une image symbolique pour un changement d’époque qui a révélé certains mouvements démocratiques en Afrique de l’Ouest accédant au succès. Résumé de la chute du mur de Berlin Le mur n’a pas été seulement symbole de la séparation de Berlin, mais symbole de séparation de l’Allemagne et de l’Europe. La frontière entre les deux Allemagne a porté le nom de « zone de mort ». Plus de mille personnes étaient tuées pendant les trente ans d’existence de ce mur ; pour la simple raison qu’ils ont essayé de quitter l’Allemagne de l’Est et le système socialiste qui la caractérisait. Des milliers de personnes se sont faits prisonniers politiques dans les prisons communistes. Plusieurs vies humaines étaient détruites parce que les gens n’avaient pas voulu croire aux doctrines de l’Etat. Si on prend en compte les nombreuses vies qui ont souffert sous ce système, on peut imaginer la brutalité et la violence des systèmes socialistes. Dans ce sens, l’ex République démocratique d’Allemagne (Rda) est quelque peu comparable au système socialiste au Bénin. Avec la chute du mur, le système socialiste qui était basé sur la répression et la peur étaient tombé. Au moment où, la société civile n’avait plus peur des affres du système socialiste, il est tombé. La révolution pacifique de l’ex RDA n’a pas été possible si l’Union soviétique ne s’était pas rendu compte de son échec historique. La tentative de Mickaël Gorbatchev de trouver une sortie de crise avec sa politique de Perestroïka et de Glasnost, changement et transparence, a donné la possibilité pour une victoire historique de la société civile en Allemagne de l’Est. Les raisons pour lesquelles, le socialisme est devenu une impasse sont d’une part la force et l’attractivité de l’ordre démocratique, et d’autre part, la meilleure performance de l’économie sociale de marché. Autre élément important était aussi qu’il y a toujours des forces politiques en Allemagne et en occident en général qui ont traité cet état de dictature et qui ont résisté aux menaces militaires des forces armées de l’Est. En Allemagne, on peut citer les chanceliers Helmut Schmidt et Helmut Kohl et sur le plan international le président Donald Reagan des Etats-Unis qui ont fait une politique qui n’a pas permis la domination militaire que prônait l’Union soviétique. Particulièrement ces trois personnes ont montré au système socialiste, qu’une domination militaire n’était pas possible.