Les conseils de Top Visages
Depuis toujours, les hommes et les femmes du monde des arts et du show-biz, en particulier, aiment adopter les pseudonymes. Pour les besoins de leur métier ou pour des raisons marketing, en général. Mais, souvent, certains de nos artistes s’y prennent mal. Voici les conseils de Top Visages.
S’appeler Dan Log, c’est quand même plus chic que de porter le nom Logou Rolande Danielle Mounia. Un tel nom, pour une artiste, c’est long et compliqué à prononcer. Ce qui a poussé la chanteuse à extraire les premières syllabes de Danielle et Logou pour former son nom de scène. Et c’est cool ! D’un point de vue marketing, Dan Log est facile à prononcer, simple à retenir. Dans une conversation, sur un plateau de radio ou de télévision, on a plaisir à le répéter plusieurs fois. C’est la raison pour laquelle, il convient de faire preuve de bon sens, de jugeote et d’un minimum de recherche avant de prendre un nom d’emprunt. Il y a des règles essentielles que bon nombre d’artistes ignorent en ce qui concerne le choix d’un pseudonyme. Si on est libre de se donner un nouveau nom dépouillé de toutes les influences et contraintes familiales, un nom qui sonne un peu comme une rupture avec le passé et qui annonce une nouvelle naissance dans une carrière artistique, il y a pourtant des limites. Gbagbo ou Bédié ? Si le choix d’un pseudo est libre, il y a des conditions à respecter. Entre autres, ne jamais utiliser le nom de famille d’une personne célèbre pour l’accoller à son propre pseudonyme ou l’utiliser en tant que tel.
Prendre, par exemple, le nom Gbagbo ou Bédié en guise de pseudonyme ou se faire appeler Big Gbagbo, DJ Bédié… pourrait entraîner des poursuites judicaires si les célèbres concernés portent plainte dès les premières semaines de la diffusion de ce nom d’emprunt. On parle alors en justice d'une action en contrefaçon de pseudonyme. Quand on n’a pas droit à un nom qui pourrait procurer certains avantages, on n’y touche pas. Par contre, si les vrais porteurs du nom ne réagissent pas et laissent faire plusieurs mois longtemps, au point où la vedette finit par être reconnue dans le monde avec son pseudonyme, aucun recours n’est possible. Attention aux noms célèbres ! S’attribuer un pseudonyme qui appartient à quelqu’un d’autre pour en faire le sien totalement ou en partie peut attirer des ennuis. Car cela pourrait favoriser une certaine confusion et celui qui est reconnu sous ce nom peut entreprendre une action en justice pour concurrence déloyale et usurpation de pseudonyme. Le droit au pseudonyme se classe parmi les droits de clientèle et bénéficie d'un monopole d'exploitation au même titre que la propriété littéraire et artistique, le brevet d'invention, le nom commercial, la marque de fabrique…
Il est donc protégé et encore plus dans le cas où les deux célébrités exercent dans le même domaine d’activité et évoluent dans la même sphère géographique. Se faire appeler Molière alors qu’il en existe un autre, très célèbre du reste, est un exercice périlleux que nous ne conseillons pas. On ne sait jamais, une plainte pouvant survenir…
Notre Molière ivoirien, peut s’estimer heureux. Le vrai propriétaire de ce pseudonyme célèbre, Jean-Baptiste Poquelin, dit Molière, fut écrivain français et est décédé depuis le 17 février 1673 (Il y a belle lurette). Mais, il faudrait savoir qu’en toute légitimité, la famille du concerné est libre de porter plainte si elle le veut. Pour l’artiste même, utiliser un nom d’emprunt appartenant à une personne tout aussi célèbre peut donc avoir des revers.
Par ailleurs, se donner un pseudonyme appartenant (ou ayant appartenu) à quelqu’un qui a connu un grand succès, ça ne garantit pas le même succès. Et puis, on vous prendra pour un usurpateur, mais en plus, on trouvera que vous manquez de créativité et cela peut desservir une carrière sans que l’on ne s’en rende compte. Alors, attention à votre pseudo ! Avis à ceux qui seraient tentés de se faire appeler Michael Jackson, Alpha Blondy ou Johnny Hallyday…
Notre petite rappeuse Nash, par exemple, se retrouve malheureusement dans une situation similaire, avec des homonymes en France : Un arrangeur et un musicien tout aussi célèbres. «Je ne savais pas qu’il existait d’autres NASH, à part moi. Mon pseudonyme est la contraction de mon prénom Natacha. Ce n’est que bien longtemps après mes débuts dans le milieu que j’ai appris que j’avais des homonymes à Bengué. Mais chacun gère son mouvement», dit-elle.
C’est vrai que le hasard existe, mais imaginons que notre Nash ivoirienne soit amenée, un jour, à partager le même plateau avec ses homonymes…Il est clair que les animateurs du jour trouveront une parade dans le style «Nash 1, Nash 2…». Bref, on voit bien que ce n’est pas tous les jours évident. Et bon nombre de nos vedettes sont obligées de faire travailler leurs méninges parfois pour trouver un pseudo, sans problème.Dans le show-biz ivoirien, les Vetcho, par exemple, sont nombreux. Alors on ajoute des Dilinger, des Lolas, des Mercenaire…pour faire la différence. Leurs vrais noms Parmi les acteurs du show-biz qui utilisent des noms d’emprunt pour des raisons marketing, certains ne se sont pas compliqués la vie. Ils n’ont eu juste qu’à transformer leurs noms et prénoms, à le raccourcir ou à prendre un diminutif. Et le tour est joué. C’est le cas de Koné Massiata Aïcha, dite Aïcha Koné ou Koblan Marie-Thérèse Chantal, dite Chantal Taïba ou encore Koudio Pélé Bléi Jacob, alias DJ Jacob. Une autre catégorie a décidé tout simplement de ranger le nom à l’état civil au placard pour adopter un pseudonyme.