Les inscriptions ont commencé
Dans le cadre de la première édition de la Reine Salsa Bénin 2009, les inscriptions ont démarré hier dans les locaux de la Villa de l’Etoile et ce jusqu’au fin juin 2009. Le comité d’organisation présidé par Félix Codo a donné hier une conférence de presse afin d’informer toutes les filles et femmes à s’inscrire massivement. Dans sa présentation, Félix Codo a confié que l’événement date de 1986 et a connu beaucoup de modifications jusqu’à ce jour. Selon lui, l’événement vise à récompenser les meilleures danseuses de la Salsa au Bénin. C’est une compétition qui commence par une formation qualitative et compétitive de dix jours pour toutes les concurrentes a-t-il expliqué. Pour Oscar Kidjo, directeur de la promotion artistique et culturelle (Dpac) représentant le ministre de la culture, la Salsa fait partie des classiques de la danse qui a des règles. L’initiative est louable a-t-il approuvé. A la fin de la compétition les trois meilleurs seront primés. Des motos Djenana, des télévisions, des pagnes super wax sont entre autres les lots qui seront distribués. Les compétitions se dérouleront dans les deux premiers week-ends du mois d’août 2009 au Bénin Marina Hôtel. Histoire de la Salsa La salsa est le résultat de l'évolution musicale de plusieurs rythmes latins. La Salsa trouve ses racines à Cuba vers les années 30. Des rythmes tels que le Son Cubain ou le Mambo étaient très populaires pendant ces années là. Dû aux problèmes politiques et sociales existantes à Cuba et à Puerto Rico, beaucoup de gens émigrent aux Etats Unis. Au Harlem espagnol surgie la recette de ce que deviendra la Salsa. Vers la fin des années 60 et au début des années 70, rythmes à la mode tels que le Boogaloo et le Mambo s'embrassent et cela donne naissance à un nouveau rythme avec des influences espagnole, africaine, indigène et nord-américaine. Un rythme de saveur et des pieds heureux ! Le mot Salsa apparaît pour la première fois dans le disque de la production musicale de l'orchestre du maître Richie Ray, Salsa Y Control, vers la fin des années 60. Un concert organisé à l'automne 1973 viendra donner un impact historique dans l'histoire de la musique latine. Plusieurs groupes ensembles dans le Yankee Stadium de New York tels que Victor Paz, Willie Colon, Ray Barreto, Bobby Valentin, Larry Harlow, Hector Lavoe et Cheo Feliciano marquaient la naissance d'une vraie révolution musicale: Le "Latin Sound de New York", la Salsa fait partie de ce mouvement musicale et grâce à elle nous avons eu la chance de connaître des artistes très populaires tel que Tito Puente y Celia Cruz. La Salsa était évidemment promue à New York mais ces racines se trouvaient à Cuba, en Benny Moré et autres orchestres cubaines des années antérieures. Lorsqu'en 1928 Ignacio Pineiro intitula le son (rythme cubain chanté) qu'il avait composé Echale salsita! (Mets-y un peu de sauce !), il ignorait l'impact que cette expression courante aurait cinquante ans plus tard quand elle serait simplifiée pour devenir « salsa ». De nombreux chanteurs et musiciens faisaient référence à la salsa dans leur musique et au milieu des années 1960 le présentateur de radio vénézuélien Danilo Phidias Escalona utilisa ce mot dans le titre de son programme. Mais ce n'est qu'au début des années 1970 que le terme salsa devint un terme générique désignant un mélange de styles musicaux et de rythmes latins appelés auparavant son - la guaracha, le danzón, le cha-cha-cha, la pachanga, la rumba, le mambo, etc. Le mot salsa, facile à retenir, rendit soudain la musique latine plus facilement commercialisable. Son succès fut rapide et l'engouement pour la musique alla de pair avec un enthousiasme similaire pour la danse. Les pays latins de la région caraïbe -Cuba, Porto Rico, Haïti, la République dominicaine - et ceux d'Amérique centrale et d'Amérique du Sud - le Mexique, le Venezuela et la Colombie - partagent la culture latine et une fierté propre aux Latins. Toutefois, l'influence de la musique afro-caraïbe sur la salsa est indéniable. Bien que la plupart des styles musicaux d'origine aient été issus de la campagne cubaine, des raisons économiques ont, à maintes reprises dans l'histoire de Cuba, poussé la population à migrer vers les villes, introduisant la culture musicale des régions rurales dans les zones urbaines. Comme le tango argentin, la salsa et les rythmes dont elle est issue sont devenus le reflet de la vie quotidienne dans les barrios - les quartiers pauvres de la ville. Tout le monde pouvait s'identifier à elle et y trouver l'expression de sa propre vie ou l'occasion d'oublier les vicissitudes de l'existence dans la chanson, la musique et la danse. À Cuba, l'insurrection générale contre les abus de l'administration coloniale espagnole de 1868 à 1878 détruisit presque entièrement l'industrie sucrière et aboutit à l'abolition de l'esclavage en 1880. Après la disparition de l'activité qui les faisait vivre - la production de la canne à sucre - les Afro-Cubains affluèrent vers les villes où ils réussirent tant bien que mal à assurer leur subsistance. Et c'est ainsi qu'ils introduisirent la guajira, musique jugée vulgaire au départ qui finit par se faire accepter et marqua les débuts de l'histoire de la salsa. uis le son fit son apparition. Ce nouveau genre musical afro-antillais allait exercer une influence profonde sur l'évolution de la musique cubaine. Le son réussit à combiner les musiques afro-cubaine et latino-cubaine traditionnelles sous une nouvelle forme qui séduisit tout le monde et connut une très grande popularité à l'époque de la Première Guerre mondiale. Les autorités n'apprécièrent toutefois pas les paroles des chansons chantées sur ce rythme qui traduisaient les privations de la population et interdirent le son en 1917. Mais le son survécut par la popularité énorme de ses formes musicales et dansées et en 1920 l'interdiction fut levée. Le rythme du son avait alors séduit même les classes sociales les plus riches. II poursuivit son essor au cours des deux décennies suivantes et sa popularité s'accrut encore après la Seconde Guerre mondiale avec l'avènement de la télévision. Mais à cette époque le son authentique commença à subir d'autres influences. partir des années 1930 le jazz altéra progressivement la pureté de la musique cubaine traditionnelle et, après la guerre, les orchestres de jazz jouèrent de la musique cubaine dans leur propre style plutôt que dans celui des Cubains. Dámaso Pérez Prado (1916-1989), cubain d'origine mais mexicain d'adoption, réussit à associer l'atmosphère de Cuba à la tradition du jazz. Le danzón, autre danse cubaine, subit des influences rythmiques et sa musique, transformée par Pérez Prado, évolua pour devenir ce que nous appelons aujourd'hui le mambo. En 1948 une nouvelle composition d'Enrique Jorrín (1926-1987) intitulée La enganadora (La trompeuse) marqua la naissance d'un nouveau rythme dont s'emparèrent immédiatement les danseurs. Le cha-cha-cha était né. Enregistré et distribué au début des années 1950, le cha-cha-cha connut une popularité durable grâce à son rythme entraînant. En 1959 les troupes révolutionnaires de Fidel Castro prirent possession de La Havane. Ce bouleversement politique marqua la fin d'une époque et, bien que de nombreux chanteurs,musiciens et compositeurs cubains aient choisi de rester dans leur pays, beaucoup d'autres le quittèrent pour commencer une nouvelle vie à New York. à-bas, la musique de Cuba se mélangea inextricablement aux variations musicales de Porto Rico et du jazz américain. De nouveaux styles de musique furent produits par de nouveaux types de groupes, de formations et d'orchestres. Les trombones trouvèrent leur place aux côtés des trompettes, tandis que les instruments traditionnels caraïbes furent conservés pour les passages très rythmés, donnant une nouvelle dimension, plus forte, à la salsa. Puis, en 1962, les Beatles provoquèrent un grand bouleversement avec la sortie de Love me do. Coqueluche de toute une génération, l'accroissement du nombre de leurs fans coïncida avec le déclin de la musique latine. Au début des années 1970 les disques Fania durent promouvoir les artistes de musique latine et leur répertoire. À cette fin, il leur fallait donner à leurs produits musicaux un nom facilement identifiable. Et c'est ainsi que la musique latine resurgit avec une résonance nouvelle sous le nom de « salsa ». Depuis, les États-Unis n'ont plus le monopole de la salsa ni des nouveaux rythmes. orto Rico continue d'être une source importante de musique salsa tandis que l'influence enrichissante de la Colombie ne cesse de s'étendre. Sa musique et sa rythmique La musique salsa est généralement écrite à quatre temps. Ce rythme se traduit en danse par trois pas suivis d'un tap. Toutefois, en progressant et en vous éloignant un peu du pas de base de la salsa, vous pouvez effectuer seulement trois pas sur quatre temps par mesure. Dans ce cas, les danseurs comptent « vite, vite, lent » où « vite » équivaut à un temps et « lent » à deux temps. Cela peut paraître compliqué, surtout à des débutants, mais si vous écoutez le ryvous vous y habituerez rapidement et serez capable de danser parfaitement en mesure. ous pouvez voir parfois les danseurs de salsa effectuer le premier pas de chaque figure sur le deuxième temps, ce qui signifie qu'ils ont réalisé le tap sur le premier temps et non qu'ils ne sont pas en mesure. La salsa est une condensation de différents styles de musique et de danse. Dans certains styles musicaux, le deuxième temps est accentué et les danseurs aiment marquer cet accent rythmique. En raison de l'incroyable diversité de la musique salsa, il est impossible de définir le temps - le premier ou le deuxième - sur lequel la danse doit commencer et, de toute façon, il s'agit d'une question technique qui ne concerne pas les débutants ni les danseurs qui souhaitent simplement passer un bon moment dans leur club. Il est surtout important de sentir la musique et de prendre plaisir à danser le rythme. Sa danse Nous ne connaissons pas très bien l'évolution des figures de salsa ni leur origine exacte. La danse salsa est une condensation de nombreux rythmes et danses très proches les uns des autres. Certaines figures ont été empruntées à des danses traditionnelles, d'autres sont des adaptations d'autres styles de danse et d'autres encore ont été inventées. Les origines afro-caraïbes de la salsa lui donnent un style décontracté. Son rythme, à quatre temps, se traduit chez les danseurs par un va-et-vient du poids du corps sur les trois premiers temps et, soit un tap sur le quatrième temps, soit une intégration du quatrième temps au troisième pour faire de ce dernier un temps « lent ». Les figures sont, en elles-mêmes, assez simples mais, comme c'est toujours le cas en danse, l'important n'est pas ce que vous faites mais la façon dont vous le faites. Dans la salsa le haut du corps reste toujours droit et immobile. C'est une danse qui se caractérise surtout par le mouvement des hanches engendrées par celui des jambes - flexion ou extension. Un bon mouvement de jambe entraînera un bon mouvement de hanche.