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mercredi 28 janvier 2009

Entretien avec Oncle Bazar, producteur et acteur du film « Djibiti »

« Le coût de la 2ème partie est estimé à 16 millions de francs CFA »

6 mois après la sortie de Djibiti1, vendu à quarante mille exemplaires près, Oncle Bazar production revient avec la deuxième partie. Au cours d’un entretien, le producteur Jean-Paul Amoussou sous le label Oncle Bazar Production, a confié que le coût de la deuxième partie de Djibiti est estimé à 16 millions de francs CFA.

Vous avez sorti Djibiti première partie en avril dernier. Et Vous venez de sortir la deuxième partie. Pourquoi ce long repos de six mois, alors que cela n’était pas dans votre habitude en matière de production de films ?

-La première partie du film Djibiti connaissait une vente intéressante. Pour faire un bon bilan de celle-ci, nous devons laisser écouler le produit jusqu’à une baisse sensible. Nous avons aussi pensé laisser le film faire son temps pour en tirer assez de critiques qui puissent nous permettre de mieux réaliser la deuxième partie. Il nous fallait aussi assez de moyens pour rester dans les normes de la réalisation. Celles-ci que nous nous sommes imposées pour faire la différence entre les producteurs et réalisations existantes.

Vous avez pu obtenir ces moyens qui je pense, vous coûteraient les yeux de la tête surtout que le pays est sous les feux de la rampe du changement depuis deux ans et les sponsors ne réagissent pas souvent, sauf qu’à des occasions de campagnes électorales ?

-(Rire), Mon cher journaliste, nous n’avons pas le choix. Nous nous sommes déjà engagés. Donc, nous ne pouvons plus reculer. Ce repos nous a permis de mettre les bouchées doubles pour ne pas trahir nos fidèles cinéphiles africains en général et béninois en particulier. Certains ont cru en nous, et nous ont soutenu financièrement et matériellement.

Vous disiez ci-haut que le film a connu une vente intéressante. A combien l’estimez-vous jusqu’à ce jour ?

Vous savez, nous sommes au Bénin, et c’est très rare de flamber une vente discographique à dix mille exemplaires. Alors Djibiti est allé au-delà de ce rare plafond. A ce jour, nous avons vendu le film à près de quarante mille exemplaires. Nous croyions que la sortie de la deuxième partie va encore faire vendre la première partie parce qu’il y aura certainement des gens qui ne l’auront pas suivi et vont chercher à voir absolument.

Malgré les difficultés financières rencontrées, vous avez sorti la deuxième partie de Djibiti, disponible depuis une semaine. Peut-on connaître le coût de la réalisation et le réalisateur ?

-La deuxième partie de Djibiti coûte le triplet de la première partie. Ainsi, nous pouvons l’estimer à 16 millions de francs CFA. Le réalisateur s’appelle Prince Ogoudjobi.

Nous avons constaté dans Djibiti 2 l’entrée d’éminents comédiens notamment Gohou Michel qu’on ne présente plus et Orden Alladatin, directeur du Festival international de théâtre du Bénin (Fitheb). Pourquoi ceux-là et les rôles qui leurs sont attribués ?

-C’est un raccourci pour l’intégration régionale et sous-régionale. Pour Gohou, nous l’avons choisi parce qu’il fait partie des rares comédiens très connus en Afrique. Nous pouvons vous confier que la première partie de Djibiti voulait être rachetée au Gabon et nous leur avons proposé la deuxième partie. Alors, ils nous proposent de faire jouer un comédien très connu. C’est ainsi que nous avons fait appel à Gohou. Il a joué le rôle de journaliste. Ceci n’a duré que deux jours pour amoindrir les frais. Vous n’êtes pas sans savoir le coût des artistes comme Gohou. Quant à Orden Alladatin, c’est un ancien comédien qui ne joue plus. Donc, il est de ceux-là qui meurent. Le faire jouer, c’est le revaloriser parce qu’il fait partie de ceux-là qui font encore vibrer la scène. Notons que ce film a réuni une soixantaine de comédiens béninois, nigérians et ivoiriens.

Djibiti est l’histoire de ce fameux receleur de véhicule nigérian d’origine nigérienne arrêté au Bénin en 2003 pour ses nombreux forfaits et extradé au Nigéria. La deuxième partie de Djibiti 2 est la suite de son transfert au Nigéria ?

Pas tellement. Comme ici, c’est un film, nous avons anticipé sur ce qui pouvait se passer et sa libération. En faite, Nous avons une inspiration positive de son procès.

Combien de temps a duré Djibiti 2 ?

Il a duré cent minutes et laisse à la fin un suspens qui annonce la troisième partie.

Parlant de vous et votre compagnie, peut-on en savoir un peu plus ?

Je suis un humoriste révélé au public béninois par mon imitation des présidents anglophones par un « anglais approximatif ». Mon vrai nom est Jean Paul Amoussou, alias Oncle BAZAR. J’ai très tôt pris conscience de mon rôle de guérisseur des mœurs et de la tristesse. Durant des années, j’ai multiplié des pièces comiques et humoristiques à l’endroit du public béninois. Ma comédie musicale de sensibilisation à la protection de l’environnement « petit pipi » a fait un raz de marée dans les ventes et le tour des écrans de télévision au plan national et international. Avec mon compagnon « Prince Yajo », de son vrai nom Irénée Tométin, nous avons formé un duo infernal admiré par le public. J’ai à mon actif aujourd’hui, huit productions humoristiques avec plusieurs participations aux festivals. Ce qui a fait que j’ai pris l’engagement d’organiser un chez moi notamment « Rire O Gras ». Je suis nommé Officier de l’Ordre National du Mérite du Bénin, et est aussi initiateur de formation en marketing, président d’une mutuelle baptisée Mutuelle des Artistes pour le développement et la solidarité et responsable à l’organisation de

Géant PIQUE-NIQUE A PARAKOU

Le Fonijedel divertit de nouveau 1000 jeunes du septentrion

Après le géant pique-nique de Ouidah le 23 août dernier c’èétait le tour de Parakou, capitale du Nord Bénin. Egalement mille jeunes de la région ont été divertis à travers des jeux. L’événement s’est déroulé dans les locaux de l’ Ecole nationale des infirmières et infirmiers adjoints du Bénin (Eniiab) de la ville le samedi 30 août dernier. Les autorités de la localité, sages et notables de la cité des kouroubou ont honoré la fête.


Déjà deux sorties et les objectifs visés sont presque atteints. Il s’agit pour la directrice Mireille Guédou Madodé, directrice du fonds national d’insertion des loisirs (fonijedel) de divertir les jeunes de toutes les localités du Bénin par des loisirs peu ordinaires. Venus en masse de Parakou, des localités environnantes et d’ailleurs, les jeunes âgés de 15 à 25 ans se sont rassemblés à l’Eniiab afin de vivre ces moments festifs. Plus de vingt (20) villages de 50 personnes ont été installés sur les locaux de ladite école. Chaque village regroupe diverses catégories de jeunes socio- professionnels pour prendre part activement aux jeux. La finalité de chaque village est de permettre aux jeunes participants de réussi toutes épreuves afin d’obtenir des aroits et ressources de chaque section de jeu.Ce qui a d’ ailleurs mouvementé le pique – nique dans la mesure ou peut des jeux de bâton de brouette de course de l’ eau et de ballon. La particularité de ce deuxième pique-nique est selon Mireille Guédou Madodé, directrice du Fonijedel de baptiser chaque village dudit site par le nom de quelques quartiers de parakou .A travers cette deuxième sortie, la directrice du fonijedel est aller au-delà des acquis de ouidah.Car le nombre des participants est demeuré très impressionnant par rapport la mobilisation de Ouidah estimée à1000jeunes pour leur participation, le maire de parakou a reconnu la prouesse majeure de Mireille Guédou Madodé il a promis de lui apporter son soutien autant qu’elle aura besoin.. Selon Mireille Guédou Madodé, le destin humain vaut des données essentielles : le travail la santé et le loisir.Pour, le travail apporte une plus-value à l’existence et faire accroître nos capacités de projections pour l’avenir. Grâce au travail, l’être humain peut se transformer et aménager la nature. La santé, elle permet au corps humain d’abriter et de ployer des facultés et des capacités physiques et mentales. Le corps est constitué d’une multitude de cellules qui travaillent sans cesse pour sa régénérescence. Le repos et le sommeil réparent et compensent les efforts d’usure liés au travail a-t-elle souligné. Elle a enfin signalé que le loisir permet à l’homme de se divertir et d’être en harmonie avec lui –même. Il est donc une nécessité pour l’être humain et pour son équilibre psychique. Contrairement à une idée couramment répandue, il n’est pas une perte de temps. Il permet a notre corps de se reconstituer sans se préoccuper du résultat. Cette deuxième sortie du fonijedel, vient confirmer la maturité, la dextérité et le déterminisme de Mireille Guédou Madodé à construire un pole loisirs fécond au Bénin. Pour atteindre ces objectifs le fonds ambitionne de créer dans chaque département du Bénin, en fonction des spécificités et des besoins locaux, de grande entreprise d’insertion dans des secteurs porteurs. Ces entreprises seront bien entendues des unités de production à caractère commercial, mais auront comme originalités de fermer et de recruter en priorité des jeunes sans qualification ni expérience professionnelles. De mettre en place dans chaque commune du Bénin, des cellules d’accompagnement professionnel des jeunes, chargés de les accompagner dans leurs démarches d’insertion. De promouvoir la pratique d’activités ludiques, éducatives, culturelles, saines au Bénin.

Entretien avec Idrissa DIABATE, documentariste ivoirien


« Les jeunes doivent se jeter dans la fabrication de films en Afrique »

A travers une interview que nous a accordé Idrissa Diabaté, le doyen des documentaristes ivoiriens, Il nous a confié que c’est une aliénation culturelle de consommer les films africains puisque toutes les télévisions africaines sont animées par des films étrangers et que les jeunes doivent se jeter dans la fabrication de films en Afrique car, il n’y a ni le genre mineur ni le film d’animation.

Nos lecteurs brûlent d’envie de vous connaître

Je suis Idrissa Diabaté, documentariste ivoirien

Pour ne pas dire réalisateur, vous êtes documentariste, dites-nous alors la source de vos inspirations ?

Vous savez, le documentaire est un genre du cinéma axé sur le quotidien des hommes, des choses, de la nature etc. Donc, mes inspirations ne peuvent que provenir de là.

Comment êtes-vous devenu documentariste et depuis quand êtes-vous dans le domaine ?

Je suis parti à Paris pour poursuivre mes études universitaires. Dans le temps, je suivais des films. Il y avait un monsieur qui s’appelait Jean Rouge qui s’occupait de la formation en cinéma. Ma curiosité me poussait à l’assister. A travers celui-ci, j’ai découvert ce qu’est le documentaire et j’ai commencé depuis 1982. D’abord avec le super 8, le super 16, ensuite la vidéo analogique et la vidéo numérique.

Tout le monde rêve aujourd’hui de devenir réalisateur et documentariste. Qu’est-ce que vous leur conseillez ?

L’Afrique a besoin énormément de réalisateurs et de documentaristes. Il n’y a ni le genre mineur, ni le film d’animation. Toutes les télévisions africaines sont animées par des films étrangers. Je conseille aux jeunes de se jeter dans la fabrication de films en Afrique. Le cinéma ne s’apprend pas comme la menuiserie, l’informatique etc. C’est indispensable et encourageant de s’y jeter. Ils n’ont qu’à faire sans attendre rien en retour, car ça donne toujours en cours de chemin.

Pourriez-vous nous faire un bref bilan de votre parcours de documentariste ?

Je fais le documentaire pour montrer l’homme à l’homme. J’ai à mon actif une vingtaine de films documentaires. J’ai reçu beaucoup de prix entre autres : prix BATOK en 1996, prix Canal + en 1994, prix Carthage en 1988, etc.

Vous êtes un vieux de la vieille dans le documentaire. Alors, qu’est-ce qui vous a le plus marqué dans votre vie de documentariste ?

Aujourd’hui, il faut que l’Afrique produise des films. Elle doit s’en sortir de la consommation de films occidentaux et américains. C’est une aliénation culturelle. Le cinéma est un rêve. On le vend. Les films africains peuvent montrer que l’Afrique a de médecine. L’Afrique doit être témoin de son temps.

Y-a-t-il une politique de gouvernement ivoirien à l’endroit du cinéma ?

Il y a une tentative de politique. C’est la création du Cenac ( Centre de l’Action Culturelle), qui s’occupe de l’encouragement du cinéma ivoirien. C’est une politique que les autres Etats peuvent copier.

Quels sont vos projets ?

J’ai trois projets de réalisation de films documentaires. Deux sont en montage, dont « la femme porte l’Afrique » et les « Ogn ». Le troisième est intitulé « l’œil à l’oreille ». Tous ceux-ci durent chacun 52 minutes.

L’honneur des femmes du camerounais Paul Kobhio

De l’amour au drame psychologique

Dix sept minutes, cinq acteurs, tout se déroule dans une ville. L’honneur des femmes du réalisateur camerounais Paul Kobhio vient répondre à l’expression « la femme est capable de tout quand elle est amoureuse ». Ce film d’un riche carnet d’adresse d’honneur et de mérite a reçu le 1er prix de l’Association de presse critique au festival de court métrage de Yaoundé en 2004, l’achat par la télévision internationale française TV5. Dans une fiction qui frotte avec le réel, « l’Honneur des femmes met à nu un drame psychologique dans un monde où le poids de l’amour est limité par certaines réalités traditionnelles africaines. Le spectateur est séduit et accroché par la qualité de l’image et du son. Au commencement, un couple constitué de Alice et Alain vivait l’amour dans et sur toutes ses formes. A cela se mêle très vite un drame. « Non, non, non, tu sais que j’ai une famille et père de trois enfants ». Alice faisait tout ce qu’elle pouvait pour son amoureux. Ce dernier étant fidèle à la tradition. Huit ans de relation amoureuse, Alice n’a pas pu obtenir tous les honneurs qui devraient lui revenir. Le recours au féticheur de cette dernière fut vain. « Il est protégé par un esprit ». Le choix de Alain est fait. Selon lui, se remarier est impossible. « Tu ne sors pas, tu sors je tire ». Bang bang ! Le réalisateur Paul Kobhio, à travers l’honneur des femmes a démontré que les femmes n’obtiennent pas souvent ce qu’elles désirent et fait un clin d’œil à la limite de la polygamie. Quelques part, nous pouvons noter que l’amour obéit rigoureusement à certaines règles établies par les amoureux dans la vie de couple et ne peut souvent cohabiter avec la tradition, surtout africaine. Signalons que l’actrice Alice de son vrai nom Yolande Barth a reçu le prix de la meilleure comédienne du festival court-métrage de Yaoundé en 2004 pour avoir défié l’image pudique de la femme africaine et son traditionnel recours à ses racines spirituelles.

La tradition rime-t-elle souvent avec l’amour

Dans un monde d’occidentalisation, bref de mondialisation et de la globalisation, les traditions africaines ne pèsent plus comme auparavant. La conjugaison du mot tradition chez les jeunes en relation amoureuse est souvent au singulier tandisque l’amour est au pluriel. C’est-à-dire que ceux-ci taillent plus d’importance au dernier qu’au premier. C’est la génération où la tradition est en perte de vitesse. Mais, dans certaines familles, la tradition domine et ne laisse aucun choix à la perversité et aux luxes de l’amour. Alain est conscient et ancré dans sa tradition. Car, il sait les inconvénients si éventuellement, il ne reculait pas. Surtout qu’il se rappelle encore de ce rêve où sa mère lui interdisait la possibilité de sa relation avec Alice. De son côté, la femme Alice croit qu’elle pouvait acheter avec sa fortune la foi de l’homme en dépit de l’amour que ce dernier lui témoigne. Le film pose l’éternel sujet de tradition que nous devons préserver, actualiser et mettre régulièrement en pratique.

la découverte du Cirtef/Cotonou

Treize ans d’existence, plus de six cent productions cinématographiques

créé en 1995 et disposant au départ d’une cellule de postproduction, le Centre international des radios et télévisions d’expressions françaises (Cirtef) est devenu avec le temps le siège du Centre de Formation et de Production du Cirtef pour l’Afrique de l’Ouest. Il a pour objectifs de développer l’identité culturelle et les besoins éducatifs de l’Afrique, tout en renforçant la capacité endogène des télévisions africaines. A ce titre, il sert à la production et à la post-production d’émissions spécifiquement africaines, en vue de combler les insuffisances actuellement observées dans ce domaine et de promouvoir la coopération entre les radios Télévisions du Continent et des chaînes du Nord. A ce jour, le Cirtef a produit plus de six cent films dans tous les domaines.


doté d’un matériel numérique de haut niveau et d’un personnel hautement qualifié qui lui confère sa place de choix tant sur le plan régional que sur le plan africain et international, le Centre international des radios et télévisions d’expressions française (Cirtef) de Cotonou offre non seulement aux télévisions Africaines un matériel fiable pour tourner ou remonter une sélection des meilleures émissions consacrées à leur identité culturelle et aux meilleures programmes éducatifs, mais aussi et surtout, de permettre aux coproductions audiovisuelles internationales (TV5, Unesco, Aif, Cfi etc…) de se faire à moindre coût ; de post-produire en Afrique plutôt qu’en Europe, les meilleures réalisations africaines. Comme matériels, le Cirtef dispose d’une cellule de post-production virtuelle AVID Média composé d’une cellule de montage virtuel – Final Cut Pro, une cellule de post-production virtuelle AVID express, une cellule de montage/mixage son Pro-Tools, un mini studio d’enregistrement sonore, une caméra numérique, une valise son et des salles de réunion. Le cirtef est constitué d’un personnel technico-artistique, notamment un monteur formateur d’origine belge, deux monteurs d’origine béninoise, un ingénieur formateur en son d’origine belge, un ingénieur formateur en son d’origine béninoise, des scénaristes et réalisateurs et des assistants de production et des assistants monteurs. Installé depuis plus d’une décennie, le Centre régional et de Formation (Crpf/Cirtef) compte à son actif plus de six cent productions et de post-productions, soit environ une cinquantaine par an, de tous genres (documentaires films et sensibilisation, film éducatifs, fils institutionnels, fiction, doublage…). Ces films ont pour spécificité de label qualité, ce qui facilité leur diffusion sur les chaînes de télévision nationales et internationales. La plupart de ces films sont produits ou coproduits avec des institutions nationales ou internationales telles que : l’Unesco, l’Urti, l’Ue, la Fao , TV5, Cfi, les producteurs privés, les Chaînes de Télévision nationales ou internationales etc… C’est énorme ! Ils ont des films de 13 mn, 26 mn et 52 mn. Citons au passage, quelques productions récentes ou en cours : Série développement : une série de 6 films commandés par l’Union Européenne au Cirtef et exécutés au Centre régional de production et de formation (Crpf) de Cotonou avec la version anglaise de chaque film. (Bénin, Burkina Faso, Côte d’Ivoire, Gabon, Mali)

- Série écosystème : une série de 4 films sur l’environnement commandé par l’Unesco et l’Urti. L’écriture des scénarios et le montage de ces films ont été exécutés par le Crpf. (mali, Niger, Sénégal, Bénin)

- « Etre chez soi ailleurs ». Commandé par TV5 dans le cadre de son anniversaire et produit par le Centre avec une diffusion satellitaire sur Cfi.

- Coproduction d’une série de 3 émissions intitulée « 5 sur 5 » avec radio Canada et diffusées sur TV5 Monde.

- Production sur commande de l’Unesco-Accra d’un documentaire fiction sur la scolarisation des enfants en milieu rural intitulée « L’éducation : un trésor est caché dedans » (production en cours).

- Commande de mixage d’un film radiophonique de 15 épisodes intitulé « Le coin des réglos » (version française et 4 dialectes de la guinée) par Psi Guinée. Un film de sensibilisation sue le Vih Sida.

Palmarès du Cirtef

Le Centre international des radios et télévisions d’expressions françaises a reçu une trentaine de prix. Il reçu quatre fois des prix à « Vue d’Afrique », un festival se déroulant au Canada, quatre fois au festival de Namur en Belgique, le deuxième prix du meilleur documentaire de Montreux grâce à un numéro de la série « Habitat traditionnel » sur des peulhs au Niger, un prix spécial du jury au Fespaco 2007 avec « Un trésor dans la poubelle » de Mariette-Chantal Mêlé pour ne citer que ceux-là.

Statut juridique du Centre

Placé directement sous la tutelle du Conseil International des Radios Télévisions d’Expression française (Cirtef), le Centre régional et de Formation (Crpf) de Cotonou jouit des mêmes statuts que ce dernier. Il bénéficie d’une autonomie relative qui lui confère la liberté d’entreprendre, de passer en toute liberté des contrats, avec la simple obligation de rendre compte de ses activités à son siège à Bruxelles. Association internationale de coopération non gouvernementale, le Cirtef est régi par la loi belge du 25 octobre 1919 accordant la personnalité civile aux associations internationales poursuivant un but philanthropiques, religieux, scientifique, artistique ou pédagogique. Il est donc une association d’utilité publique et ne poursuit aucun but politique ou commercial.

Nouvelles visions du Crpf de Cotonou

Le centre régional de production et de Formation de Cotonou veut, aujourd’hui plus que par le passé, mettre son savoir faire, son expérience au profit des projets de développement de nos sous régions en particulier et l’Afrique en général. Il veut s’impliquer un peu plus dans l’exécution des projets de société en mettant au service de leur promoteur l’un des atouts indispensables sans lequel la plupart des projets de développement sont voués à l’échec : la communication.

En effet, faute d’une politique cohérente de communication ou d’une mauvaise appréciation du rôle éminemment important que joue et doit jouer le volet communication dans l’heureux aboutissement des projets de société, plusieurs structures ont vu leur rêve se transformer en cauchemar après avoir englouti des centaines de millions de francs dans des projets sans lendemain, des projets dont l’exécution est sans impact significatif sur le développement de sociétés pour lesquelles ils ont pourtant été conçu.

C’est pourquoi le Crpf de Cotonou se veut désormais plus proche de tous ces projets de développement, en prenant à bras le corps pour l’atteinte des objectifs le volet informations, Education et Communication.

Ce volet du projet pourra se concrétiser sous forme de production d’un ou d’une série de films axés sur les différentes thématiques, composantes des projets, dans leur dimension d’information, d’éducation et de communication. Le tandem Crpf/comité de pilotage du projet déterminera, après étude des termes de référence, le contenu du film ou de la série devant accompagner chaque composante de l’axe de traitement global, en accord avec les responsables à différent niveaux. C’est alors que se mettront en branle toutes les actions devant concourir à la production de ces émissions qui, à n’en point douter, permettront non seulement de capitaliser les actions des projets, mais aussi de favoriser l’atteinte de ses objectifs tout en assurant sa pérennité à travers des documents d’archives fiables. Il s’agit de la phase pratique de production des œuvres audiovisuelles qui tiennent à la fois compte du caractère global du projet et de la spécificité qui caractérise chacun des pays bénéficiaires lorsqu’on se trouve dans un schéma sous-régional. Le Centre Régional de Production et de Formation de Cotonou est également, dans sa nouvelle orientation, prêt à accompagner dans la phase post-production, les réalisateurs béninois qui ont pour souci la qualité hautement professionnel de leur produit.

Le livre magique de Crmc/Fss


Le premier dessin animé 100% béninois

A l’instar du fameux dessin animé africain « Kirikou », le livre magique en est également un. Réalisé par le Centre de réalisation de matériels de communication de la Faculté des sciences et de la santé (Crmc/Fss), « le Livre Magique » est une série de dessins animés. Totalement tournée au Bénin avec une équipe de dessinateurs de presses de bandes dessinés et d’illustrateurs de livres pour enfants béninois, le film dure cinq minutes et correspond à plus de 1700 dessins réalisés à la main, puis animés et coloriés dans un logiciel d’animation. Les voix, bruitages, montage et effets spéciaux ont finalisé une histoire cohérente. Ces dessinateurs, graphistes et caricaturistes ont suivi huit stages échelonnés sur trois ans qui s’est attelé à la création de ce premier dessin animé. Parmi eux, nous pouvons noter Constant Tonakpa, Lenfan Claudio, Hector Sonon, Paul Dossou Kpitimè etc. L’idée de base du film était de reprendre la suite des aventures d’Anna et Basile, personnages ayant déjà vécu des vies antérieures, a confié Roger Boni, le porte-parole des réalisateurs. Tous ceux-ci se sont regroupés dans un studio de production de dessins animés dénommé ‘’Afrique Arts Troons’’. C’est une équipe bien formée, compétente et imaginative qui l’a accompagnée. Ce film est sorti officiellement il y a quelques mois et projeté au Centre culturel français de Cotonou. Il est réalisé dans le cadre de la campagne de sensibilisation à la scolarisation des filles. En effet, Le livre magique est l’histoire cette jeune fille qui vend des pommes fruits dans un village. Un jour, elle croise sur son chemin, un livre lumineux dure de couverture. Curieuse, elle ouvre ceci et un génie commence par lui parler jusqu’à l’orienter vers l’école. Signalons que l’équipe de réalisation a besoin du soutien financier pour pouvoir encore travailler sur la suite de cette série. ‘’Répondre aux besoins de la politique sanitaire du Bénin ; concevoir, réaliser, tester sur le terrain et finaliser des documents pour des cibles définies ; donner un appui aux organisations internationales et non gouvernementales œuvrant pour la santé et former toute personne à l’utilisation des documents et des supports produits’’ spécialement tels sont les objectifs que s’est assigné le Centre de réalisation de matériels de communication de la Faculté des sciences et santé (Crmc/Fss).

6ème édition du festival Quintessence

Le film « Daratt » décroche le plus grand prix

Du 08 au 13 janvier 2008, Ouidah, ville culturelle du Bénin a vibré aux couleurs du 7ème art, dénommé festival international de film de Ouidah, (Quintessence). L’événement était à sa sixième édition. Le film Daratt a reçu le plus grand prix du festival. Six autres prix ont été décernés dans différentes catégories. Au total, plus de vingt pays d’Afrique, d’Europe et de L’Amérique étaient en compétition.

« Python royal », c’est le titre du prix qui a été décerné au film long métrage « Daratt » du réalisateur tchadien Mahamat-Saley Haroun. C’est le plus grand prix du festival Quintessence. Ce prix est primé par un jury international. Le prix « Python Pygmé » du court métrage est revenu au film « La citerne »du réalisateur tunisien Lassaad Oueslati. Le jury de cette catégorie est composé par les élèves des écoles de Ouidah. Le film « La couleur du sacrifice » du belge Mourad Boucif a reçu le prix « Python Papou » de la catégorie documentaire. Le prix « Python Children » qui est celui du public est décerné au film « Teranga blues » du réalisateurs sénégalais Moussa Sene Absa. Le prix « Python à tête noire » est attribué au film « Sentence criminelle » du réalisateur camerounais Victor Onana. C’est le prix du meilleur scénario remis par un jury international. Le film court métrage « Fleuve Niger se meurt » du réalisateur nigérien Aborak Kandine Adam a reçu la mention spéciale. Le prix spécial est attribué à la réalisatrice scénariste Isabelle Boni-Claverie. L’immigration, la vengeance, la guerre des gangs et l’abandon de la richesse naturelle sont les principaux sujets abordés par ces films lauréats. En général, tous les films sélectionnés traitent d’importants sujets relatifs aux maux du siècle tels que : l’eau, la guerre (liberté et respect des droits de l’homme), le sida. Le Bénin, le Togo, le Burkina-Faso, la Guinée, la Républiquela Côte-d’Ivoire, la France, la Tunisie, l’Espagne, le Gabon, la Suisse, le Cameroun, le Niger, le Maroc, le Vénézuéla, la Belgique sont entre autres les pays qui sont représentés aussi bien par les films que par les réalisateurs. Au total, une soixantaine de films ont été projetée sur treize lieux de projections des villes ciblées notamment Ouidah, Cotonou et Porto-Novo. Plusieurs ateliers sur l’écriture de scénario et documentaire, la comédie et l’actorat et le master class meublé les formations de Quintessence 2008. Plusieurs réalisateurs et comédiens étaient présents. Nous pouvons citer notamment Moussa Sene Absa du Sénégal, Victor Onana du Cameroun, Carlos Féo du Vénézuela, les béninois Claude Balogoun, Bonaventure Assogba, Jemima Catrayé, et les comédiens acteurs Tella Kpomahou, béninoise résidant en France, Tola Koukoui pour ne citer que ceux-là. Les ateliers sur l’écriture de documentaire et scénario, l’actorat et la comédie et le master class l’innovation de cette édition ont édifié le festival. démocratique du Congo, le Sénégal, le Tchad,

Jean Odoutan, éternel délégué de Quintessence

Qui osait croire que notre ami, compatriote, réalisateur, comédien, musicien et délégué Jean Odoutan allait laisser son festival pour quelqu’un d’autre. Il était dépassé par l’organisation de Quintessence 2007 avec son équipe d’organisation qui n’était composé essentiellement que de jeunes inexpérimentés, qui n’étaient pas à la hauteur des tâches confiés à eux et auxquels il prêtait de l’aide. Il n’avait qu’à exprimer des excuses de cette manière désinvolte. Il manquait aussi de moyens financier. Quintessence 2008 a bénéficié de l’aide du Projet de soutien aux initiatives culturelles décentralisées (Psicd-Bénin) d’un montant total de 30 millions de francs CFA. Une somme importante qu’il n’a peut être pas reçu depuis l’organisation de son festival d’une seule structure. C’était l’occasion pour Jean de reconduire son cher festival. Et nous le savons et le connaissons, Jean a un rythme continu animé d’une mégalomanie. Voyez un festival où on écrit sur tout et partout « Festival Quintessence, délégué général : Jean Odoutan », ce qui ne se fait nulle part ailleurs. Du début jusqu’à la fin du festival, il était resté toujours souriant. En définitive, cette édition était un succès pour Jean Odoutan.

Synopsis des films lauréats

Daratt : A Quinze ans, Atim part à la recherche de celui qui a tué son père. Il y a bien longtemps… Il arrive à N’djamena, la capital du Tchad, et mène son enquête…L’assassin est aujourd’hui rangé : c’est un sexagénaire, patron d’une petite boulangerie. Atim retrouve ses traces. Il arrive même à se faire embaucher comme apprenti dans la boulangerie. Une étrnage relation se tisse entre les deux hommes…

La Citerne : Tous les matins, deux hommes se retrouvent face à face autour d’une citerne. Et la bagarre se déclenche pour quelques gouttes d’eau…

Teranga Blues : Madike Diop, alias Dick, est expulsé de Paris et débarque à l’aéroport Léopold Sédar Senghor menottes aux poignets, escortés par deux policiers français qui le laisse à la police sénégalaise. Il a honte et un sentiment de violence. Un vieil ami d’enfance le met à l’aise et l’intègre à son groupe qui fait du trafic d’arme. Dick a beaucoup d’argent et ne se prive de rien. Mais la voie qui a choisie n’est pas la meilleure…

Couleur du sacrifice : Elle donne la parole à ces hommes venus d’ailleurs qui, pour la plupart enrôlés de force, ont joué un rôle crucial dans la seconde guerre mondiale et notamment lors de la libération. Ignorés de manuels scolaires et écartés de grandes commémorations « Spectacles », ils cherchent aujourd’hui à faire exister cette page occultée de l’histoire. Malgré les mépris et injustices criardes, ces hommes qui ont fait l’histoire nous offre une belle leçon de l’humanité….

Sentence criminelle : Sam, 20 ans, est fiancé à Ismaël, un jeune footballeur. Les deux filent le parfait amour jusqu’au jour où Snake, voyou du quartier, les rencontre. Elle lui plaît et la veut absolument dans son lit. Après plusieurs tentatives vaines, il décide de lui donner une leçon.

Le fleuve Niger se meurt : L’histoire d’Alfari habitant au bord du fleuve Niger s’emballe progressivement à cause du changement climatique. Il a dû renoncer à vivre de la pêche et se converti en jardinier, se battant contre les hippopotames qui dévastent ses cultures.

« Je vais à l'école"


Un film émouvant et sensibilisateur

Une salle d'attente, deux chambres d'action et de résultat ont planté le décor. "Je vais à l'école" est le tout premier film réalisé par les stagiaires de "72 chrono" de la première édition des Rencontres de cinéma et de la télévision de Lomé (Recitel), dirigé par le français Alexandre Cartigny. Accrochés et suspendus aux champs d'action, rythmé de dialogues, nous sommes loin de penser à la problématique du film. Kodjo s'est rendu chez le docteur Camara très tôt pour savoir le résultat de son test de dépistage du sida. Mais le résultat est-il positif? Un flash-back nous montre que Kodjo et sa chérie avaient fait un pacte. Ceci était exigé par sa chérie. "Je t'aime tellement que je ne peux vivre sans toi" dixit la chérie. "Faisons un pacte, par ceci, nous sommes unis pour la vie" a-t-elle soutenu. Le pacte a-t-il eu lieu ou non? La réalisation à travers des images claires et nettes nous sensibilise qu'il y a plusieurs manières d'attraper le sida. Le titre "Je vais à l'école" est très pensif et éducateur car l'école ici, c'est le bureau du Docteur Camara qui, par des conseils soutient Kodjo. Pendant cinq minutes, trois acteurs: Aimé Batacheti (Kodjo), Aougah Tanya (Chérie) et Djibril Camara (Dr Camara) ont informé et sensibilisé sur le Vih sida. Ce film est projeté à la clôture des formations des Recitel de Togo. Les qualités d'audition et d'image peuvent valoir des prix aux festivals de films internationaux. L'équipe de réalisation est constituée entre autres de Agbago Clément, Mensah Djenvoé, Sidibé Alassane, Daouda Arial, Atakui Marc, Miliat Buary.

Quintessence 2007

Le Belge Marion Hänsel remporte le trophée "Python royal"

Commencée depuis le samedi 06 janvier 2007, la 5ème édition du festival international du film de Ouidah dénommée"Quintessence" a pris fin le mercredi 10 janvier 2006. Au total, une trentaine de films étaient en compétition dans les catégories longs-métrages, courts-métrages et documentaires. Au finish, le béninois Francis Zossou, Pascal Oboblo de Trinidad, l'espagnole Javier Fesser, la congolaise Zeka Laplaine ont réçu des trophées et le belge Marion Hänsel part avec le plus grand prix du festival.

"Si le vent soulève le sable les sables", tel est le titre du film long-métrage du belge Marion Hänsel qui lui a valu le "python royal", le plus grand prix du festial Quintessence 2007. Ce réalisateur est primé par un jury international présidé par le comédien-réalisateur français Richard Bohringer. Le trophée "Python papou" est attribué au réalisateur Pascal Obolo de Trinidad avec son film documentaire Calypso@dirty Jim's. Le réalisateur béninois Francis Zossou a réçu le trophée"Python children" décerné par le public avec son film "Héritages-la sorcière". Le trophée "Python pygmé" de la catégorie court-métrage est revenu à l'espagnole Javier Fesser avec son film "Binta et la grande idée". Celui du "Python à tête noire" de la catégorie meilleur scénario a été remporté par Zéka Laplaine avec son film "Kinshasa Palace".Enfin, le prix Henry Duparc créé cette année et qui recompense le meilleur film de comédie est attribué aux co-réalisateurs Marc Picavez et Massaer Dieng avec leur film "Bul Déconne!". Plusieurs autres films ont réçu des mentions, notamment "Congo river" du belge Thierry Michel, "Be Kunko" du guinéen Cheik Fantamady Camara et "juste un peu d'amour" de la béninoise Jémina Catrayé.

L'édition qui a posé de Problème

La 5ème édition du festival international du film de Ouidah, dénommé "Quintessence" 2007, comparativement aux années antérieures, a connu quelques problèmes sur le plan organisationnel. D'abord, les trophées n'ont pas pu être fabriqués pour des raisons techniques. Ensuite, les conditions d'hébergement et de restauration des festivaliers en formation ont été très critiques. Enfin, les réalisateurs n'ont pas réçu les trophées en mains. Le délégué général Jean Odoutan a reconnu les insuffisances liées à l'organisation de Quintessence 2007. Ce qui l'a même poussé à lancer un appel de candidature à son poste, histoire de donner l'occasion à d'autres de prendre en mains le Festival. Signalons qu'il y a aussi une très faible médiatisation du Festival.

Festival international et compétition de films de Belgique

Séraphin Zounyekpe grand lauréat de film documentaire

Séraphin Zounyekpe, c’est le nom du compatriote béninois, lauréat de la catégorie documentaire du festival international et compétition pour des films d’une minute de Gent de Belgique tenu courant novembre dans la capitale Belge. Ce festival a duré trois jours et a réuni 29 pays du monde entier dont cinq d’Afrique notamment, le Maroc, Mali, Sénégal, Burkina-Faso, le Bénin et la Côte d’Ivoire. Mille quatre cent films enregistrés au départ, cinq cent ont été présélectionnés dans les catégories de l’art, la narration, le documentaire, le portrait l’animation et les effets visuels. Au finish quatre vingt dix films ont été retenus. Dans la catégorie de notre compatriote Séraphin Zounyekpe qu’est le documentaire dix films étaient en compétition dont trois pour la Hollande, deux pour la Roumanie et un chacun pour le Bénin, le Sénégal, la Slovaquie et le Burkina - Faso en qualité de cadreur. Le film est téléchargeable sur le site du festival www.théoneminutes.be. A la tranchée du jury, le Bénin vient en tête suivi de la Roumanie et du Sénégal. Le film est intitulé « Sous le Pont ». En effet, c’est l’histoire d’un vieil qui s’est logé sous le pont de Dantokpa pendant une vingtaine d’années. Le premier prix équivaut à un trophée et une caméra numérique HD. Tous les films nominés à ce festival seront également présentés à une manifestation culturelle à Beijing en Chine en prélude au Jeux Olympiques de 2008. Photographe, cadreur et réalisateur, Séraphin Zounyekpe a déjà participé au Festival International de films de Berlin en Allemagne 2006.

Religion traditionnelle au Bénin


« Gambada », le véritable socle de tous les vodouns

Dans les religions Vodoun au Bénin il en existe un, dénommé « Gambada ». Au vu et à l’entendement des gens, c’est le plus redoutable. Générateur de puissance à tous les vodouns, Gambada est miséricordieux. Nous avons poussé notre curiosité pour en savoir plus. Nous sommes partis à Ouidah, la capitale culturelle du Bénin pour rencontrer les initiés de ce vodoun, en l’occurrence le Chef suprême du Conseil de l’ordre du vodoun Gambada au Bénin, Zanzan Zinho Klèdjè et autres adeptes. Ils nous ont raconté l’histoire de ce vodoun, sa manifestation et qui en sont les initiés.

Chaque fois qu’on entend parler du Vodoun Gambada, on a peur. On ne sait pas de quoi il est capable. Mais, on sait qu’il est le plus dangereux. Son nom suffit pour terroriser. Quelle est cette puissance que les hommes fuient pour vivre sans problème. Pour Zanzan Zinho Klèdjè, grand chef du Conseil de l’ordre du vodoun Gambada au Bénin, l’origine de ce Vodoun date de longues années. « Il est comme tous les vodouns qui se nourrissent du colas, en l’occurrence le « Mami » et le « thron ». « Ce sont nos grands-parents qui l’ont acheté au Ghana dans le temps, pour lutter contre les sorciers et régler à leur manière les problèmes de litige. Arrivé au Bénin pour la première fois, il est accueilli à Tokpa Daho, dans la commune de Sègbohouè. Celui qui l’avait amené s’appelle Koudagban, fils de Sodogandji, chef suprême du Vodoun « Hêbiosso », dieu de la foudre à Ouidah. Il l’adorait pour avoir des enfants parce qu’il n’en avait pas. Il l’appelait étymologiquement « Dan Bada », c’est-à-dire un esprit de serpent à trois têtes. Dans la langue Mina, on l’appelle « Kambada ». Au fil des années, les prononciations l’ont dénaturées en « Gambada ». C’est à travers ces termes que le prêtre et grand chef du Conseil de l’ordre du Vodoun Gambada au Bénin, nous fait la genèse et l’origine de cette religion.

Manifestation de Gambada

Très généreux et très puissant, il nourrit tous les vodouns. « Il fait beaucoup de bien à ceux qui se confient à lui pour avoir la protection. Une femme qui n’a pas d’enfant peut se confier à lui. Elle l’aura au plus dans dix mois. Le Vodoun guérit les maladies mentales. Il sert de ferme-camp aux footballeurs. Il purifie l’homme du mauvais sort », a cité Zanzan Zinho, parlant des bienfaits de ce Vodoun. « Mais, les grands-parents l’utilisaient pour renvoyer en exil, recommander à quelqu’un de se tuer et pour prendre la femme d’autrui » a précisé le grand chef. « Si tu t’accroches à ce Vodoun les sorciers ne pourront jamais t’atteindre, plus, ils te fuiront partout. Tous les vodouns utilisent une partie de sa puissance » a confié Sanvi, un initié et serviteur de Zanzan Zinho. De nos jours, les prêtres refusent de pratiquer le Vodoun sous l’angle négatif, comme le faisaient les grands parents. Pour les nouveaux prêtres de la génération moderne, ce vodoun est honnête et qu’on lui soit réciproquement. « Pour avoir la puissance au même titre que les grands parents, il faut faire le carême pendant quarante et un jours sans se laver », a rappelé le grand chef. Le Vodoun Gambada est représenté par les objets tels que la queue du cheval, la poudre, le sifflet, du parfum, de la bougie. Les temples du Vodoun Gambada sont repartis sur tout le territoire national. Chaque département a un leader. Le président de tous les leaders est le sieur Zanzan Zinho Klèdjè. Il est intronisé par le roi Dagbo Hounon. A la fin de chaque année, tous les leaders vont à la forêt rencontrer l’esprit du Vodoun pour renforcer les puissances de chaque temple. Le jour de repos du Vodoun est le lundi. Comme les musulmans, les adeptes de ce vodoun font leur messe les vendredis de 10h à 14h. « Blékété » et « Dodohoun » sont les rythmes qui sont chantés pour louer et remercier le Vodoun.

Qui sont les initiés ?

Ils sont de toute religion « Le Vodoun accepte tout le monde. Il exige l’honnêteté de ses adeptes. Il faut respecter ses préceptes tels que l’interdiction de manger la viande du porc, de la pâte d’hier, l’haricot rouge pour ne citer que celles-là », a expliqué l’initié artiste musicien Andoche Adjovi. Pour lui faire des sacrifices, on appelle son esprit et il demande des animaux comme le buffle, le bœuf, la poule, le canard … », a-t-il renseigné.

Préparation artisanale du sel à Djegbadji

Une activité à promouvoir

Djêgbadji est le nom du village où se pratique l’activité de la préparation artisanale du sel. L’extraction salinière reste la chasse gardée des femmes. Mais si celles- ci semblent être bien rémunérées par cette activité, elles sont cependant confrontées à beaucoup de difficultés surtout pendant la période de crue où tout le village flotte sur l’eau.

Situé à 48 km de Cotonou, un arrondissement de la commune de Ouidah, département de l’Atlantique, Djêgbadji est un village au trésor salinier inépuisable avec un sol scintillant, offrant une ambiance de gaîté. La préparation du sel est une activité qui se pratique tous les jours sauf le 6e jour. Pour obtenir le sel, les pratiquants de l’activité raclent les surfaces blanches scintillantes du sol qu’elles mettent dans des grands paniers. Une fois le sable dans le panier, une bassine d’eau recueillie des cours d’eau environnants sera versée à petit coup sur le sable salinier. Ensuite, au moyen d’un tuyau enfoncé dans le sable vers le bas du panier, l’eau aspergée sur le sable salinier est aspirée de la matière. Après avoir filtré l’eau, des femmes se servent des noix de palme pour connaître le degré de salinité de l’eau filtrée. Si les noix de palme flottent à la surface de l’eau, c’est qu’elle contient une forte quantité de sel, mais dans le cas contraire où ceux-ci se posent au fond de l’eau, cela veut dire que la salinité est faible et que le sel qui en serait extrait sera de mauvaise qualité. Le liquide filtré est mis sur un grand feu de bois qui donnera des cristaux de sel trois heures d’horloge environ après l’évaporation de l’eau salée.

Tous les acteurs y trouvent leur compte

70 kg de sel sont préparés par jour avec 6 grandes bassines d’eau. Pour avoir 70 kg de sel par jour, les salinières commencent leur activité à 6 heures du matin pour terminer vers 18h 30mn, l’heure à laquelle les rayons du soleil commencent à céder place à l’obscurité. Au village Djêgbadji, le kilogramme de sel se vend à 200F . Mais la grande clientèle reste les revendeuses des grands marchés de Ouidah et de Cotonou. Ainsi, elles cèdent la bassine de 35 kg à 4000F70 kg de sel par jour, elle réalise un bénéfice tournant autour de 8.000F. Les meilleurs bénéfices se réalisent les jours du marché kpassè, un village voisin, où la vente se déroule dans une ambiance particulièrement joyeuse. Le sel provenant de ce village est d’une source naturelle, ne provoquant pas le goître contrairement aux sels industriels qui ne contiennent pas d’iode. Mais bien que cela marche, il y a des problèmes qui gisent en dessous de cette activité. CFA. La commercialisation est aussi bénéfique. Pour celle qui vend

L’impact de la crue

En effet, nombreux sont les problèmes auxquels sont confrontées les travailleuses de sel. Non seulement, elles sont obligées de cesser leur activité pendant la période de crue où tout le village est inondé et les difficultés à se procurer le bois de chauffage au cours de la période où l’activité bat son plein sont énormes. Mais, il y a également des difficultés sanitaires qui jalonnent tous les jours la vie de ces femmes exposées au prime abord aux effets du feu sur leur santé. Il y a aussi le sel qui leur cause aussi des picotements sur la peau.

Sos

Il importe aujourd’hui que des aides soient portées à ces femmes pour les conditions de travail, difficile. Il faut ensuite une assistance sanitaire pour ces femmes, en les amenant à organiser de façon technique cette activité. Enfin, les autorités sont interpellées à s’impliquer dans cette activité pour annoncer le développement de ce village, surtout quand on sait que le pays se trouve en voie d’émergence où les pouvoirs doivent être laissés aux Communes pour qu’elles se prennent en charge.